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La police mène campagne pour la qualité de vie à Monaco

Mis à jour le 07/10/2019 à 09:38 Publié le 07/10/2019 à 09:37
Vendredi, en fin de matinée, le contrôle fixe s’est déroulé sur l’avenue Princesse-Grace.

Vendredi, en fin de matinée, le contrôle fixe s’est déroulé sur l’avenue Princesse-Grace. Photo Jean-François Ottonello

La police mène campagne pour la qualité de vie à Monaco

La Sûreté publique multiplie actuellement les contrôles fixes pour réprimer les comportements dangereux et la pollution sonore. Objectif: marquer les esprits pour plus de tranquillité.

Qualité de vie encore et toujours. Alors que le gouvernement multiplie les annonces et attend beaucoup du développement de la Smart City et des applications mobiles pour décongestionner le trafic en Principauté, - un sujet épineux que les élus du Conseil national ne manqueront pas d’aborder, dès demain, lors des débats autour du budget rectificatif - la Sûreté publique mène actuellement une campagne de terrain relative à la tranquillité publique.

Débutées la semaine dernière, des opérations de contrôle sur des points fixes se poursuivent cette semaine. Vendredi matin, le commandant principal Fabien Vachetta, adjoint au chef de la police urbaine, encadrait ainsi un contrôle axé sur les nuisances sonores et excès de vitesse, mais pas seulement. "On se concentre également sur les conduites inadaptées des cyclistes parce qu’on a un développement des gens qui utilisent le vélo mais malheureusement s’affranchissent des règles."

"Dans 95 % des cas, ça se passe très bien"

Pour traquer les infractions ce vendredi au Larvotto, au carrefour du Maya Jah et de la Rose des Vents, six agents assermentés devant les tribunaux, dont deux fonctionnaires rodés à l’îlotage - puisque de la section de proximité de sécurisation (SPS) -, et deux éléments du peloton motocycliste mobilisés en cas de course-poursuite. « ça n’arrive quasiment jamais en Principauté où il y a très très peu de refus d’obtempérer. Dans 95 % des cas, ça se passe très bien », assure Fabien Vachetta. Un respect de l’uniforme constaté durant cette heure et demie de contrôle.

Sous la supervision de l’officier de quart, le major Christophe Betti, sont tour à tour invités à se ranger sur le bord de l’avenue Princesse-Grace, un couple de cyclistes, une dame sur un vélo à assistance électrique MonaBike, des motards, et quelques automobilistes, mais essentiellement des deux-roues.

Le premier avis de contravention ne tarde pas à tomber pour un conducteur de scooter. Son tort ? L’usure manifeste de son pneu arrière. Un pneu si lisse qu’impossible de le nier, ce qu’il ne fera pas du reste. "Au niveau de la police urbaine, on mène des campagnes de répression tout au long de l’année pour attirer l’attention sur certains comportements qui peuvent être accidentogènes", rappelle le commandant Vachetta.

En l’occurrence, ce pneu sans adhérence pourrait provoquer une chute et d’éventuels dommages collatéraux jusque sur la chaussée.

Et les antécédents existent sur cette longue ligne droite où les noctambules sont bien trop souvent tentés d’appuyer sur le champignon. À l’été 2017, un Britannique en état d’ébriété avait ainsi embarqué la terrasse du Song Qi au petit matin, heureusement sans faire de blessé.

"Nous avons différentes armes à notre disposition"

"On est là pour œuvrer pour le maintien de la qualité de vie, qui est à un niveau optimal en Principauté, et pour éviter que certaines nuisances quotidiennes y portent atteinte", insiste le commandant Vachetta, heureux de disposer de nouveaux moyens de dissuasion.

"Nous avons différentes armes à notre disposition puisque le législateur monégasque nous a dotés d’un arsenal qui nous est particulièrement utile." Ce fameux arsenal déployé pour contrer les débordements en marge du salon Top Marques et contenir les à-côtés du Grand Prix et du Grand Prix historique. "Les immobilisations ne peuvent pas excéder 24 heures, contre cinq jours pendant ces événements, mais sinon c’est le même dispositi".

Et les mêmes amendes. 1.000 euros, par exemple, en cas de grosse nuisance sonore considérée comme un délit.

Au bout d’une heure trente, vendredi, les policiers ont levé le camp sans avoir à déplorer d’excès de vitesse. Laissant à leurs collègues le soin de prendre le relais sur un autre secteur. "On est chaque jour sur le terrain. Au moins à quatre ou cinq reprises, de jour comme de nuit, en restant 1 h 30 à 2 heures sur place. On sillonne tout le territoire et les points fixes changent", révèle Fabien Vachetta. Un maillage préventif qui se poursuivra donc cette semaine. Avant le début d’une autre campagne.

Certaines préparations (bruyantes) de pots d’échappement sont dans le viseur de la police.
Certaines préparations (bruyantes) de pots d’échappement sont dans le viseur de la police. Photo Jean-François Ottonello

Vélos qui inquiètent et morsures qui se répètent

"Il y a certaines tendances en ce moment, note le commandant Vachetta. Comme quelques cas de morsures de chiens non tenus en laisse. On a eu des affaires relativement graves avec des morsures conséquentes, notamment sur des personnes âgées."

Après une campagne de prévention, l’heure est désormais à la verbalisation avec des amendes de 37,50 euros. Lors des contrôles routiers, les policiers gardent donc un œil sur la chaussée, d’autant que ces faits divers ne manquent pas d’alimenter les réseaux sociaux.


Les vélos sont également passés au crible pour deux raisons. L’utilisation par les plus jeunes des vélos à assistance électrique MonaBike, interdits aux moins de 16 ans, inquiètent particulièrement. "On a souvent des refus de priorité à piéton, des refus de céder le passage, des circulations en sens interdit, des non-respects de feux tricolores ou vitesses excessives.Cela conduit à des accidents comme très récemment place Sainte-Dévote."

De même, une recrudescence des vols de vélos est constatée en Principauté comme en France. Des deux-roues qui valent parfois 10.000 euros et dont les premières enquêtes ont mis au jour un trafic international avec des reventes en Afrique.

La pollution sonore, au-delà du contrôle des grosses cylindrées, se concentre régulièrement sur les chantiers. "On n’oublie pas tout ce qui est chantier concernant le respect des horaires, la verbalisation se fait aussi à hauteur de 300 euros, précise le commandant Vachetta. Le bilan est systématiquement transmis à la DPUM (Direction de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité) pour qu’ils puissent intervenir auprès des professionnels du secteur."

Les contrôles s’enchaînent de jour comme de nuit.
Les contrôles s’enchaînent de jour comme de nuit. Photo Jean-François Ottonello

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