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La Grand-Messe du Philharmonique avec le choeur de la Radio de Hongrie

Mis à jour le 30/01/2017 à 05:02 Publié le 30/01/2017 à 05:02
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La Grand-Messe du Philharmonique avec le choeur de la Radio de Hongrie

Impressionnante interprétation de la « Missa Solemnis » de Beethoven, hier soir

Deux cents personnes, hier, sur la scène de l'Auditorium Rainier III : les musiciens du Philharmonique de Monte-Carlo, les chanteurs du chœur de la Radio hongroise, venus de Budapest, les quatre chanteurs solistes - la soprano Aga Mikolaj, la mezzo Charlotte Helekant, le ténor Christian Elsner, et la basse Nathan Berg - tout ce monde étant sous la direction du chef Gianluigi Gelmetti. La seule vision de cette foule musicale et chantante vous prenait le cœur.

Mais lorsque cette foule se mit à s'exprimer, à lancer vers le ciel les imprécations de la « Missa Solemnis », vous fûtes saisis d'émotion.

C'est la « Missa Solemnis » (la « Messe solennelle ») de Beethoven, en effet, qui était au programme du concert d'hier.

L'œuvre est la plus longue écrite par ce compositeur : une heure trente. Lorsqu'il composa cette œuvre, Beethoven était devenu presque totalement sourd - châtiment diabolique pour un musicien ! - était bouleversé par le décès de son frère, était en procès avec sa belle-sœur pour la garde de son neveu, souffrait d'isolement et même de pauvreté, avait songé au suicide. Il s'en remit à Dieu et lui dédia cette œuvre.

Cette « Messe » multiplie les effets orchestraux, l'éclat des chœurs, les quatuors vocaux glorieux, les fugues grandioses, les crescendo d'airain. Mais il y a aussi des passages infiniment doux comme l'« Incarnatus est » ou le « Benedictus », ou encore le début du « Sanctus » ou de l'« Agnus Dei ». Beethoven implore ici la miséricorde divine pour ses frères du genre humain - cette belle fraternité que l'on retrouve dans l'« Hymne à la joie » de sa Neuvième symphonique.

Tout cela nous l'avons ressenti hier. Tout cela était grandiose, n'avait rien, je vous jure, d'une messe basse !

Nous avons entendu un chœur puissant, qui voulait soulever le plafond et le transformer en voûtes gothiques, des chanteurs solistes de premier ordre, qui rivalisaient de vocalises, une violoniste - Liza Kerob - qui fit entendre un solo comme l'écho d'une voix d'ange.

Cette célébration avait un Grand prêtre : le chef d'orchestre Gianluigi Gelmetti.

Il a fait passer le message puissant de la musique, mais aussi celui, contenu dans cette partition, d'une humanité chercheuse d'un monde meilleur. Il a donné tout son sens à l'adjectif qui qualifie cette messe : solennelle !


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