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La Tunisie veut favoriser l'investissement monégasque

Mis à jour le 08/07/2017 à 05:17 Publié le 08/07/2017 à 05:17
« Nous voulons aujourd'hui faire de la Tunisie une plate-forme d'investissements », avance le vice-président de l'Union tunisienne de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat, Samir Majoul.

La Tunisie veut favoriser l'investissement monégasque

À Tunis, la commission mixte monégasco-tunisienne a été l'occasion d'échanges économiques pendant 24 heures pour des entrepreneurs de la place invités par le Monaco Economic Board

Tunis. 37 degrés à l'ombre. Dans la capitale de la Tunisie, le business se fait, sans se presser. Et à l'ombre. En bureau climatisé de préférence.

L'Union tunisienne de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat est de ceux-là. Leur siège national, tour de verre ultra-moderne au cœur de la ville, a accueilli hier matin le forum économique tuniso-monégasque. Un forum pour raviver « les liens d'affaires tissés entre nos deux pays depuis 1999 », a rappelé le président de Monaco Economic Board, Michel Dotta, qui a conduit une délégation de 35 personnes pour cette mission économique express en Tunisie.

Un rendez-vous planifié en parallèle avec la venue de Gilles Tonelli, conseiller de gouvernement pour les Relations Extérieures, pour la commission mixte monégasco-tunisienne, qui s'est félicité « de l'ouverture, du développement et du renforcement » des liens entre Monaco et la Tunisie.

Transformer le capital sympathie

C'était tout l'objet de la mission préparée par le Monaco Economic Board : favoriser le dialogue économique entre les deux pays. Depuis plusieurs années, une vingtaine d'entrepreneurs monégasques ont mis le cap vers l'autre rive de la Méditerranée pour s'implanter en Tunisie. Mais il n'y avait plus eu de visite économique à Tunis depuis 2008.

« Nous voulons transformer le capital sympathie entre nos deux pays en opportunités de croisements d'intérêts économiques », a souligné Abdellatif Hamem, secrétaire d'état auprès du ministre du Commerce et de l'industrie. « Vous manquez de territoires à Monaco, nous avons la place et l'expertise » ajoute-t-il. Listant pèle mêle, les domaines de l'environnement, des énergies renouvelables, les technologies info/com, l'éducation, la santé, l'industrie technologique pour de possibles installations.

Un inventaire à la Prévert pour un pays en reconstruction qui fait les yeux de Chimène au rocher monégasque, qu'il verrait bien se prolonger sur ses contrées. « Notre pays est dans une transition démocratique, avec une nouvelle constitution et un gouvernement d'union nationale. Après la révolution, les troubles politiques, la menace terroriste, les prémices d'une relance économique sont bien réels », a lancé au parterre des décideurs économiques Samir Majoul, vice-président de UTICA. « Nous voulons aujourd'hui faire de la Tunisie une plate-forme d'investissements ». Et la récente réforme votée en avril sur les mesures sur la loi d'investissements dans le pays, assouplissant les procédures, confirme cette volonté.

À une heure quinze de vol de la Principauté, en connexion avec les grands ports de la Méditerranée et avec des espaces de développements conséquents, la Tunisie, qui affiche une croissance à la hausse de 2,5 % cette année, a de quoi séduire les investisseurs. Encore faut-il confirmer l'essai d'un gouvernement solide et d'une situation politique stable.

En guise d'engagement, Michel Dotta et Samir Majouli ont signé un accord de coopération économique entre le MEB et UTICA. Comme le premier pas d'une amitié renforcée.


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