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Laurent : Je veux qu'il arrête

Mis à jour le 03/01/2019 à 05:38 Publié le 24/12/2018 à 05:38
Laurent Bousca, place Garibaldi, où il a retrouvé ses amis de jeunesse : « On peut en tirer du positif. » 	(Ph. Christophe Cirone)

Laurent : Je veux qu'il arrête

C'est le portrait de Thomas Bidart adolescent, paru dans nos éditions du 6 février dernier, qui a créé le déclic pour Laurent Bousca.

C'est le portrait de Thomas Bidart adolescent, paru dans nos éditions du 6 février dernier, qui a créé le déclic pour Laurent Bousca. « Quand j'ai vu son visage dans Nice-Matin, je me suis dit : "P..., moi aussi !" Je suis entré en contact avec lui. Et j'ai déposé plainte le 18 février. »

à 44 ans, Laurent Bascou est l'aîné de la bande d'amis reformée. Etabli à Roquebrune-Cap-Martin, travaillant dans l'hôtellerie à Monaco, il a vécu près de trente ans en occultant l'agression qu'il dénonce. « Mariage, un enfant, divorce... La vie d'un adulte de 40 ans », sourit-il. Un parcours classique après un épisode qui l'est beaucoup moins.

« ça s'est passé en Suisse, à Grächen. J'avais 15 ans. On était quatre en bas, quatre en haut. En pleine nuit, il s'est mis à califourchon derrière moi. Il a commencé à caresser le torse, descendre sa main dans le caleçon. Je me suis contracté pour qu'il sente qu'il y avait une réaction... Et il a continué. Son sexe était en érection. Quand tu es gamin, tu te dis : "Qu'est-ce qui se passe ?" à l'époque, on ne parlait pas de pédophilie. Même nous, ados, on n'en a pas parlé. »

Laurent range la scène « dans un tiroir au fond de [s]a mémoire. » Mais parvenu à l'âge adulte, quand il va au parc avec son fils ado, il « ne le lâche pas des yeux. » Après ses révélations, son fils, ses propres parents lui demandent pourquoi il n'a rien dit à l'époque. « Je ne le sais toujours pas », s'excuse Laurent, désemparé.

Il assure ne rien avoir contre le père Schoepff. « Je m'en fous un peu... Ce que je veux, c'est qu'il arrête. Que tous les ados qui ont subi une agression ou un harcèlement de la part d'un prêtre, d'un prof ou d'un mono, n'aient plus peur de parler. Et que cela ne les ronge pas toute leur vie. »


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