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Lacassagne : ils ne veulent pas de fusion avec Marseille

Mis à jour le 05/03/2016 à 05:12 Publié le 05/03/2016 à 05:12
Les salariés de Lacassagne, solidaires avant la manifestation prévue pour le 9 mars.

Les salariés de Lacassagne, solidaires avant la manifestation prévue pour le 9 mars. J. S. Gino-Antomarchi

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Lacassagne : ils ne veulent pas de fusion avec Marseille

Les salariés du centre anticancer niçois multiplient les actions pour éviter la fusion avec l'institut Paoli-Calmettes, initiée par Unicancer. Ils manifesteront lors du CA délocalisé à la préfecture, le 9 mars

Le conseil d'administration du 9 mars est délocalisé à la préfecture, c'est l'aveu déclaré qu'Unicancer ne veut pas être confronté au personnel du centre Antoine Lacassagne »… Il faut dire que le dit personnel est remonté. Sans ambiguïtés, les salariés disent « non » à la fusion annoncée entre le CAL et l'institut Paoli-Calmettes à Marseille.

Déjà des fusions en France

Le 11 avril 2011, les centres de lutte contre le cancer, CLCC, et leur fédération lançaient officiellement le groupe Unicancer, à Paris.

Depuis cette date, certains CLCC ont déjà fusionné, notamment à Paris et dans l'Ouest de la France… Ce qui, selon l'intersyndicale de Lacassagne est une raison supplémentaire pour refuser « que la même chose arrive ici ». « Ces deux fusions ont débouché pour l'une à 6 millions d'euros de déficit, pour l'autre à un plan social de 90 personnes », lâche Maurice Bacconin, délégué syndical CGT et administrateur, à une partie des salariés, réunis jeudi en assemblée générale.

Une AG pour préparer la manifestation prévue devant la préfecture, le jour du conseil d'administration, dont le président est le préfet des Alpes-Maritimes.

« Le 9 mars, nous aurons l'occasion unique de faire reculer Unicancer. Leur seul but est de faire tomber le statut des centres anticancer pour en faire du privé à but lucratif. Avec les dangers que l'on connaît en terme de personnel, mais aussi pour nos patients », lâche de son côté Denis Fayard, administrateur CGT. Le syndicat FO, certes minoritaire au CAL, se joint à la protestation. Son représentant, Christian Armando, renchérit :

« Le 9 mars, il faudra être nombreux pour se faire entendre ».

La direction du centre Antoine Lacassagne, ainsi que la quasi-totalité des membres du conseil d'administration, ont également pris position contre ce regroupement avec l'institut marseillais. « C'est la première fois que la CGT se retrouve, sans ambiguïté, du côté de la direction. Il est clair que ce que l'on nous propose, ce n'est pas une fusion, mais d'être absorbé par Marseille », précise encore Maurice Bacconin.

Concrètement, l'intersyndicale s'inquiète de voir tomber les accords d'entreprises, au gré de la fusion. Mais, elle pointe aussi les dangers en terme de mobilité du personnel, tout comme les risques de licenciement. L'intersyndicale tire également la sonnette d'alarme financière : « Le déficit cumulé de tous les CLCC est de 15 millions d'euros, et ce n'est pas grand-chose en regard du travail réalisé pour le bien de la population.

Les fusions réalisées n'ont jamais réduit les déficits, bien au contraire, la fusion Nantes-Angers a fait exploser celui des deux centres », rappelle la CGT.

Ciotti écrit à Touraine

Dans ce combat, le CAL a a obtenu le soutien d'Eric Ciotti. Le député, président du conseil départemental, tous comme les salariés, s'interroge sur l'intérêt réel tant économique que médical d'un tel projet. Il a écrit à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. « Le projet ainsi proposé consisterait à fusionner les deux établissements en une seule entité, disposant de deux sites distants de près de 200 km, dans le seul objectif de dégager des économies d'échelle dont l'effectivité n'est à ce jour, pas démontrée ». Eric Ciotti informe la ministre de son opposition à la fusion, à ce stade, et lui demande d'engager « une médiation personnelle afin de suspendre sans délai le processus engagé et privilégier la recherche de solutions de rapprochement équilibré entre les établissements des Alpes-Maritimes, parmi lesquels Lacassagne constitue une référence ».

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