La Sûreté publique déménage vers Fontvieille

Les travaux de surélévation du bâtiment de la Condamine avaient déjà imposé l’installation provisoire d’une partie des équipes au stade Louis-II. Le reste des troupes va les rejoindre lundi.

CEDRIC VERANY Publié le 21/10/2022 à 11:44, mis à jour le 22/10/2022 à 11:36
Le site historique de la rue Suffren-Reymond sera pratiquement totalement deserté par les équipes jusqu’à décembre2023. Seul le centre de supervision et de commandement demeure sur place. (Photo Jean-François Ottonello)

Le deal de départ n’était pas celui-là. En raison des travaux de surélévation opérés sur le bâtiment historique de la Sureté publique rue Suffren-Reymond, une partie du personnel a trouvé refuge depuis plusieurs mois dans des bureaux réaménagés au sein du stade Louis-II.

Au départ, plusieurs services devaient rester sur le site de la Condamine et cohabiter avec les engins de chantier le temps des travaux. Au printemps dernier, le quotidien des équipes étant jugé compliqué dans une atmosphère de vibrations, de poussières et de marteaux-piqueurs, le gouvernement a fait le choix de faire pousser sur le parvis du stade Louis II, une structure provisoire de 2.500 mètres carrés pour y loger les équipes restées rue Suffren-Reymond.

Et ainsi libérer toutes les ailes ou presque du bâtiment pour accélérer le process de surélévation. Une variation dans le dossier provoquant une augmentation de 7 millions d’euros du projet, votée lors du dernier budget rectificatif.

Ce bâtiment éphémère désormais opérationnel à Fontvieille, le déménagement de plusieurs services - dont les cellules - doit démarrer ce vendredi matin et se poursuivre tout le week-end. Cheffe de la Division de l’Administration et la Formation à la Sureté publique, Audrey Corentin en explique les contours.

Ce déménagement de tous les services de la Sureté publique n’était pas prévu au départ du cahier des charges, il s’est imposé à cause des nuisances?

Le bâtiment provisoire à Fontvielle offrira aux personnels un cadre professionnel plus agréable, ainsi qu’aux administrés que l’on reçoit toute la journée. Et pour les équipes des Travaux publics, cela permet d’accélérer le chantier. Car en fonction des auditions ou des personnes en cellule, nous étions obligés de faire stopper les travaux trop bruyants ou trop impactants.

Une fois que le bâtiment sera vide de tout le personnel, cela permettra d’aller beaucoup plus vite et d’accélérer la cadence pour une livraison de notre nouveau bâtiment surélevé, espérée pour Noël 2023.

 

Donc toutes les équipes migrent vers Fontvieille…

Oui, à l’exception du centre de supervision et commandement opérationnel (CSCO) qui demeure sur place pour des raisons techniques, l’ensemble du bâtiment côté mer, dans lequel exerce toute la police judiciaire et toutes les entités délocalisées par rapport à leur division d’origine (la section contentieux judiciaires des transports, l’UPCV), partent s’installer dans le bâtiment provisoire au stade Louis-II.

Cela représente une centaine de personnes. La salle de garde et les cellules de rétention sont également transférées. C’est une très grosse logistique, mais si tout se passe bien, le bâtiment sera entièrement vidé le 26 octobre au soir, à l’exception du CSCO.

Vous allez œuvrer tout le week-end pour assurer une continuité des services?

En effet, le déménagement commence à 8 heures ce vendredi et se poursuivra jour et nuit jusqu’à dimanche soir. De manière à ce que les équipes recommencent leur travail dès lundi matin à 8h30 dans le bâtiment provisoire. Et que ce soit transparent pour les administrés à part un changement d’adresse. À partir de lundi, pour porter plainte ou traiter un contentieux, il faudra se rendre au 2 avenue Albert II.

Pour les équipes qui patrouillaient depuis le site de la rue Suffren-Reymond, ce déménagement implique une nouvelle organisation pour œuvrer depuis Fontvieille?

 

Ce qui change, ce sont les vestiaires qui descendent à Fontvieille. Les équipes prendront leur service dans le bâtiment provisoire du stade. Mais au niveau opérationnel, il n’y a strictement aucun changement. Ils vont continuer à patrouiller comme ils l’ont toujours fait que ce soit à pied, en moto, en vélo ou en voiture.

Le fait que le centre de supervision (ou sont répercutées toutes les caméras de surveillance du pays) demeure loin des locaux de Fontvieille induit un nouveau protocole dans vos méthodes de travail?

Non, l’équipe continue son travail sans impact. La seule différence est que, depuis le début des travaux et en raison des nuisances aux heures ouvrées, ils opèrent dans la journée depuis le Centre National de Gestion de Crise (CNGC) à Monaco-ville où sont remontés tous les reports de caméras, les connectiques, les alarmes, directement. Et la nuit les équipes prennent leur service au CSCO dans le bâtiment de la rue Suffren-Reymond.

 

Les équipes du bâtiment "Mer" ont bouclé leur carton pour une session déménagement condensée sur tout le week-end, avant d’accueillir à nouveau le public lundi matin à Fontvieille. (Photo Michael Alési/Dir’Com’).
Sur le toit du bâtiment "Montagne", les travaux de surélévation sont en pleine activité. (Photo Michael Alési/Dir’Com’).

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.