La mort en débat ce soir à la Maison diocésaine

Le sujet n’est pas des plus légers.

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Publié le 14/11/2019 à 10:04, mis à jour le 14/11/2019 à 10:04
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Le sujet n’est pas des plus légers. Ce soir à 19 h 30, le diocèse de Monaco propose une conférence sur le thème « La mort est-elle devenue tabou ? ». Les gens « disparaissent », comme s’il était « anormal » de mourir. Seules les personnes âgées auraient le droit de mourir - et encore - le plus tard possible, silencieusement et le plus discrètement possible. On n’expose plus le corps des défunts comme s’il s’agissait de quelque chose d’indécent, on ne se rassemble plus dans les maisons. Les obsèques sont réduites au strict minimum, on recourt de plus en plus à̀ l’incinération, les cimetières sont moins fréquentés… Ne faudrait-il pas redonner toute leur place aux rites funéraires, rassemblant les proches du défunt, famille et amis, afin de faciliter le processus de deuil ? C’est l’enjeu du débat.

Trois intervenants apporteront leurs réflexions. Christian de Cacqueray, ancień directeur de la communication du plus grand groupe français de pompes funèbres, a mis sur pied, au début des années 2000 et avec le soutien du cardinal Jean-Marie Lustiger, le Service catholique des funérailles. Ce service alternatif, dont il est le directeur, est présent dans une dizaine de villes en France, et porte le souci de refonder l’approche des services funéraires.

Laurent Denizeau, pour sa part, est anthropologue et maître de conférences à̀ l’Université catholique de Lyon. Parmi ses thèmes de recherche, l’anthropologie du corps, de la douleur et de la souffrance, comme de l’éthique de la vulnérabilité.

Damien Le Guay, philosophe, essayiste, critique littéraire, est maître de conférences à HEC. Ancien membre du comité́ scientifique de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), il préside actuellement le Comité national d’éthique du funéraire. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la mort.

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