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La transition numérique en ordre de marche à Monaco

Mis à jour le 14/02/2020 à 08:31 Publié le 14/02/2020 à 08:31
Apprendre la programmation informatique à tous les élèves de Monaco, depuis la rentrée, fait partie d'une des actions phares de la transition numérique dans le pays.

Apprendre la programmation informatique à tous les élèves de Monaco, depuis la rentrée, fait partie d'une des actions phares de la transition numérique dans le pays. Photo archives Jean-François Ottonello

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La transition numérique en ordre de marche à Monaco

Lancé en avril 2019, le projet "Extend Monaco", englobant la transition numérique nationale, vient de livrer ses premiers résultats. Entre méfiance et besoins nécessaires à l’évolution du pays

Il y a eu la grande soirée de lancement du 30 avril dernier, les annonces, les promesses… Neuf mois après, le temps de gestation nécessaire, Frédéric Genta, délégué interministériel en charge de la transition numérique, a choisi de dresser, hier, un premier bilan du projet baptisé "Extended Monaco", maturé depuis son entrée en fonction il y a deux ans.

Il y a dix ans, l’attractivité était le mot-valise, leitmotiv des actions et des communications du gouvernement. Aujourd’hui, le numérique sur toutes les lèvres. "L’une des quatre priorités du pays pour l’année 2020", a promis le Ministre d’État lors de ses vœux. Au délégué interministériel de mettre en musique la partition, "en étant ambitieux sur l’humain et sur l’économie", souligne Frédéric Genta, porte-voix d’un domaine qui suscite régulièrement hostilité et réticences en matière de changement de paradigme, de protection de l’humain et de l’environnement.

Pour autant, pour lui, la page numérique est bien lancée et en cours d’écriture. "Nous avons un bon niveau budgétaire pour embrasser le monde numérique qui est irrémédiable et qui écrira notre avenir."

"Nous rattrapons notre retard"

Satisfecit en haut de sa liste: d’abord, le fait que Monaco a gagné 100 places dans le classement de l’ONU sur les États connectés. "Nous restons en dessous de la moyenne européenne, mais nous avons rattrapé notre retard. » Jusqu’à devenir précurseur: les cours de programmation promis à tous les élèves scolarisés en Principauté ont démarré depuis la rentrée. « Quand j’ai dit ça à des dirigeants de la Silicon Valley, ils n’en revenaient pas. C’est une première mondiale."

Autre intégration du monde numérique, le déploiement de téléservices qui faisaient défaut dans les démarches administratives. Environ 33 % des procédures en ligne ont été intégrées, dont certaines fortement plébiscitées.

En ligne de mire de la trentaine d’actions menées au cours de l’année 2019 : rendre Monaco attractif dans le monde du numérique. Et en infuser l’économie.

En Principauté, l’économie numérique est estimée à 826 millions d’euros, en croissance de 27% entre 2013 et 2018. Pour Frédéric Genta, il s’agit de faire encore mieux pour drainer de l’activité peu impactante en termes de mètres carrés et d’environnement, mais pouvant brasser des milliers d’euros.

L’une des portes d’entrée, ce sont des levées de fonds numériques (ICO) utilisant la blockchain pour valoriser des projets. En somme, une équipe présente un projet à un comité, qui sélectionne les plus pertinents pour le compte du Ministre d’État. Ce dernier valide ensuite ces dossiers qui peuvent lancer leur levée de fonds auprès des entreprises et du grand public pour financer les actions.

En avril 2019, Frédéric Genta misait sur une dizaine d’entreprises de ce type en Principauté qui pourraient s’installer chaque année en Principauté et créer de l’emploi. La première est la société Icebreaker du cinéaste Luc Jacquet. Trois ou quatre autres sont déjà demandeuses. Mais pour l’heure, un vote de plusieurs textes législatifs est attendu pour asseoir le procédé.

Cloud et fibre en d’année

"Nous voulons nous inscrire dans la durée. La vraie transformation arrive maintenant pour les prochaines années", assure Frédéric Genta.

En ligne de mire, la mise en place d’un cloud souverain et sécurisé pour stocker les données personnelles électroniques d’ici la fin de l’année, géré par une société en cours de création. "Son effet devrait se voir dans un an, c’est comme un immeuble, on ne voit pas le résultat tout de suite mais on construit les fondations."

Pour utiliser ces nouveaux réseaux, des offres de fibre optique pour la couverture internet devraient éclore fin 2020.

Concernant la qualité de vie, le portail santé, dont le lancement a été décalé "car nous n’étions pas à 1.000% sûrs de sa sécurité", devrait aussi voir le jour en fin d’année.

Il permettra de prendre rendez-vous chez les médecins et gérer son carnet de santé virtuel.

Dans le milieu scolaire, la rentrée 2020 devrait être marquée par la distribution de tablettes numériques à tous les collégiens pour remplacer leurs manuels.

Il avoue que c’est sûrement un des sujets les plus compliqués qu’il ait eu à gérer depuis sa prise de fonctions. L’été dernier, le gouvernement avait pris le pari de faire rouler une navette autonome en Principauté.

Le petit minibus a tourné, en haute saison, dans les rues de Monaco-ville, transportant principalement des touristes. Une première dans le pays, dopée par la technologie de la 5G, qui servait d’étendard à la transition numérique en termes de mobilité.

Six mois après, l’essai, jugé "concluant", n’a pourtant pas été transformé. "La navette n’a tué personne. Même pas un pigeon", glisse en souriant Frédéric Genta.

"Ça a forcé les différents services à s’organiser. On a appris en termes de résistance, de technologie, ce que peut nous apporter la 5G", souligne-t-il, précisant que de nouvelles tentatives, plus avancées, pourraient intervenir en 2021.

Le test un temps envisagé au Larvotto à l’automne dernier, avait été annulé. "Pour l’instant, le fait que cette navette roule entre 15 et 20 km/h limite son utilisation sur notre territoire. Quand elle pourra atteindre 30 à 40 km/h, à ce moment, ça deviendra intéressant."


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