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La solidarité se poursuit pour Namaste au Népal

Mis à jour le 09/05/2017 à 09:57 Publié le 09/05/2017 à 05:08
Nancy Dotta, présidente fondatrice de Namaste depuis 2009, parmi les villageois dans la région de Rigaon, au Népal. A droite, de haut en bas : Jean-Marc Nowak a travaillé trois semaines en mars, avec des maçons, pour reconstruire des maisons. L'éducation : une priorité pour les Népalais et pour l'association Namasté. La longue chaîne de solidarité commence avec ces jeunes enfants qui, le soir après l'école, cassent les pierres pour en faire du gravier qui servir à construire des maisons en au béton.

Nancy Dotta, présidente fondatrice de Namaste depuis 2009, parmi les villageois dans la région de Rigaon, au Népal. A droite, de haut en bas : Jean-Marc Nowak a travaillé trois semaines en mars, avec des maçons, pour reconstruire des maisons. L'éducation : une priorité pour les Népalais et p... Photo DR

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La solidarité se poursuit pour Namaste au Népal

Après le séisme qui a fait plus de 8 000 morts en cette funeste journée du 25 avril 2015, Nancy Dotta, présidente de Namaste, continue de bénéficier de l'aide de l'alpiniste Jean-Marc Nowak

Ils reviennent tout juste du Népal et partagent sans relâche le souci d'aider les Népalais.

Nancy Dotta, présidente fondatrice de Namaste depuis 2009, et Jean-Marc Nowak, alpiniste et membre du conseil de l'association, continue d'œuvrer pour qu'enfin une page se tourne sur le drame du 25 avril 2015 qui a coûté, faut-il le rappeler, la vie à plus de 8 000 Népalais, dans un séisme de magnitude 7,9.

Après le triste bilan dans la région de Rigaon sur laquelle Namaste concentre ses efforts, il s'est agi de reconstruire les maisons et permettre de poursuivre les programmes éducatifs, tant pour les enfants que pour les femmes. Là-bas, 1 250 familles, soit 90 %, ont été victimes du séisme.

« La population s'est relevée avec courage et dignité, note Nancy Dotta. L'ensemble des classes de la nouvelle Highschool, notre projet « phare », partiellement détruite le lendemain même du séisme, ainsi qu'une école primaire, ont été rouvertes il y a quelques mois. » Durant un an et demi, quelque 400 jeunes suivaient les cours sous des tentes afin de ne pas sortir du système scolaire. Vingt mille euros ont été investis par Namaste pour retrouver des conditions d'accueil des élèves décentes. « En tout, les enfants n'auront dû arrêter l'école que deux mois », explique Jean-Marc Nowak.

"Aller voir sur place"

Chaque année, Nancy Dotta retourne dans la région méconnue de Rigaon composée de vingt-sept villages et situé à un jour et demi de Katmandou. Après un gros travail de construction que Jean-Marc Nowak a réalisé avec des maçons durant trois semaines, Nancy Dotta est venue resserrer les équipes et fédérer les projets en cours. « Il n'y a rien de mieux que d'aller voir sur place pour contrôler, voir et répondre à leurs besoins. »

Car si la générosité s'exprime spontanément juste après une catastrophe, il est beaucoup plus complexe d'aller jusqu'au bout de la reconstruction. « Comme dans tous les pays, il y a eu des promesses de dons. Mais sur les quatre milliards espérés, les Népalais n'ont eu que 2,7. »

Autre promesse, celle-ci venue du gouvernement népalais: « 3 000 euros par famille pour reconstruire une maison, souligne Jean-Marc Nowak. Mais il faut cinq à dix fois plus d'argent pour construire. Les matériaux sont chers, la main-d'œuvre est rare. »

Car le gouvernement exige maintenant des bâtiments antisismiques. Les fondations sont faîtes en béton, avec le gravier cassé par les enfants après l'école et les femmes. « Ce sont les femmes qui portent des sacs de 50 kg depuis la rivière d'où elles ont trois heures de marche pour arriver jusqu'au village, explique Jean-Marc Nowak. Elle tamise également le sable. » Leur salaire ? « Dix euros par jour. »

Ce travail de reconstruction est aujourd'hui encore loin d'être achevé. « Il va également falloir faire des citernes en béton », explique Jean-Marc Nowak.

Alors à chaque mission, Nancy Dotta explique combien elle remercie les donateurs qui lui ont permis de rassembler 150 000 euros en 2016. Avec une seule ligne de conduite : un euro donné, un euro dépensé pour le Népalais.

Photo DR

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