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La mémoire et la mer

Mis à jour le 29/10/2016 à 05:06 Publié le 29/10/2016 à 05:06
Le timbre centenaire Léo Ferré.	(DR)
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La mémoire et la mer

Ce poème lyrique et autobiographique sur la mer est un monument que les amoureux de Ferré mettent au-dessus de tout… Léo Ferré avouera : « C'est une poésie à décrypter et, pour la lire, il faut avoir la grille de ma vie.

Ce poème lyrique et autobiographique sur la mer est un monument que les amoureux de Ferré mettent au-dessus de tout… Léo Ferré avouera : « C'est une poésie à décrypter et, pour la lire, il faut avoir la grille de ma vie. Si quelqu'un me connaît, il comprend tout mot après mot. S'il ne connaît pas ma vie, tous les mots lui échappent. C'est une poésie qui possède une clé précise et cette clé, c'est moi-même. » En voici des extraits :

La marée, je l'ai dans le cœur

Qui me remonte comme un signe

Je meurs de ma petite sœur,

De mon enfance et de mon cygne

Un bateau, ça dépend comment

On l'arrime au port de justesse

Il pleure de mon firmament

Des années lumières et j'en laisse

Je suis le fantôme Jersey

Celui qui vient les soirs de frime

Te lancer la brume en baiser

Et te ramasser dans ses rimes

Comme le trémail de juillet

Où luisait le loup solitaire

Celui que je voyais briller

Aux doigts de sable de la terre…

Cette rumeur qui vient de là

Sous l'arc copain où je m'aveugle

Ces mains qui me font du fla-fla

Ces mains ruminantes qui meuglent

Cette rumeur me suit longtemps

Comme un mendiant sous l'anathème

Comme l'ombre qui perd son temps

À dessiner mon théorème

Et sous mon maquillage roux

S'en vient battre comme une porte

Cette rumeur qui va debout

Dans la rue, aux musiques mortes

C'est fini, la mer, c'est fini

Sur la plage, le sable bêle

Comme des moutons d'infini…

Quand la mer bergère m'appelle.


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