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La passion vrombissante du discret Roald Goethe

Mis à jour le 12/05/2018 à 05:04 Publié le 12/05/2018 à 05:04
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La passion vrombissante du discret Roald Goethe

Résident monégasque depuis sept ans, l'Allemand a décidé de consacrer la majeure partie de son temps à l'automobile. Un virage dans la carrière de cet homme d'affaires

Celle-là, je ne l'ai achetée que pour le bruit. J'ai toujours adoré le son de Matra, ce constructeur issu de l'aéronautique. J'ai acquis cette voiture il y a tout juste un an et ce sera ma première course avec elle. »

Dans les allées où sont alignés les bolides comme autant d'objets d'art, Roald Goethe, qui s'apprête à courir à Monaco pour la troisième fois, veille sur cinq de ses véhicules. Cinq engins d'exception qui seront sur la ligne de départ du 11e Grand Prix historique de Monaco et issus de sa collection privée : la plus importante du monde !

Au volant de trois voitures

Dans un immense hangar, l'Allemand, résident monégasque depuis sept ans, a constitué un « "working museum" qui rassemble aujourd'hui quarante voitures sur le thème de la marque bleue et orange Gulf Oil. Ici, il n'y a pas beaucoup de garages… Mes voitures sont en Angleterre, au sud de Londres. » La ROFGO Collection (issu de ROald - Fridtjof - GOethe) est aujourd'hui connue de tous les passionnés à travers le monde.

Vendredi, Roald Goethe a fait les premiers essais au volant de trois voitures qu'il pilote cette année, dont la Tyrrell 007, Série 4F. Un véhicule de 1974. « La seule Formule 1 aux couleurs de Gulf oil. Je l'ai depuis cinq ans. »

Si, à quelques heures des courses, ces bijoux retraçant l'histoire de l'automobile de course semblent neufs sur le quai Antoine-Ier, c'est bel et bien leur vécu qui passionne les collectionneurs, les pilotes et les spectateurs. Alors, bien sûr, pas question de les enfermer dans un garage ! Roald Goethe, comme tous ses concurrents, aime retrouver les sensations des plus belles heures de chaque véhicule ; même si les dégâts parfois occasionnés font un peu mal au cœur…

Une collection qu'il démarre à 45 ans

Cette passion de l'automobile de courses du XXe siècle, il l'a toujours eue, sans pour autant pouvoir l'assouvir. « J'ai commencé assez tard à collectionner. J'ai bossé comme un malade jusqu'à l'année dernière. Je voyageais sans cesse : Dubaï, Genève, Londres... Puis, à 45 ans, j'ai commencé à acheter une première voiture. Avant, je n'avais pas les moyens. J'ai passé la licence. Et j'ai attrapé le virus… »

Un virus qui n'est même pas parti lorsqu'en 2015, alors qu'il participait à son troisième 24 heures du Mans, il sort de piste avec son Aston Martin et finit la course dans un mur en béton. Roald Goethe a frôlé le drame (lire encadré ci-dessous).

« Fais attention, tu as des enfants »

Six mois plus tard, Roald Goethe reprenait les courses. Comme avant. Sauf « ce petit quelque chose qui rend le corps plus prudent et que la volonté dompte. Comme une voix intérieure qui te dit : "Fais attention, tu as des enfants…"»

Mais le virus est encore bien présent. Roald Goethe l'a même transmis à son fils Benjamin, 15 ans, qui court en Formule 4. Le cadet, lui, 13 ans, est encore au kart. C'est vrai qu'en plus de l'enthousiasme du papa, les deux garçons ont été à bonne école avec le Monégasque Clivio Piccione. C'est avec lui, vice-champion du monde Formule A de karting en 2000, « un bosseur », que Roald Goethe s'est associé pour créer PitStop Monte-Carlo. Les deux hommes ont réuni leurs moyens et conjugué leur passion pour que le 4 avenue Princesse-Grace devienne un véritable salon de beauté de l'automobile de luxe.

Un tournant de sa vie

Car aujourd'hui, l'Allemand, 58 ans, qui s'est en partie retiré de sa profession, veut rassembler son expérience et ses capacités financières pour l'amour de l'automobile. « J'ai appris le métier sur le tas entre 19 et 20 ans. Puis j'ai fait du négoce international de métaux au Brésil. J'ai continué à étudier en multipliant les expériences comme trader de matières premières un peu partout dans le monde. » En 2017, Roald Goethe revend ses parts d'une société de négoce de plus de 7 000 salariés pour laquelle il était un des managers. Il est aujourd'hui à un tournant de sa vie. « Depuis janvier, je suis conseiller. »

Et la petite Principauté où il circule « en Vespa ou dans une vieille Fiat 500 » l'encourage à avoir de grands projets. « Avec mon épouse et nos deux enfants, nous cherchions un lieu de vie où tout le monde puisse s'épanouir. Je suis issu d'une famille de médecins. Ici, nos craintes initiales d'un pays où l'apparence prendrait le pas sur l'authentique ont vite été balayées. Nous avons un appartement à Fontvieille. L'ambiance est simple, très sympa. J'ai fait plus d'amis ici en quelques années que dans toutes les villes du monde où j'ai habité. Le positionnement géographique est exceptionnel. Les connexions aériennes sont de mieux en mieux. »

Alors, en véritable chef d'entreprise, il ne manque pas d'idées pour développer de nouvelles activités depuis Monaco. « Les voitures de collection s'achètent auprès de marchands privés ou dans les ventes aux enchères. Elles sont de plus en plus chères. Et il faut avoir un expert pour vérifier l'authenticité des pièces. » Entre 500 000 et 5 millions d'euros le bolide, mieux vaut effectivement savoir ce que l'on achète ! Une expertise qu'il pourrait proposer…


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