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La pêche à la poutine a commencé à Cagnes

Les pêcheurs du Cros se sont réunis très tôt l'autre matin pour appâter les alevins. Entre savoir-faire et tradition séculaire, récit d'une matinée agitée

Maxime Rovello Publié le 06/03/2017 à 05:10, mis à jour le 06/03/2017 à 05:10
Les pêcheurs tirent un filet étendu sur une centaine de mètres dans l'espoir de ramener des alevins de poisson, la fameuse poutine. La récolte ne doit pas dépasser 50 kg par jour.
Les pêcheurs tirent un filet étendu sur une centaine de mètres dans l'espoir de ramener des alevins de poisson, la fameuse poutine. La récolte ne doit pas dépasser 50 kg par jour. Dominique Agius

Les rues sont calmes à 6 heures du matin. Excepté sur le bord de mer où une poignée d'hommes s'harnachent de sangles comme pour partir au combat. Mais pas n'importe lequel, celui qui leur promettra l'or gris de la Côte d'Azur. Les fameux alevins de poissons (de sardines ou de gobies) qui font le régal des gourmets azuréens.

Ils sont plusieurs seniors à se retrouver chaque année à la fin de l'hiver pour l'ouverture de la pêche à la poutine. Parmi eux, on retrouve Édouard (surnommé « Eddy »), Jeannot, Gilbert, Vittorio, Antoine, Roger et bien d'autres fidèles qui s'accordent une parenthèse de 45 jours dans leur retraite paisible. « C'est un rendez-vous qu'on ne manque jamais, explique Eddy, pur produit du Cros-de-Cagnes. Il y a des générations, la pêche rythmait la vie du village. Il y avait un vrai partage avec les pêcheurs. Les plus passionnés faisaient le chemin depuis le Haut-de-Cagnes pour les regarder travailler. Aujourd'hui, il y a un peu moins de spectateurs » dit-il, pointant quelques badauds venus admirer le travail… ou le lever de soleil.

Au large, un pointu répand des filets, en arc de cercle à une centaine de mètres de la terre. Ils sont tirés vers la plage, à la main, par deux groupes de pêcheurs.

 

Un début timide

« Il y a du mistral, ça ne va pas nous aider », commentent ces derniers depuis le trottoir de la promenade du bord de mer.

Une dizaine de minutes plus tard, le filet est ramené sur la rive. Dans ses mailles, quatre ou cinq kilos d'alevins à vue d'œil. Très loin du quota maximum de 50 kg par jour, imposé par les affaires maritimes (lire encadré). Un début timide qui n'empêche pas la prise du matin d'être vendue très rapidement, à même la plage, par un système d'enchères. Le butin prendra la direction d'une poissonnerie ou d'un restaurant. Les pêcheurs du Cros sont confiants et ont le sourire. Les jours à venir devraient réserver de belles (sur)prises.

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