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La petite princesse du piano en récital au Conseil national Un travail d’équipe

Mis à jour le 21/11/2019 à 10:09 Publié le 21/11/2019 à 10:09
De gauche à droite autour de Stella Almondo : Amédée Briggen, Nathalie Bijou, Jacques Coquelin, Misha Katz et son épouse.
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La petite princesse du piano en récital au Conseil national Un travail d’équipe

Stella Almondo, 13 ans, se produit, ce soir, dans un hémicycle qui joue à guichets fermés. Le tout-Monaco a accepté l’invitation de Stéphane Valeri pour découvrir la jeune prodige monégasque

Quand elle va pénétrer dans l’hémicycle du Conseil national, ce soir, dans une longue robe rouge en hommage à la Principauté, elle aura sans doute un peu le trac. Ce n’est pourtant pas la première fois que la jeune Stella Almondo monte sur une scène. À 13 ans, la pianiste monégasque n’en est pas à son premier récital. Ce petit prodige de la musique s’est déjà produit à de nombreuses reprises, depuis l’âge de 10 ans, à Monaco, Cannes, Beaulieu et, dernièrement, à Moscou.

Stella Almondo a aussi remporté de nombreux concours - lauréate au prestigieux concours Jeune Chopin à Marigny en Suisse -, suit des master classes délivrées par des maîtres de piano. Elle revient d’ailleurs tout juste de Moscou où Mira Marchenko, l’un des plus grands professeurs de Russie, que s’arrachent des milliers de jeunes pianistes, l’accueille les bras ouverts dans ses cours, faisant de la petite Monégasque l’une de ses protégés.

Un récital qui va compter

Ce soir, Stella aura le trac en montant sur scène parce qu’elle sait que ce récital est important. Au moins pour trois raisons.

D’abord, elle joue chez elle, dans son pays. Pour la troisième fois, après des récitals au Monte-Carlo Bay, au profit des Amis du Liban, au Club des résidents étrangers de Monaco (Crem) et, en juin dernier, au Palais princier, devant le souverain en personne, en marge des festivités liées à la célébration des fiefs Grimaldi.

Ensuite, le tout-Monaco sera présent dans cet hémicycle qui joue à guichets fermés. Près de 150 personnes, invitées par le président du Conseil national, viendront entendre avec curiosité cette artiste surdouée.

La surprise Blüthner

Enfin, Stella Almondo sait que ce récital peut donner un nouveau tournant à sa carrière. Ce matin, un piano exceptionnel sera installé au cœur de cette salle habituellement vouée aux joutes politiques. Un piano allemand, de la marque Blüthner, qui sera accordé de main de maître, de longues heures durant, par l’un des meilleurs accordeurs de la région, Jacques Coquelin, un habitué de la Principauté.

Christian Blüthner-Haessler, le grand patron de cette manufacture de piano, l’une des plus prestigieuses au monde, sera dans le public, installé au premier rang. S’il est venu d’Allemagne pour écouter Stella, ce soir, ce n’est pas seulement par amour de la grande musique. Il est là pour faire des annonces qui devraient compter dans la carrière de la jeune pianiste monégasque.

Une pianiste vouée à une grande carrière internationale. Les musiciens qui entourent Stella Almondo en sont persuadés. Jour après jour, cours après cours, concours après concours, récital après récital, master classe après master classe, ils « construisent » depuis trois ans la future concertiste.

Ils sont trois. Amédée Briggen, son professeur au Conservatoire de Nice, l’un des plus réputés de la région. Misha Katz, dit le maestro, un grand chef d’orchestre, aujourd’hui à la tête des Nuits musicales du Suquet, à Cannes. Jacques Coquelin, l’un des meilleurs accordeurs de piano de la région, qui lui permet de jouer sur des pianos d’exception dans son atelier cannois. A ces trois artisans qui bâtissent la carrière de Stella s’ajoute sa maman, Nathalie Bijou, transformée en agent artistique et coach d’une gamine de 13 ans qui mène une double vie de collégienne et de musicienne.

Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Sans ces quatre piliers, ce clan, cette équipe, le talent et le travail de Stella Almondo ne suffiraient pas.

Stella Almondo le sait. Elle explique ici pourquoi.

Amédée Briggen. « C’est mon professeur depuis trois ans. On travaille ensemble trois fois deux heures par semaine. Elle m’apporte le travail fondamental, la connaissance, la théorie, le rythme. Quand je l’ai rencontrée, je ne savais pas lire les notes, je ne jouais qu’à l’oreille, j’avais une mauvaise technique. Malgré ça, Amédée a vu un truc en moi, une sensibilité. Elle m’a fait rattraper mon retard en un an. Elle m’a ensuite appris à travailler un gros répertoire en peu de temps, à structurer mes journées. Amédée, c’est ma maman du piano. »

Misha Katz. « Il m’a tout de suite impressionnée. C’est un grand chef d’orchestre. Il m’a vite mise en confiance. J’ai beaucoup travaillé avec lui avant les Nuits du Suquet. Il m’apprend à utiliser mon corps sur scène. Il a révolutionné mon rapport au piano. J’ai compris que pour bien jouer, il faut que ça parte du bout des orteils pour aller jusqu’aux cheveux. J’ai appris à bien utiliser mon corps, à me soulever, ne jamais rester assises sur mon siège, à être en suspension. Le piano sonne mieux, ainsi. Il m’a appris à donner de la puissance et de la douceur à mon jeu, en utilisant parfois le poids du corps pour jouer “forte”, en gardant les doigts fermes et le corps détendu pour jouer en douceur. Misha m’apprend aussi à être plus professionnelle, plus exigeante avec moi-même. »

Jacques Coquelin. « Il m’offre la chance de jouer, quand je veux, sur des pianos de qualité, dans son atelier. Je lui en suis très reconnaissante. Ce qui m’épate chez lui, c’est qu’il entend tout. Sa très grande sensibilité et son oreille m’aident sur le plan du clavier. Il est d’une perfection incroyable et d’une précision hallucinante quand il accorde le piano. Il tient compte de tout, du lieu, de la scène, de ma façon de jouer. Je prends moins de plaisir à jouer quand ce n’est pas lui qui accorde le piano. »

Nathalie Bijou. « Maman fait un travail extraordinaire. Elle m’apporte du réconfort, elle me donne de la confiance. Si elle n’avait pas cru en moi, je n’en serais pas là. Dans son rôle de manager, elle m’aide à gérer le stress, à survivre avec cette pression. Je lui suis infiniment reconnaissante. »

Stella Almondo, lors de l’un de ses derniers concerts, au Majestic à Cannes.

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