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La voix du prince Albert

Mis à jour le 29/12/2017 à 05:02 Publié le 29/12/2017 à 05:02
Le souverain aux commandes du Yersin et des Explorations de Monaco.

Le souverain aux commandes du Yersin et des Explorations de Monaco. Monaco Explorations

La voix du prince Albert

Le souverain a beaucoup voyagé en 2017. En sa qualité de chef d'État, bien sûr, en participant notamment à l'assemblée générale des Nations Unies, ou en lançant les Explorations de Monaco

Il a ça dans le sang. Le souverain a hérité ce goût prononcé pour les expéditions scientifiques à travers le monde de son trisaïeul le prince Albert Ier. Il est d'ailleurs le seul chef d'État en exercice à pouvoir se targuer d'avoir foulé les deux pôles, Nord et Sud. C'était avant son avènement. Depuis douze ans qu'il est au pouvoir, le prince Albert II a dû refréner ses envies d'ailleurs. Jusqu'en 2017.

Le jeudi 27 juillet, à 22 h, le Yersin, un navire scientifique hautement équipé, quittait le port de Monaco sous la bannière « Monaco Explorations ». C'était le point de départ d'un périple scientifique sur les mers du globe prévu pour durer trois ans. Le principe voulu par le souverain et orchestré avec ses partenaires (Fondation Prince Albert II, Centre scientifique de Monaco, Institut océanographique, gouvernement princier et Yacht-club) est simple : mener des études dans différents endroits du globe, en collaboration avec des scientifiques des pays concernés, dans le but de contribuer à la protection de l'environnement et des espèces menacées. Des études qui n'auraient pu être menées sans l'aide de cette plateforme scientifique monégasque.

A Madère

Le 27 juillet, donc, le Yersin met le cap sur la Macaronésie, précisément Madère et Cabo Verde, pour mener sa première mission. Sous la direction de Pierre Gilles, expert de l'Institut océanographique de Monaco, le navire scientifique naviguera pendant trois mois dans l'archipel.

Du 15 août au 15 septembre, le Yersin et ses équipes ont sillonné l'archipel de Madère, menant différentes études destinées notamment à protéger le phoque moine, une espèce en voie de disparition. Le prince Albert II a d'ailleurs passé trois jours avec les scientifiques. Il a eu la chance inouïe de voir deux phoques moines, depuis la terre ferme, et a plongé pour aller visiter des grottes dans lesquelles ces espèces se reproduisent où se reposent.

« Il y a ici entre 40 et 44 phoques moines, explique Pierre Gilles. Le reste de la population, entre 400 et 700 individus, se trouve au Maroc, en Mauritanie et en Grèce. C'est l'espèce la plus menacée au monde. Débuter les Explorations de Monaco ici était donc une évidence. »

Concrètement, les équipes du Yersin ont exploré la grande île de l'archipel et ses grottes, aériennes et sous-marines, qui servent d'hébergement et de site de reproduction aux phoques moines. « Nous sommes ensuite montés vers le nord de l'archipel pour recenser de nouvelles grottes, explique Pierre Gilles. Il fallait un navire comme le Yersin pour y parvenir. »

Au Cabo Verde

Après un mois passé à Madère, le Yersin a navigué, du 15 septembre au 2 octobre, dans les eaux du Cabo Verde (l'ex-Cap-Vert). Plusieurs opérations ont été réalisées, dont l'étude de la tarente géante, le lézard endémique de l'île de Branco, et la recherche de traces éventuelles d'un autre lézard, disparu cette fois-ci, le scinque géant, que le prince Albert Ier avait ramené à Monaco, provenant de cette même île un siècle plus tôt. L'un d'eux a d'ailleurs été offert à cette occasion au président du Cabo Verde, Jorge Carlos Fonseca, par le prince Albert II.

Les équipes de scientifiques ont aussi travaillé sur les tortues de et les requins Boa Vista.

Sans les équipes des Explorations de Monaco, toutes ces études n'auraient jamais pu être réalisées pendant ces 53 jours en Macaronésie.

Dans la foulée, le Yersin a traversé l'Atlantique pour rejoindre la Martinique. La deuxième mission, qui vient de démarrer, se poursuit en janvier.


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