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La Francophonie veut renouveler son image Maitena Biraben : Parler une langue, c’est avant tout une manière de porter un regard sur le monde

Mis à jour le 01/11/2019 à 10:06 Publié le 01/11/2019 à 10:06
À l’heure de la clôture des séances, hier après-midi, le ministre par intérim des Affaires étrangères de Tunisie a reçu le titre de président de la Conférence ministérielle, dans l’optique du sommet de Tunis en décembre 2020.

À l’heure de la clôture des séances, hier après-midi, le ministre par intérim des Affaires étrangères de Tunisie a reçu le titre de président de la Conférence ministérielle, dans l’optique du sommet de Tunis en décembre 2020. Michael Alési/Dir’ Com’

La Francophonie veut renouveler son image Maitena Biraben : Parler une langue, c’est avant tout une manière de porter un regard sur le monde

La conférence - qui s’est achevée hier en Principauté - a mis en avant la volonté des décideurs de l’OIF de donner un nouveau souffle à l’organisation en focalisant ses activités

Ils auront échangé pendant deux jours en Principauté. Et au moment de clôturer hier après-midi la 38e conférence ministérielle de la Francophonie qui réunissait des représentants de 88 pays, la secrétaire générale a affirmé qu’elle quittait Monaco « en chantant », dans un grand sourire.

Une manière pour Louise Mushikiwabo d’afficher sa satisfaction de la bonne tenue du congrès. « Cette conférence est couronnée de succès, teintée de dynamisme » confie-t-elle. « On sent les changements nécessaires à notre organisation qui sont dans l’air. Nous avons d’ailleurs parlé de se focaliser sur des activités claires dans des domaines prioritaires, des changements à engager ».

En effet, à l’aune de son demi-siècle, l’organisation qui peut faire figure de belle endormie compte entamer sa mue. Si la secrétaire générale tend la main à la jeunesse, de manière générale, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte se focaliser sur son cœur de métier : des actions politiques et de coopération autour de la langue française, l’éducation, la formation, le développement durable, la solidarité et le soutien de la démocratie.

Un engagement politique ?

Ce vent de modernité voulu pour l’organisation passera par la Tunisie, qui sera le pays hôte du sommet des 50 ans à Tunis, en décembre 2020.

Hier après-midi, le ministre des Affaires étrangères de l’Arménie Zohrab Mnatsakanyan, président de la Conférence ministérielle de la Francophonie depuis le sommet d’Erevan l’an dernier a passé le flambeau à Sabri Bachtobji, ministère par intérim des affaires étrangères de Tunisie en lui assurant le besoin « d’une Francophonie forte et rénovée, et le sommet de Tunis doit être l’occasion de mener à bien à cette rénovation ».

Justement, pour Sabri Bachtobji, c’est aussi une priorité : « L’OIF s’intéresse à des questions globales. En cela nous apprécions le travail entamé de restructurer l’action de l’organisation autour de thèmes qui ont une portée politique. On ne peut pas affronter les défis communs que nous avons aujourd’hui sans un engagement politique. Il faut dire le mot, le fait francophone. Un effort de médiatisation et de vulgarisation s’impose pour que notre message, nos valeurs et principes communs arrivent aux peuples du monde ».

Premier engagement de la Francophonie, les participants au sommet hier se sont retrouvés autour du thème - proposé pour cette conférence par la Principauté - de la coexistence entre l’humanité et la planète. Une thématique large dont émane un projet de résolution relatif à la préservation des océans et l’organisation d’un événement relatif au tourisme durable. Pour le nouveau conseiller de gouvernement pour les Relations Extérieures, Laurent Anselmi, content d’avoir pu intéresser les participants à ces questions, « l’heure est désormais à l’action ».

Pour ouvrir ce sommet, c’est l’animatrice et journaliste Maitena Biraben qui a joué la maîtresse de cérémonie. « J’adore venir à Monaco, c’est exotique. C’est le monde de tous les possibles, c’est dingue », a-t-elle confié au sortir de la conférence d’ouverture mercredi.

La cinquantaine éclatante, Maitena Biraben est un visage bien connu des téléspectateurs, puisqu’elle a animé, entre autres, les Maternelles sur la Cinquième (devenue France 5), la Matinale de Canal + de 2008 à 2012, le Grand Journal de 2013 à 2016. Et même si elle sera de retour prochainement sur La Chaîne parlementaire, la télévision n’est pas la seule corde à son arc. Car Maitena Biraben a également officié sur les ondes de RTL ou de RMC.

Sa présence au sommet de la francophonie, on la doit à son amour de la langue. « Le Français c’est à la fois très ancien, très historique et en même temps très foutraque, poétique, très possible, pas rangé. »

Alors ouvrir ce sommet, auquel 88 pays étaient représentés, c’est pour elle une grande joie. « J’aime l’idée de la francophonie. Pour moi, parler une langue c’est politique. J’aime cette idée, alors qu’on est bourrés de petits mots anglais. Parler une langue, c’est une manière de penser et donc de porter un regard sur le monde. On ne pense pas de la même façon en anglais, en italien ou en allemand. Le français, c’est une belle langue qui charrie des idéaux. Le français c’est une idée, ce n’est pas qu’une langue. »

Maitena Biraben a ouvert mercredi la conférence ministérielle de la francophonie.
Maitena Biraben a ouvert mercredi la conférence ministérielle de la francophonie. Jean-François Ottonello

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