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Le 69e festival de musique se met sur son trente-et-un

Mis à jour le 25/07/2018 à 05:16 Publié le 25/07/2018 à 05:16
De gauche à droite et de haut en bas : la violoniste Janine Jansen, le contre-ténor Philippe Jaroussky et le pianiste Piotr Anderszewski.	(DR)

Le 69e festival de musique se met sur son trente-et-un

Tout se prépare pour que la série des concerts qui commence samedi soit la plus belle possible

Plus que trois jours et les mélomanes graviront à nouveau les marches du Parvis Saint-Michel vers leur Graal annuel : les concerts du festival. On le sait, quand les attentes sont longues, ce sont les derniers jours qui sont les plus impatients. On n'en peut plus ! Vivement samedi !

Pour beaucoup, le festival rythme la vie comme une fête annuelle. On attend les concerts depuis des semaines - depuis que le programme a été révélé. On s'est procuré les billets. On en rêve à l'avance.

À Menton, on est rarement déçu ! Dans un pays où tant de collectivités ont diminué leurs dotations financières au niveau de la culture, la ville de Menton a poursuivi son effort. Elle tient à protéger l'excellence de la manifestation. Le directeur Paul-Emmanuel Thomas n'a raté aucun de ses festivals. On pourrait même dire aucun de ses concerts. Alors, on a confiance. On y va les yeux fermés - mais les oreilles grand ouvertes ! Côté coulisses, on procède aux derniers ajustements. Le soixante-neuvième festival se met sur son trente-et-un.

Le 28 juillet Philippe Jaroussky. C'est la star des contre-ténors. Il est la musique même. Sa personnalité rayonne au-delà même du répertoire baroque. Il chantera toute une série d'airs d'opéras d'Haendel, entrera dans la peau de héros mythiques, de guerriers antiques, comme cela se faisait dans ces œuvres du XVIIIe.

Le 29 juillet, ce sera Bertrand Chamayou, l'un des pianistes vedettes français actuels.

Il parcourra le marathon des douze « Études transcendantes » de Liszt, lesquelles constituent l'un des recueils d'écueils techniques les plus fous de toute l'histoire de la musique de piano.

Le 31 juillet, on aura devant nous un chef d'orchestre baroque dont on connaît les attaches mentonnaises et qui est respecté urbi et orbi : Christophe Rousset. Il nous fera entendre l'opéra de Purcell « Didon et Enée » dont l'air ultime (la mort de Didon) est l'un des plus purs joyaux de l'histoire de la musique.

Le 2 août, dialogue au sommet entre deux jeunes géants du violoncelle et du piano, l'Allemand Daniel Müller-Schott et le pianiste Nicholas Angelich. Des œuvres majeures de Beethoven, Schumann, Brahms seront au programme.

Le 3 août, l'un des pianistes les plus impressionnants de la scène internationale, Piotr Anderszewski. Apprêtez-vous à avoir le frisson au long des trente-trois « Variations » de Beethoven !

Que dire de la violoniste Janine Jansen qui produira le 4 août ? Qu'elle est l'une des vedettes de la scène internationale. Et que le charme de son regard ne fait qu'ajouter à la magie de son archet.

Le 6 août, aura lieu la soirée « originale » annuelle du festival. On se souvient que, les années précédentes, on avait eu droit à une soirée humour, une soirée magie, une soirée tango. Cette année, la soirée sera jazz. Et c'est le Yaron Herman Trio qui sera en scène.

Une violoniste star peut en cacher une autre. Nous avions Janine Jansen le 6 août, nous aurons Isabelle Faust le 8. Des fans peuvent parcourir des centaines de kilomètres et franchir des frontières pour venir entendre cette artiste. Simplement, elle ne sera pas seule. Elle sera entourée d'« amis ». « Isabelle Faust and friends » est-il marqué sur l'affiche ! Non, pas les amis de Facebook, mais ses vrais amis de la scène musicale avec lesquelles elle jouera cette œuvre frémissante que sont le « Quartettsatz » ou l'Octuor de Schubert.

Le 10 août, on entendra l'une des femmes pianistes devant lesquelles on doit s'incliner avec respect, la russe Elisabeth Leonskaïa. Elle jouera la 2ème. sonate de Schumann puis ce concerto de chambre qu'est le sublime Quintette de Schumann.

Arrivera enfin le concert Beethoven du 11 août. Celui-ci était attendu depuis trois ans. C'est en effet en 2015 que le festival de Menton a entrepris l'audition intégrale des concertos pour piano et orchestre de Beethoven avec le pianiste allemand Lars Vogt et l'orchestre Royal Northern Sinfonia. Nous arrivons cette année au bout de cette intégrale avec le cinquième et dernier concerto de Beethoven - celui qui est surnommé l'« Empereur ». Le titre contient en lui-même une idée d'apothéose. Ce sera le final du festival.

Une fois que l'Empereur sera passé à Menton, il nous restera à attendre une nouvelle échéance : le soixante-dixième festival.

Mais on n'en est pas encore là !


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