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"L’année 2018 passée a été particulièrement difficile" déclare le patron de la Sûreté publique de Monaco au cours de la cérémonie de vœux

Mis à jour le 23/01/2019 à 09:12 Publié le 23/01/2019 à 08:50
Le prince Albert II a assisté aux vœux du patron de la police.

Le prince Albert II a assisté aux vœux du patron de la police. Cyril Dodergny

"L’année 2018 passée a été particulièrement difficile" déclare le patron de la Sûreté publique de Monaco au cours de la cérémonie de vœux

L’année qui vient de s’achever aura été particulièrement difficile pour la Sûreté publique qui, en plus des crises sociétales environnantes, a vu deux fonctionnaires inculpés en novembre

"L’année passée a été particulièrement difficile." C’est avec cette brève phrase que Richard Marangoni a entamé son discours, ce mardi, devant le Souverain et l’ensemble des représentants des institutions publiques, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux de la Sûreté publique.

2018 a notamment été secouée par l’inculpation de Christophe Haget, patron de la police judiciaire et son adjoint Patrick Fusari, dans le cadre de l’affaire qui oppose Dmitri Rybolovlev et son marchand d’art Yves Bouvier.

Par ailleurs, samedi dernier, le décès tragique d’un policier de 36 ans a plongé l’ensemble des fonctionnaires dans l’effroi.

Pourtant, le directeur de la Sûreté publique veut poursuivre la ligne droite qu’il insuffle.

"La sécurité est le ciment de ce pays"

"Nous nous devons d’être en permanence à la hauteur de la considération que vous nous portez, lance-t-il à l’adresse du prince Albert II. La sécurité est le ciment de ce pays qui permet à 137 nationalités de vivre en paix." Une sécurité qui "participe à la prospérité de la principauté" et à la "qualité de vie des résidents."

Vivre tranquilles, c’est effectivement ce à quoi aspirent les Monégasques, les résidents, les actifs de la Principauté et les touristes. Et avec deux voitures volées en 2018, ce sont presque deux exceptions qui confirment la règle.

Équilibre très fragile

Mais pour Richard Marangoni, "la sécurité est le gage de relations sociales équilibrées et apaisées", "le garant d’un projet d’avenir commun où chacun a sa place." Mais "l’équilibre est extrêmement fragile". Alors que la France et plusieurs pays d’Europe vivent des crises sociales et économiques profondes, Monaco doit trouver la voie.

"Dans un monde toujours plus connecté, en perte de valeurs, de repères, la mission sécuritaire est chaque jour plus difficile à effectuer. Dans un monde toujours plus inquiétant, où le terrorisme demeure une préoccupation internationale majeure, où la criminalité organisée s’avère toujours plus prégnante, la principauté ne peut s’imaginer être à l’abri de tout. Dans un monde où le policier est toujours mal considéré et, pire encore, est devenu une cible, le respect de l’uniforme, de la loi, s’estompe lentement mais sûrement."

"Notre institution est injustement attaquée"

Dans ce contexte, Monaco reste un îlot protégé, entre autres en raison du nombre de fonctionnaires - 554 femmes et hommes - et par les moyens matériels qui sont accordés à la police. Richard Marangoni a ainsi salué le travail de l’ensemble du personnel placé sous son autorité qui "s’investit sans compter, souvent au détriment de leur vie familiale, avec le souci du devoir accompli et de la volonté de servir."

Ceux qui passent "près de trente ans de [leur] vie ensemble" ont des liens forts, presque familiales. Et Richard Marangoni, tel un chef de famille, sollicite la "farouche détermination de chacun quand notre institution est injustement attaquée."

Cette union, il la veut aussi sous-tendue par l’"attachement viscéral" au Souverain monégasque.

J.D.
« Ce bilan est celui d’un corps loyal et dévoué », a confié Richard Marangoni au prince Albert II, au ministre d’État, Serge Telle, et au conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur, Patrice Cellario.
« Ce bilan est celui d’un corps loyal et dévoué », a confié Richard Marangoni au prince Albert II, au ministre d’État, Serge Telle, et au conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur, Patrice Cellario. Cyril Dodergny

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