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Laurent Puons : On a encore une marge de progression

Mis à jour le 22/06/2019 à 10:08 Publié le 22/06/2019 à 10:08
Laurent Puons (à gauche) a pu compter sur l’appui du souverain.

Laurent Puons : On a encore une marge de progression

Au terme de l’événement dédié aux séries télévisées et documentaires, son organisateur se félicite d’avoir haussé la barre grâce à un casting d’enfer et planche déjà sur les 60 ans en 2020

À la tête de Monaco Mediax depuis 2012, société organisatrice du Festival de télévision (FTV) de Monte-Carlo, Laurent Puons n’a jamais caché son ambition de faire du rendez-vous de la petite lucarne « le pendant du Festival de Cannes pour les séries TV ».

Si la ferveur populaire autour du Grimaldi Forum n’est pas comparable à l’effervescence de la Croisette, ce sont tout de même 7 000 personnes, à la louche, qui ont assisté à l’édition 2019. Un beau succès populaire auquel le casting de luxe n’est certainement pas étranger. D’autant que, contrairement à Cannes, les stars sont au contact direct de leurs fans sur le tapis rouge.

Idem pour les journalistes même si, plus le casting est prestigieux, plus les rendez-vous individuels se font rares, au profit de conférences de presse. Tant qu’elles sont du niveau de la master-class de Michael Douglas (lire nos éditions du 18 juin)

Quand la réalité rattrape la fiction

« Le Festival a encore pris une dimension supérieure cette année. C’est une manifestation qui compte vraiment pour l’image, la notoriété et les retombées économiques de Monaco, se réjouit le vice-président délégué du FTV, Laurent Puons. Nous avons accueilli des médias de grande qualité et j’ai même croisé des personnes qui venaient du Canada ou de Luxembourg. »

En dehors des fidèles chasseurs d’autographes, on se bousculait parfois derrière les barrières du tapis rouge, notamment pour les cérémonies d’ouverture et de clôture, ou encore le happening à l’occasion des 20 ans de Bob L’éponge.

Un événement qui a permis d’élargir le prisme du Festival car, par l’intermédiaire de ce programme jeunesse mondialement connu, c’est une cause chère au prince Albert II, la protection des océans, qui a été mise en valeur grâce à un partenariat entre la Fondation du souverain et la Fondation Princesse-Grace USA, en présence de l’ambassadrice de Monaco aux États-Unis, Maguy Maccario.

« Ce genre d’événements colle tout à fait avec le contenu du Festival, qui est parfois résumé à la fiction et au glamour mais propose aussi des documentaires de très grande qualité dans la catégorie actualité », justifie Laurent Puons.

« Le challenge me plaît »

La preuve, cette année, avec la diffusion en avant-première mondiale, toujours grâce au partenariat avec la Fondation Princesse Grace USA, d’Apollo : Missions to the Moon. Ou l’histoire de la conquête spatiale durant la Guerre froide. Remarquable production diffusée par National Geographic.

« L’an dernier, on m’avait dit que c’était la meilleure édition et je pense que le niveau a été élevé cette année, c’est un véritable succès », s’enorgueillit Laurent Puons, sans s’endormir sur ses lauriers. « Je suis persuadé que nous avons une marge de progression encore très importante et c’est un challenge qui me plaît. »

Un organisateur déjà prêt à remonter sur le ring en 2020, année qui marquera le 60e anniversaire du FTV. « J’ai la chance d’être très bien entouré, d’avoir une super équipe, ce qui m’a permis depuis quelque temps déjà de commencer à travailler sur cette 60e édition. »

Seule certitude, le format restera le même, « mais on fera en sorte de proposer au moins la même chose en termes d’événements spéciaux et on espère faire encore mieux au niveau du casting. » En cela, la présence cette année de Jessica Alba, Patricia Arquette, Rob Lowe, Richard Madden… et surtout Michael Douglas, pourrait créer un appel d’air salutaire.

Fidèle à son ADN de pionnier, le Festival a en tout cas pris le virage de son temps en charmant les nouveaux canaux de distribution que sont les Netflix ou Amazon. Sans souffrir de la concurrence, y compris locale avec la création, voilà deux ans, de « Canneseries ». « Notre format est clair, ce n’est pas un marché mais une plateforme de communication avec les plus grands studios, chaînes de télévision et plateformes digitales. Il y a suffisamment de séries produites aujourd’hui pour permettre à différents festivals de se développer. Et, nous, on est sur la bonne route. »


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