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La Principauté à travers les siècles au Musée des timbres

« Un jour, un musée » : c’est la série que nous vous proposons cette semaine. On débute avec le Musée des timbres et des monnaies, lieu chargé d’histoire et d’anecdotes

Romy Fuster Publié le 11/02/2019 à 10:09, mis à jour le 11/02/2019 à 10:09
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Difficile de ne pas être directement happé par l’important timbre de la princesse Grace, qui sublime toute la pièce et nous transporte des années en arrière. Bienvenue au Musée des timbres et des monnaies de Monaco, où les collections particulières du prince Rainier III, fondateur de ces lieux, y sont exposées.

Ici, les pièces de monnaie côtoient les timbres monégasques. Mais très vite, c’est une impressionnante machine rotative qui attire le regard. Il faut dire qu’à l’instar de Grace Kelly, elle domine toute la place. « Rotative taille douce 3 couleurs », peut-on lire. C’est sur cet engin qu’ont été imprimés une grande partie des timbres de Monaco, entre 1937 et 1990. Un véritable bijou historique.

Monaco à la belle époque

 

Plus loin, des pièces philatéliques rares de l’histoire postale de la Principauté, ainsi que tous les éléments ayant servi à imprimer les timbres, depuis 1885 - le premier était à l’effigie de Charles III -, jusqu’à nos jours, sont fièrement exposés. Anciens cachets d’oblitération (marque postale ou fiscale qui permet d’annuler la validité d’un timbre), modèles de découpage, coquille d’un cylindre après un chromage ou encore le cylindre complet… Toutes les étapes de fabrication y sont dévoilées. Plus loin, le visiteur peut observer des timbres de Monaco à la Belle époque. On y voit notamment la gare ferroviaire en son absence de tunnel, en 1910.

La monnaie dans tous ses états

La chronologie complète des monnaies depuis les années 1600 est ensuite étalée sur toute la longueur de la salle. Pièces en bronze, en nickel, en cuivre, en argent ou en or. Les variétés sont incalculables. Des pièces en or de 100 euros, en argent de 10 euros, mais aussi une pièce courante de deux euros, à l'effigie du prince Albert II, sont présentées. Les euros flirtent avec les francs.

Un balancier achève la visite. Celui-là même qui a servi à produire quantité de pièces en 1837 au Palais.

Nul doute que les numismates, philatéliques et autres curieux trouveront leur bonheur dans ce musée.

 

En 1640, lors d’un conflit avec la République de Gênes, le Prince de Monaco met en pratique son droit de frapper de la monnaie. Un atelier monétaire est alors créé au Palais à l’automne 1639 et confié au Génois Jérôme Morando.

Grâce à une ordonnance souveraine du 3 janvier 1640, cinq monnaies émises dans le système niçois voisin sont mises à la disposition de la population monégasque pour la fête de la Sainte-Dévote, le 27 janvier 1640. Cette première émission est brève, Morando quittant Monaco dès février 1640.

En 1640, Honoré II, Prince de Monaco, use de son droit régalien et fait battre monnaie à son effigie. Louis XIV, en octobre 1643, donne cours légal en France aux espèces en or et en argent qui sont frappées au Palais de Monaco.

Au XIXe siècle, les princes Charles III et Albert Ier font frapper à nouveau des monnaies en or.

Sous les règnes des princes Louis II et Rainier III, les émissions se multiplient et se diversifient en types et en valeurs. Les premières séries « Fleur de Coin » apparaissent en 1974, toujours en quantité limitée.

Les monnaies en euro du prince Albert II, comme celles de son père, depuis 2001, affirment avec force la souveraineté de la Principauté, bien au-delà des frontières.

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Depuis 1996, le musée accueille des collections uniques au monde.
Depuis 1996, le musée accueille des collections uniques au monde. Jean-François Ottonello.
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L’impressionnante machine rotative, qui occupe une grande partie de la pièce.
L’impressionnante machine rotative, qui occupe une grande partie de la pièce. R.F..
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