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La grotte du Vallonnet, un

Mis à jour le 06/12/2017 à 05:11 Publié le 06/12/2017 à 05:11
Des échantillons de la grotte du Vallonnet ont été prélevés par les chercheurs pour avoir un âge plus précis du site et de l'apparition des premiers hommes en Europe.

La grotte du Vallonnet, un

Elle est l'un des plus vieux témoignages de la présence de l'Homme en Europe. Une équipe de chercheurs a redaté la caverne à 1,2 million d'années. Soit 200 000 ans plus ancienne !

Être publié par la revue Nature, c'est presque aussi euphorisant que de dépoussiérer une dent de dinosaure ou d'accéder à un tombeau très ancien à la lumière tremblotante d'une bougie. La consécration du travail accompli pour tout scientifique.

Et cette performance, une équipe de chercheurs internationale l'a réalisée ! Le 30 août dernier, leur étude (1) menée sur la grotte du Vallonnet à Roquebrune a été publiée dans les « Scientific reports » de la revue scientifique mondiale de référence Nature. Les laboratoires de Melbourne et de Taipei - en relation avec une équipe française - ont travaillé afin de préciser l'ancienneté de la cavité préhistorique.

Découvert en 1958, le site - localisé en contrebas du village de Roquebrune - est l'un des plus vieux témoignages de la présence de l'Homme en Europe. Le préhistorien Henry de Lumley avait daté le site à environ 1 million d'années. « Mais le procédé utilisé ne donnait pas des résultats assez précis. Nous avons donc cherché à affiner cette datation », résume Véronique Michel, responsable du projet de datation et chercheuse CNRS au laboratoire Cultures, Environnements, Préhistoire, Antiquité, Moyen-Âge (CEPAM).

Méthode utilisée pour la première fois en Europe

L'équipe a utilisé une méthode récente appelée uranium-plomb sur des échantillons prélevés dans la grotte. « C'est la première fois que cette méthode est utilisée sur un site préhistorique en Europe. Et nous avons eu une agréable surprise », poursuit-elle. En effet, les résultats ont permis d'attribuer un âge de 1,2 million d'années (Ma). Le Vallonnet concurrence les plus anciens sites préhistoriques en Europe comme le Pirro Nord en Italie (1,4 Ma), la Sima del Elefante en Espagne (1,2 Ma) et le Bois-de-Riquet en France (entre 1,1 et 1,3 Ma).

« Affiner la carte des plus anciens sites »

« Mais ils n'ont pas de datation aussi précise qu'au Vallonnet. Notre découverte va permettre d'affiner la carte de répartitions des plus anciens sites préhistoriques », annonce Véronique Michel. Et Pierre-Elie Moullé, conservateur du musée de la Préhistoire régionale de Menton d'ajouter : « Ces résultats repoussent davantage dans le temps l'arrivée des premiers hommes en Europe. » De plus, cette publication officielle permettra de légitimer tout le travail entrepris depuis 1961. « Il y a souvent des détracteurs, c'est-à-dire des chercheurs qui contredisent des études d'autres chercheurs. La revue Nature confirme l'âge très ancien du site et donne du crédit à nos recherches », rajoute Pierre-Elie Moullé. À ce jour, des centaines de scientifiques du monde entier ont déjà consulté l'étude sur le Vallonnet.

Malgré son très grand âge, la vieille dame roquebrunoise séduit encore. Et pour longtemps.


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