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Le Conseil national adopte le budget primitif

Mis à jour le 16/12/2016 à 05:03 Publié le 16/12/2016 à 05:02
Dernière séance, hier soir, au Conseil national, pour clôturer une année politique pleine de rebondissements.

Dernière séance, hier soir, au Conseil national, pour clôturer une année politique pleine de rebondissements. Cyril Dodergny

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Le Conseil national adopte le budget primitif

Malgré dix votes « contre » des élus des oppositions, le budget primitif de l'Etat pour 2017 a été validé hier soir dans l'hémicycle, présentant un excédent évalué à 7,1 millions d'euros

Treize voix pour, dix voix contre, une abstention. La majorité pour, les oppositions contre. Scénario du dénouement, hier soir, des séances publiques du Conseil national pour le vote du budget primitif de l'État de l'année 2 017. Un texte adopté à la majorité malgré un nombre inhabituellement élevé de voix « contre ».

Remerciant les élus qui ont voté en faveur du texte, le ministre d'État a d'ailleurs dit ne pas comprendre la « tonalité catastrophique » de ceux qui ont voté contre (Bernard Pasquier, Jean-François Robillon, Jean-Louis Grinda, Eric Elena, Béatrice Fresko-Rolfo, Laurent Nouvion, Christian Barilaro, Jacques Rit, Claude Boisson et Alain Ficini).

« Regardez ce qui se passe ailleurs, des montagnes de dettes, une croissance atonique. Nous sommes le contraire et nous devons nous en réjouir ».

Inquiétude sur les jeux de table

Principale préoccupation dans les interventions des élus hier soir, la question des Jeux de table dans les casinos de la SBM. Une trentaine de salariés des Jeux avaient d'ailleurs pris place dans les rangs publics de l'hémicycle (du coup, pour une fois, pleins), alertés par des propos du ministre d'État quant à la fin annoncée des jeux de table en Principauté. Sur ce point, Serge Telle a précisé sur le siège, hier soir, que son discours avait été mal perçu et qu'il ne reflétait pas cette volonté.

« Il paraît difficile d'espérer des résultats quand on est persuadé qu'il n'y a plus d'espoir. Les casinos de Monte-Carlo pourraient attirer les plus grands joueurs de la planète. Le cœur de la SBM peut continuer à battre fort et longtemps si ceux qui en ont la charge se donnent la peine d'y croire » lui souffle, quand même, Jean-Michel Cucchi. Avant qu'Eric Elena (Renaissance), conseille au ministre d'Etat de consulter les résultats des jeux de table du week-end dernier pour se faire une idée de leur manne.

Autre rengaine des discours, le rachat signé du port de Vintimille, que les élus ont appris par communiqué au cours de cette semaine de débats.

« Le Conseil national compte pour du beurre »

Pour Bernard Pasquier (UM), « le passage en force sur ce dossier montre une fois de plus que le Conseil national compte pour du beurre. Nous n'en voulons pas au gouvernement car nous avons l'impression que sur certains dossiers il compte aussi pour du beurre ». Et justifiant son vote contre, il lance : « le Conseil national vote, année après année, un budget qui ne respecte pas notre constitution. Comme j'aimerais qu'il y ait un peu plus de courage dans cet hémicycle ».

Bilan de ces débats, si le vice-président Marc Burini y a vu « une volonté de travailler ensemble » entre Conseil national et gouvernement, Béatrice Fresko-Rolfo (HM), elle juge que « trop d'interrogations sans réponse, trop de non-dits et de silence » l'ont amené à voter contre.

Jean-Charles Allavena, lui, regrette les digressions trop fréquentes sur l'examen du budget qui repoussent la fin des séances publiques au milieu de la nuit. « Il y a du sens à parler publiquement de ces sujets, mais quels rapports avec le budget » questionne l'élu qui plaide pour revoir la méthodologie de ces séances.

Cette ultime veillée de 2 016 a marqué aussi la fin d'une année mouvementée dans l'hémicycle avec un changement de présidence et des inimitiés entre élus qui transpirent aux recoins de nombre d'interventions.

Votant « contre » ce budget, l'ancien président Laurent Nouvion (HM) a reproché au gouvernement une dépense trop importante des deniers de l'État. « Ce budget 2 017 aurait dû être substantiellement excédentaire si de vrais arbitrages avaient été faits. L'État dépense trop, hypothèque les années qui viennent en oubliant sciemment de faire des réserves ».

Plus philosophe, le président Christophe Steiner, en concluant les débats, a fait montre de vouloir ménager la chèvre et le chou. « Notre devoir est d'aboutir à la conciliation de tous les avantages, en excluant tous les inconvénients, ce qui n'est rien de plus que la recherche de la raison. C'est ce que nous avons tenté d'atteindre lors de l'examen de ce budget. Bien sûr, il y a toujours moyen de faire mieux, mais ayons l'objectivité de reconnaître les avancées que nous avons obtenues ».


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