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Laurent Nouvion

Il était très impatient d'en découdre, hier matin.

Arnault Cohen Publié le 12/03/2016 à 05:05, mis à jour le 12/03/2016 à 05:05

Il était très impatient d'en découdre, hier matin. De répondre aux attaques. De sortir du silence après avoir encaissé des coups durant des semaines. Et singulièrement hier matin, dans une tribune publiée dans nos colonnes, signée par son vice-président, Christophe Steiner, et quatre autres ténors de la majorité Horizon Monaco. Sa famille politique. Celle qui a permis à Laurent Nouvion de devenir président du Conseil national en 2013.

Au moment d'entrer dans l'ascenseur qui allait le conduire au troisième étage du siège de Nice-Matin, Laurent Nouvion, très remonté, taclait déjà les auteurs de la tribune, qualifiant ce texte de « bouillie pour chats » - « Et encore, je ne suis pas très gentil avec les chats », dira-t-il un peu plus tard -, jugeant avec sévérité un texte « creux » qui démontre un « manque de courage politique ».

Puis, avant même d'être interrogé sur la crise politique qui agite sa majorité, Laurent Nouvion a décoché ses premières flèches. Dès la première minute de l'interview : « Il n'est pas question, pour moi et pour les légitimistes que je représente, de toucher au système institutionnel. Cette tendance est en train de se développer dangereusement, y compris au sein de la Haute assemblée et dans la tribune que j'ai lue dans vos colonnes. Il faut conserver cet équilibre institutionnel. »

 

Pendant plus d'une heure, Laurent Nouvion, en renard politique, a distillé petites phrases assassines et commentaires acerbes à l'égard de ses ex-amis d'Horizon Monaco, et dénoncé - sans prononcer le mot - un complot dont il serait la victime. « On organise mon procès politique », estime-t-il.

Il a aussi lancé un appel au dialogue aux frondeurs, dont il est peu évident qu'il sera entendu. Il a enfin assuré être « serein », avoir « la conscience tranquille, contrairement à ceux qui signent des tribunes contre moi ».

En un mot, Laurent Nouvion est passé à l'offensive. Il a maintenant un mois et demi pour tenter de convaincre les élus de le replacer à la tête du Conseil national.

Offre numérique MM+

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