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La Haute Route du Sel officiellement rouverte

Mis à jour le 28/07/2018 à 05:06 Publié le 28/07/2018 à 05:06
L'itinéraire principal de la «Haute route du Sel» relie le col de Tende au hameau de Monesi (Triora) en empruntant une ligne de crêtes perchée à 2000m d'altitude.

La Haute Route du Sel officiellement rouverte

A l'initiative de l'office du tourisme de Cuneo, une visite de la piste reliant le col de Tende à Monesi, fraîchement réhabilitée, a été organisée jeudi en présence d'élus et de professionnels

En Italie, où pas un jour ne passe sans que la presse ne sorte un article sur la Haute route du Sel, fraîchement réhabilitée, on a déjà trouvé une définition qui en jette pour cette voie de 40 km perchée à 2 000 m d'altitude : La più bella strada bianca d'Europa dalle Alpi al mare. La plus belle « route blanche » (1) d'Europe reliant les Alpes à la mer. De fait, les paysages traversés sont aussi majestueux et vertigineux que variés. Difficile d'imaginer un amateur de montagne rester insensible à un tel décor… D'autant que grâce aux travaux de mise en sécurité réalisés ces dernières années, on peut y accéder en vélo, à pied, mais aussi en véhicule motorisé. Autant dire que tous les publics sont conviés.

« Un lien amical »

À l'initiative de l'office du tourisme de Cuneo, une visite officielle était organisée, jeudi. Pour que les élus ainsi que les acteurs du tourisme local puissent se faire une idée exacte des lieux. Aucune photo, aucune vidéo ne pouvant remplacer une expérience sur site. Aux côtés des nombreux Italiens était présente une petite délégation française. On notera, entre autres, la venue d'élus des communes de Tende, Breil et La Brigue, d'accompagnateurs, ainsi que de représentants de la Carf. Éparpillés dans un défilé de 4x4, les yeux grands ouverts pour (re)découvrir le tracé entre Limone et le refuge Don Barbera. Un tronçon sur lequel on ne sait jamais vraiment, d'un kilomètre à l'autre, si l'on est en France ou en Italie. « C'était anciennement une route militaire pour diviser les peuples. C'est maintenant un lien amical, grâce à la volonté de cinq petits maires » souligne le maire de Tende, Jean-Pierre Vassallo. Ravi que le tourisme efface ainsi les frontières. Au petit péage implanté en haut des pistes de ski de Limone, le garde assure que bon nombre d'étrangers sont d'ores et déjà friands du lieu. Allemands, Suisses, Autrichiens, mais aussi Turcs, Tchèques et Scandinaves. Toujours plus nombreux chaque année. « Cette route n'a jamais vraiment été fermée, mais on l'utilisait de manière incontrôlée, commente le maire de Limone, Angelo Fruttero. Elle est plus sûre désormais. Chaque année il restera de petits travaux à faire. C'est pour cela que l'on demande aux gens de participer aux dépenses. Seuls, les maires n'auraient pas assez d'argent pour assurer l'entretien. »

Habitué des lieux, Dario, un accompagnateur qui travaille l'hiver en Italie et l'été en France, se souvient combien le chemin était difficilement praticable, avant. « Il y avait des trous dont on ne sortait plus. On ne dépassait pas les 15 km/h. C'est merveilleux ce qu'ils ont fait », clame-t-il. Précisant que même si le lieu prête à rêver, les usagers de la route ne doivent pas oublier de prendre de l'eau. « Il y a peu de sources ici et on ne peut pas compter sur le hasard des orages. »

Du côté des politiques, on voit dans cet outil touristique l'occasion de relancer la coopération et le développement économique. « Vu les problèmes qu'on rencontre dans la Roya, c'est fondamental de renouer de tels liens d'amitié », note la conseillère régionale Laurence Boetti-Forestier. « Pour la vallée comme pour la Carf, cette route du sel est un plus, reconnaît le directeur de l'Office de tourisme communautaire, Pierre Dabout. Il faut maintenant enrichir encore la communication. Continuer à faire de la signalétique plus en amont, depuis Menton par exemple. Et il faut faire des efforts pour que nos villages puissent en tirer profit. » Dans l'idée de concurrencer la Vésubie et la Tinée ? Pas vraiment. « Nous avons un autre positionnement. Ici c'est une nature qui n'est pas structurée. À nous, en revanche, de nous réapproprier la vallée des Merveilles. » Accessible à trois heures depuis le Fort central du col de Tende.


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