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La vague de froid fait aussi frissonner les plantes rares

Mis à jour le 02/03/2018 à 05:03 Publié le 02/03/2018 à 05:03
Au jardin du Val Rahmeh, 4 cm de neige ont recouvert les plantes. Près de 20% d'entre elles risquent d'être partiellement brûlées. Le site n'a pas connu une telle vague de froid depuis trente ans.

Au jardin du Val Rahmeh, 4 cm de neige ont recouvert les plantes. Près de 20% d'entre elles risquent d'être partiellement brûlées. Le site n'a pas connu une telle vague de froid depuis trente ans. Christophe Joulin

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La vague de froid fait aussi frissonner les plantes rares

Dans les jardins de Menton, certaines essences subtropicales ont été partiellement brûlées par la neige. Les dégâts ne seront visibles que dans un mois. Les spécialistes restent confiants

Menton, ma ville est un jardin… presque gelé ! Depuis lundi, la vague de froid inédite s'est accompagnée d'épisodes de neige, lesquels ont fragilisé les plantes rares. Et particulièrement les essences subtropicales du jardin du Val Rahmeh. « Nous ne nous attendions pas à avoir 4 cm de neige», confirme Christophe Joulin, responsable du site. Avec - 2 degrés affichés au thermomètre, le jardin n'a pas connu une telle vague de froid depuis près de trente ans. « Du coup, nous n'étions pas préparés et nous avons des craintes pour les mois à venir. Heureusement, nous n'avons pas franchi le seuil de - 5 degrés, lequel aurait été fatal pour certaines essences.»

Près de 20% des plantes risquent tout de même d'être partiellement brûlées à cause de la neige, restée sur les feuilles plus de 24 heures. Plants rares du Mexique, d'Amérique centrale, d'Inde occidentale, des Canaries, du Brésil et de Colombie... leur feuillage a subi des dommages, difficiles à évaluer pour l'heure.

Attendre un redoux

Certaines plantes ont - quant à elles - souffert du poids des flocons, à l'instar des oliviers, des fougères arborescentes ou encore des Tithonia. «Mais cela ne veut pas dire que les plantes impactées sont mortes. Il va falloir attendre un redoux. Puis, d'ici avril, nous verrons si elles repoussent.»

Christophe Joulin se veut rassurant. Car Dame Nature a des ressources. « Nous connaissons les capacités de régénération du jardin. De plus, les sujets qui pourraient malheureusement disparaître seront - pour certains - retrouvés grâce à la coopération internationale entre les jardins botaniques. »

D'autant que quelques plants fragiles ont pu être protégés grâce à un voile hivernal comme le frangipanier, le litchi et le manguier.

Le directeur des parcs et jardins de Menton, Franck Roturier, adopte la même philosophie concernant les jardins municipaux Serre de la Madone et Maria Serena. Espaces verts également fournis en espèces exotiques rares. « Les végétaux acclimatés sont certes issus de pays tropicaux mais ils ont déjà subi des températures plus fraîches que celles de leur lieu d'origine. Elles ont une certaine résistance face à ces épisodes de froid, réguliers dans l'histoire.»

« Tout dépend de leur résistance »

Et si certains végétaux venaient à périr au terme de ce phénomène, c'est que leur santé était déjà fragile avant la vague de froid. « Il suffit qu'ils aient été malades ou affaiblis dans l'année pour que la pellicule de glace qui s'est formée sous la neige leur soit fatale. Tout dépend de leur résistance. »

Pour le responsable, il est important de relativiser la situation. Les plantes du jardin Serre de la Madone ont déjà supporté des froids bien plus vigoureux à Menton comme celui de 1956. Quant à Maria Serena, les températures y sont plus douces qui sur les hauteurs de la ville.

La ville a choisi les espèces prioritaires à préserver. Seules quelques-unes d'entre elles, comme le Pandanus, ont été couvertes d'un voile d'hivernage dès la première neige.

Il faudra donc attendre le printemps pour évaluer les conséquences réelles du «Moscou-Paris». Mais vu le dérèglement climatique, Franck Roturier se questionne sur le degré de protection à accorder à cette flore: « N'est-ce pas plutôt à la végétation d'évoluer ? Même ni nous sommes là pour l'accompagner.»

Car une plante survit surtout lorsqu'elle parvient à s'adapter.


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