“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

La Garde sauvée par la Ville qui rachète ses locaux

Mis à jour le 09/03/2018 à 11:43 Publié le 09/03/2018 à 11:43
C'est ce bâtiment, sur les trois existants à la base, que va acquérir la municipalité de Menton pour sauver l'association de La Garde. C'est ici que les activités de musique et de gymnastique se déroulent.

C'est ce bâtiment, sur les trois existants à la base, que va acquérir la municipalité de Menton pour sauver l'association de La Garde. C'est ici que les activités de musique et de gymnastique se déroulent. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

La Garde sauvée par la Ville qui rachète ses locaux

Après des années d'atermoiement entre la Ville de Menton et la société BS Invest, propriétaire du bâti où crèche La Garde, la municipalité a voté l'acquisition des locaux pour 350.000 euros

C'est une Vieille Dame avec 118 printemps au compteur. La doyenne des associations de Menton. Aussi âgée que ses trois bâtiments, tombant en décrépitude au 6 promenade du Val de Menton, pourraient le laisser penser.

Pour les membres de La Garde, ce bâti où ils ont toujours créché est une source de tracas depuis 2 012. Date à laquelle l'association diocésaine de Nice, propriétaire des lieux, l'a vendu à BS Invest, une société niçoise de marchands de biens. Dans la foulée, tracts, pétitions, banderoles étaient dégainés par les bénévoles de La Garde pour éviter de quitter, avec perte et fracas, ce lieu historique. Leur maison depuis plus d'un siècle. Un sort aussi funeste aurait purement et simplement signé l'arrêt de mort de l'association.

La mairie était alors arrivée à la rescousse. "Jean-Claude Guibal nous avait alors dit que la municipalité rachèterait le bâtiment abritant la gymnastique et la musique", explique Frédéric Sicardi, le président de l'association.

En 2013, un accord est en effet trouvé entre la Ville et BS Invest. Montant du deal: 350.000 euros pour acquérir le gymnase, le jardin et une partie de la cour intérieure.

"Un soulagement"

Une Happy End de courte durée. La fameuse cour devenant un objet de discorde entre les deux parties. Les discussions cessent. Et l'affaire part même devant le tribunal administratif (1). Finalement, un accord à l'amiable est trouvé après l'été 2017.

La dernière étape en date de ce dossier figurait ce lundi à l'ordre du jour du conseil municipal. Les élus ont voté - à l'unanimité - l'acquisition de ce bien, aux conditions initiales, pour 350.000 euros.

"On est sauvé, souffle Frédéric Sicardi, présent dans le public. On est ici chez nous depuis toujours. C'est un vrai soulagement car on ne voyait plus le bout du tunnel. Il y a eu des années d'incertitude même si on avait confiance en la parole du maire. Alors merci!"

En séance, Jean-Claude Guibal a annoncé que la Ville louera les locaux à La Garde. "Ce n'est pas un loyer qui mettra sa survie en péril", a-t-il précisé.

Pour les deux autres bâtiments, BS Invest prévoit de vendre à la découpe. Soit à des investisseurs. Soit à des particuliers souhaitant acquérir les appartements en l'état.

"N'y a-t-il pas de risques d'avoir des conflits entre La Garde et les gens qui habiteront là?", s'est interrogé Claude Calvin, élu d'opposition.

"Ils achèteront ici en sachant qu'une association fera des répétitions de musique et de la gymnastique. Mais je ne doute pas que La Garde saura être respectueuse", a répondu le maire, précisant que le bâti sera mis en conformité avec, sans doute, des travaux d'insonorisation.


(1) La société a attaqué la Ville de Menton, le 9 septembre 2015, pour demander 150.000 euros au titre du préjudice subi, en raison de l’absence de cession de bien. Requête rejetée le 20 février 2018 par le rapporteur public.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.