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La merveille de Lammermoor

Mis à jour le 18/11/2019 à 10:05 Publié le 18/11/2019 à 10:04
Les aigus et le timbre cristallin d’Olga Peretyatko portent cet opéra.

Les aigus et le timbre cristallin d’Olga Peretyatko portent cet opéra. A. Hanel/Opéra Monte-Carlo

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

La merveille de Lammermoor

L’opéra de Donizetti, dont la première a eu lieu hier, sera donné pour la Fête nationale demain

Au début, lorsque le rideau sur l’immense scène du Grimaldi Forum s’ouvre, on voit un rocher se dresser au bord de la mer. Détaché des récifs scottish et des récits de Walter Scott, il nous met dans l’ambiance des légendes écossaises. Sur ce rocher viennent se briser les vagues. L’effet est saisissant, obtenu par la projection vidéo d’une mer en mouvement sur un écran transparent tendu au premier plan.

Cette scène maritime sert de leitmotiv à l’ensemble de ce spectacle de Lucia di Lammermoor. C’est la mer de Lammermoor.

L’opéra de Donizetti a été représenté hier et sera redonné demain soir pour la Fête nationale dans une magnifique mise en scène de Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo.

Distribution internationale

L’histoire est celle d’une femme qui tue son mari au soir de ses noces, aimant un autre homme que celui que son frère l’a obligée à épouser. Elle sombrera dans la folie et mourra.

Pour incarner cette Lucia à l’amère mort, Jean-Louis Grinda a fait venir la soprano qui a récemment incarné ce personnage à l’Opéra de New York et à l’opéra de Vienne. Quelles plus belles références que celles-là ? Cette Olga Peretyatko a de beaux aigus et un timbre cristallin - cristal en harmonie avec l’ « harmonica de verre » qui l’accompagne au cœur de l’orchestre (suivant le vœu exprimé par Donizetti dans sa partition). Elle donne une interprétation particulièrement humaine de la scène de la folie.

Quant aux quatre hommes qui l’accompagnent, ils sont dans la tradition des distributions de luxe monégasques. En tête le ténor espagnol Ismael Jordi, dont le métal de la voix est acéré comme une lame. À ses côtés le trio baryton-ténor-basse constitué du polonais Artur Rucinsky, de l’italien Enrico Casari et du coréen In Sung Sim. Si l’on n’appelle pas cela une distribution internationale !

Les chœurs sont somptueux, l’orchestre magnifique sous la direction de Roberto Abbado.

Voilà un spectacle de fête nationale : la merveille de Lammermoor !

Offre numérique MM+

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