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La plage du Monte-Carlo Beach protégée des coups de mer par une digue sous-marine

Mis à jour le 21/02/2020 à 07:12 Publié le 21/02/2020 à 07:11
Les travaux s'achèvent.

Les travaux s'achèvent. Photo Cyril Dodergny

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La plage du Monte-Carlo Beach protégée des coups de mer par une digue sous-marine

Les travaux s’achèvent pour créer un récifal visant à protéger la baie du club et de l’hôtel de la SBM à Roquebrune, régulièrement victimes d’importants coups de mer ces dernières années.

Habituée aux chantiers pharaoniques, la Société des Bains de Mer en clôture un ces jours-ci, pour tenter de dompter la Méditerranée.

Après avoir fait pousser des tours place du Casino, surélever l’hôtel de Paris ou rénover à l’identique les salons du Casino, le défi au Monte-Carlo Beach est de créer une digue sous-marine capable de bloquer les déferlantes marines, les jours de tempête, qui s’abattent sur le palace et le club de luxe. Et qui régulièrement, détruisent tout sur leur passage.

L’idée court depuis vingt ans pour protéger cette petite baie en territoire français, exploitée pour le tourisme balnéaire par la SBM depuis un accord conclu en 1880.

À cette époque, la baie du Beach est une longue parcelle ourlée de sable. Le club balnéaire est construit en 1928, l’hôtel en 1929.

Depuis les années 60, les équipes constatent une érosion du territoire. Un peu due aux évolutions climatiques.

Un peu à la presqu’île qui abrite aujourd’hui le Monte-Carlo Bay et le Sporting, qui a changé la variation des vagues venant s’échouer dans la baie. Ces dernières années, les coups de mer se sont faits réguliers. Le plus important en date: une vague de sept mètres qui à l’automne 2018 a rasé le restaurant "la Vigie".

Une ceinture en rochers de 100 mètres de long

"Il a fallu une quinzaine d’années de préparation pour réunir toutes les conditions imposées par la réglementation française afin d’obtenir les autorisations pour entamer les travaux" souligne Daniel Lambrecht, directeur immobilier de la SBM.

Content de voir s’achever les travaux de cette digue sous-marine, dont la forme et l’installation ont d’abord été testées en bassin dans une échelle réduite à Sophia Antipolis. Feu vert pour entamer le chantier en mars 2019. Avec l’objectif de le finir avant la saison l’an dernier.

Mais les 40 jours de mauvais temps cumulés ont décalé l’opération d’une année. C’est donc ces jours-ci que s’achève ce récifal placé à 100 mètres de la plage, hors de la zone de Posidonie, qui affleure à 50 centimètres sous le niveau de l’eau.

L’ouvrage, en forme de haricot, long de 100 mètres, large de 20 mètres et d’une hauteur de 8 mètres a été déposé sur un fond de sable. Il se compose de 40 000 tonnes de rochers naturels venus des carrières de La Turbie "que nous avons lavés avant pour éviter toute turbidité" et transportés par la mer depuis le port de Nice.

"Cette digue répond à notre souci d’une solution la plus écologique et la plus résistante possible. Les espèces qui vivent ici ont été recensées avant le début du chantier, et des plongeurs vérifient régulièrement qu’elles ne sont pas perturbées. Les résultats sont positifs et l’objectif est que la faune et la flore colonisent ce récifal dans cette baie que nous avons entièrement nettoyée des déchets lourds qui y étaient présents dans les travaux" continue Daniel Lambrecht.

Concomitamment, à terre, des pelleteuses commencent à enlever les blocs de béton placés en lisière de la plage pour les remplacer par une ceinture en rochers naturels, qui laissent l’eau s’infiltrer pour éviter les impacts des vagues, dont la force brisait régulièrement les ouvrages en béton. Cette étape a aussi permis à la SBM de remettre en état la plage publique de l’Arme, face au New Beach.

Une plage naturelle en 2021?

À la fin de ce chantier, l’heure sera ensuite à l’observation, pour savoir comme la digue sous-marine apprivoise les vagues. En janvier, à l’occasion de ses vœux à la presse, le président-délegué de la SBM, Jean-Luc Biamonti précisait ses intentions sur ce secteur.

"Nous allons voir maintenant comment ça va se passer avec cette digue jusqu’à l’hiver prochain. Si, comme nous l’espérons, la digue protège bien, nous pourrons rénover la plage du Monte-Carlo Beach. Ce n’est en effet pas nécessaire d’investir si la digue n’est pas efficace car tout est balayé par les vagues deux à trois fois par an ».

Ainsi, si l’ouvrage fonctionne, il permettra à l’horizon 2021, de créer une nouvelle plage naturelle en pente douce devant le club, composée de petits galets, comme dans les années 30.

Les caprices de la Méditerranée mêlés aux variations climatiques constatées ces dernières années ont nécessité d’agir à plusieurs endroits sur le littoral monégasque et dans les communes limitrophes.

À l’automne 2018, une tempête ravageait la plage du Larvotto, détruisant les équipements et inondant les commerces. Alors que le quartier balnéaire est en pleine mutation, le futur littoral, bénéficiera lui aussi d’une protection par digue sous-marine d’un nouveau genre, remontant à un mètre au niveau de la surface et composée de geotubes remplis de sable, qui sont en cours d’installation.

Autre exemple, à Cap-d’Ail en 2016, la municipalité avait fait réaliser une digue en rochers, immergés à trente centimètres sous l’eau pour casser les fortes vagues dans l’anse de la plage Marquet. L’ouvrage permet de freiner les trop grandes vagues.

Pour autant, la commune est aussi coutumière des coups de mer.

À deux reprises en novembre et décembre 2019, le sentier littoral en a fait les frais : un mur dévasté plage Marquet, le cheminement endommagé au cap Rognoso et le besoin de restructurer le chemin menant à la plage Mala.

Soit une facture de près de 300 000 euros de travaux, pour lesquels lors du conseil municipal mercredi soir, le maire Xavier Beck a sollicité l’aide de l’État français. Précisant que le conseil départemental, avait déjà versé 213 000 euros de subventions.


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