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La lignée des Grimaldi contée par Jean des Cars

Mis à jour le 20/02/2020 à 11:24 Publié le 20/02/2020 à 11:24
Pendant près d’une heure, Jean des Cars a multiplié moult anecdotes sur les personnalités régnantes des Grimaldi.

Pendant près d’une heure, Jean des Cars a multiplié moult anecdotes sur les personnalités régnantes des Grimaldi. Thibaut Parat

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La lignée des Grimaldi contée par Jean des Cars

Le journaliste et écrivain, spécialiste des têtes couronnées, a tenu ce lundi une conférence sur les liens historiques étroits entre la France et la Principauté de Monaco au fil des siècles. Passionnant

Il aurait fallu pousser les murs tant la salle du Méridien Beach Plaza était pleine à craquer pour la conférence (1) tenue, ce lundi, par le passionnant Jean des Cars. Il faut dire que le journaliste et écrivain, grand spécialiste des têtes couronnées - des Windsor aux Habsbourg -, s’attaquait à un sujet cher aux gens du cru et aux férus d’histoire : « Les Grimaldi, une grande lignée francophone au cœur de l’Europe dynastique ».

Avec un certain talent de conteur, Jean des Cars a passé en revue ces personnages régnants qui ont marqué l’Histoire de la Principauté avec, en toile de fond, des relations étroites et tumultueuses avec la France au fil des siècles. « Beaucoup de Français ignorent les liens si anciens entre les deux pays à travers ses tourments, ses secousses », note-t-il.

Tout commence en 1297 quand François Grimaldi, dit « Malizia », s’empare par la ruse de la forteresse. « Il y a 723 ans commençait un fantastique roman-feuilleton quand deux personnages, déguisés en moine et échappés d’un roman d’Alexandre Dumas, prennent possession du Rocher. Le Rocher, débute-t-il. Même si le territoire de Monaco a été réduit, notamment sous le Second Empire, je voudrais évoquer l’atmosphère, l’ambiance, l’influence, la symbolique, le modèle de Monaco dans une Europe souvent technocratique et inhumaine. » Extraits de conférence.

Rainier Ier, premier seigneur

Premier seigneur de Monaco, descendant d’une famille de consuls de la région de Gênes, Rainier Ier est « un homme qui va être nommé amiral de France par Philippe le bel, roi de France. »

Monaco sous protectorat

français

Le 14 septembre 1641, Honoré II et Louis XIII, roi de France, signent le traité de Péronne. Quatorze articles qui placent Monaco sous protectorat français, le prince se débarrassant ainsi de la tutelle espagnole. « Il régit les relations entre le royaume de France et la Principauté et cela fonctionnera jusqu’à la Révolution. C’est une belle histoire, confie Jean des Cars. L’article 6 prévoit que le prince est libre et souverain à Monaco, Menton et Roquebrune-Cap-Martin sans que la garnison royale ne gêne le gouvernement, la justice ou l’administration. Son rôle se limitant à la garde de la place. Les fonctions sont bien précises. La France et Monaco ont besoin l’un de l’autre. Chacun étant le concierge de l’autre. »

Les liens avec Bonaparte

« Je trouve l’histoire avec Napoléon très émouvante. Bonaparte avait très bien compris la valeur stratégique de Monaco, comme Richelieu, Louis XIII et d’autres personnages qui s’intéressaient à la marine. La famille princière a été très impliquée dans l’épopée impériale. Joseph Grimaldi a été officier d’ordonnance puis chambellan de l’empereur des Français. »

Charles III, à l’origine de la

renaissance de la Principauté

En perdant Menton et Roquebrune-Cap-Martin (2) - déclarées « villes libres » sous protection sarde en 1848 puis officiellement cédées à la France en 1861 - Monaco courait à sa perte. « Terrible nouvelle pour Monaco mais tout n’est pas perdu. Car Napoléon III, grand réformateur de la France, a promis et s’est engagé à construire une voie de chemin de fer et une route pour desservir Monaco. C’est là que commence une nouvelle aventure avec Charles III. C’est très important de voir comment la réduction du territoire s’est transformée en avantage par un génie politico-touristique qui sera aussi celui de ses successeurs. Il fait appel à François Blanc, l’homme qui a créé la Société des Bains de Mer, le Cercle des étrangers. Le quartier de Monte Carlo va devenir emblématique », conte Jean des Cars. Le casino de Monte Carlo devient le rendez-vous de l’élégance et du gotha européen. 2000 joueurs par semaine s’y pressent en 1891. Dont l’Empereur d’Autriche, François-Joseph 1er, en civil, furieux qu’on le reconnaisse. « L’économie vacillante est rétablie, la contribution foncière et les impôts directs sont supprimés. Tout ça est formidable », note Jean des Cars qui n’oublie pas d’évoquer le coup de pouce financier de Monaco, un prêt relais de 5 millions de francs, à Charles Garnier pour achever le chantier de l’Opéra de Paris. « C’est pour ça qu’il acceptera de concevoir la Salle Garnier en un peu plus de six mois. »


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