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La légende de Ste Dévote ou "l'Iliade monégasque" de Louis Notari

Si un Monégasque devait se retrouver sur une île déserte, quel seul ouvrage emporterait-il ?

J.-M. F. Publié le 08/02/2016 à 05:07, mis à jour le 08/02/2016 à 05:07
Le président du Comité des traditions Alain Sangiorgio avec le professeur de langue monégasque Dominique Salvo, à l'issue de la conférence sur l'ouvrage de Louis Notari au restaurant L'Aurore». JMF

Si un Monégasque devait se retrouver sur une île déserte, quel seul ouvrage emporterait-il ? Avec certitude , «La légende de Sainte Dévote», du poète humaniste Louis Notari (1879-1961)! Un livre-culte réédité pour les quatre-vingt-dix ans du Comité national des traditions monégasques, déclamé avec talent par son président Alain Sangiorgio et le professeur Dominique Salvo dans le cadre des « cafés littéraires » de l'Association quartier le Rocher.

En présence de quatre-vingts adhérents, ces deux intervenants ont excellé dans la présentation originale de cette œuvre écrite dans une forme proche de l'épopée attribuée à Homère, déclinée en dix chants. Et d'ajouter: «Pour notre pays c'est tout simplement le texte fondateur de notre langue mais aussi, par la forme, l'exemple des grandes pièces en vers grecques ou latines.»

Quel régal auditif d'avoir les versions française et monégasque en traduction simultanée afin d'apprécier l'incomparable poème des origines linguistiques. Mais également cette matrice de l'identité locale, de la singularité des vertus, à la fois épiques, didactiques et archaïques, qui ne demandent qu'à marquer les esprits sur ces faits prodigieux d'antan.

 

Alors, Iliade, Odyssée, Géorgiques, Divine Comédie, Mireille... Qu'importe l'apparence du rapprochement avec les premiers romans, exaltations du «cœur aventureux» des peuples antiques et de leur soif d'enracinement. Cette vaste fresque monégasque pose à elle seule les fondements d'une nation. Car Louis Notari y mêle les états de la faune, la flore, les fêtes et, déjà, les «tiraillements avec les Turbiasques».

«Loin des regrets, commenteront les deux conférenciers, une grande place est faite à la célébration de notre sainte patronne: réveil des pêcheurs, la cérémonie, la procession et les prières. Puis c'est l'arrivée de la barque conduite par une colombe avec le corps d'une jeune fille. Suit le récit du marin corse, Gratien qui l'accompagne. Puis la réponse de Sire Gaudence et l'enterrement de la sainte dans le vallon des Gaumates. Sans oublier la branche d'olivier en signe de paix.»

A la fin, le Comité a offert gracieusement un exemplaire de l'ouvrage à tous les participants. A lire. Ou relire.

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