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La fouille de la grotte de l'Observatoire reprend en Principauté

Mis à jour le 08/11/2016 à 05:22 Publié le 08/11/2016 à 05:22
Olivier Notter en action sur les parois de la grotte.

Olivier Notter en action sur les parois de la grotte. Photo Jean-François Ottonello

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La fouille de la grotte de l'Observatoire reprend en Principauté

Les recherches reprennent sur le site, placé sous le Jardin exotique, mis à jour il y a cent ans. Leur objectif est de mieux cerner les différentes traces préhistoriques présentes à cet endroit

Elena Rossoni-Notter a le sourire. La responsable scientifique des opérations est persuadée que la campagne archéologique qui démarre donnera de beaux résultats. Et les premiers ossements mis à jour au démarrage de la fouille confortent sa prémonition.

Un siècle après sa découverte, la grotte de l'Observatoire, sous le jardin Exotique, est à nouveau le théâtre de fouilles archéologiques. Une volonté portée par l'équipe du musée d'anthropologie préhistorique (MAP) de rouvrir ce chantier qui n'avait plus été exploré depuis trente ans.

« C'est une grotte extraordinaire dans une faille, avec une présence archéologique riche où l'on retrouve dès l'entrée toute la séquence paléolithique supérieure » s'enthousiasme Patrick Simon, le directeur du MAP. « L'objectif de cette reprise du chantier est de dater au mieux les différentes planches de cette grotte ».

En 1916, le prince Albert 1er avait mis à jour ce site qui jouit aujourd'hui d'une réputation internationale. Les chercheurs souhaitent désormais mieux appréhender les lieux.

Il y a un siècle, les outils technologiques étaient inexistants. Aujourd'hui, l'équipe du MAP entend connaître au plus près son terrain de jeu et le valoriser. Une dizaine d'archéologues de Monaco, d'Europe et d'Afrique vont intervenir pour révéler le défi. « Les premiers jours, en surface, nous avons déjà découvert des objets en grattant » souligne Elena Rossoni-Notter.

Les outils de Cro-Magnon retrouvés dans la terre

En effet, dès les premiers coups de pinceau dans la terre, les archéologues ont mis à jour des petits outils taillés spécifiques de la période de Cro-Magnon (il y a 38 000 ans). On retrouve aussi des restes d'animaux (mâchoires et colonne vertébrale de bouquetins notamment) enserrés dans le rocher.

Un peu plus bas, des traces de l'homo erectus évoquent une période d'il y a 300 millions d'années.

« Ces données, nous les avions des précédentes campagnes, mais notre objectif est d'affiner la compréhension de cette grotte pour connaître les différents passages des hommes de la préhistoire à Monaco, et du nombre d'occupations qu'il y a pu avoir » continue Olivier Notter, qui collabore à la fouille.

Foi d'archéologue, dès que l'on ouvre un site, on détecte des traces du passé et on trouve des témoignages. Il s'agira dans les prochains mois de faire parler la terre et d'analyser les moindres fragments qu'elle contient pour tacher de discerner qui étaient les premiers habitants de la Principauté.

Une visualisation 3D du site en cours de réalisation

 

Le laser permet de realiser (voir ci-contre) une topographie très précise de l’entrée de la grotte.
Le laser permet de realiser (voir ci-contre) une topographie très précise de l’entrée de la grotte. Photo JFO et DR

Quand la technologie rejoint l'archéologie, cela donne l'opération en cours à l'entrée de la grotte de l'Observatoire.

Les équipes du musée d'anthropologie ont fait appel à la société Monaco Topo pour réaliser un scan 3D détaillé de la faille.

En résumé, une topographie très précise des lieux - avant la reprise des fouilles - pouvant servir de document de référence aux scientifiques, capables de garder en mémoire les détails les plus précis de la falaise.

« Quand on fouille une zone, on est obligé de détruire une partie pour étudier la terre et ses différentes couches » détaille Olivier Notter. C'est pourquoi l'imagerie 3D s'avère nécessaire pour figer l'espace dans le temps.

Techniquement, la première phase s'établit au laser.

Posée sur un trépied, la machine envoie un million de points par seconde en tournant à 360° pour enregistrer le relief des lieux.

L'image est alors constituée d'une forêt de points. Sur ce même trépied, on place un appareil photo qui fait le même cliché.

Le travail informatique consiste ensuite à calquer les deux photos - grâce à des repères placés in situ - pour donner cette image 3D très représentative.

« C'est un maillage très précis. On descend à un niveau de détail très poussé, au centimètre près » explique le géomètre-expert à la manœuvre, Nicolas Bernard.

Avec sa société, il a déjà ainsi numérisé la cathédrale ou l'hôtel de Paris. Et s'attaque pour la première fois à un site archéologique.

L'entreprise est prévue de durer sur plusieurs mois.

Dans la roche, on trouve enserrés des restes d'ossements et de mâchoires d'animaux.
Dans la roche, on trouve enserrés des restes d'ossements et de mâchoires d'animaux. Photo JFO et DR
Dans la roche, on trouve enserrés des restes d'ossements et de mâchoires d'animaux.
Dans la roche, on trouve enserrés des restes d'ossements et de mâchoires d'animaux. Photo JFO et DR

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