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La Fondation Mora prend un virage international

Mis à jour le 24/07/2019 à 10:19 Publié le 24/07/2019 à 10:19
Quelques années après la mort de son père, François-Xavier Mora, Frédérique Mora a créé la fondation éponyme.

Quelques années après la mort de son père, François-Xavier Mora, Frédérique Mora a créé la fondation éponyme. Cyril Dodergny et DR

La Fondation Mora prend un virage international

Tout en agissant localement pour la recherche contre le cancer, l’entité monégasque présidée par Frédérique Mora intègre des chercheurs étrangers réputés et veut pérenniser son action

Le 18 juillet 2010, François-Xavier Mora était arraché aux siens. Rongé, balayé par une maladie dévastatrice, le cancer, qu’il n’aura cessé de combattre jusqu’à son dernier souffle. Quatre années après, la fondation éponyme naissait. Plus qu’une question de mémoire, ce fut alors un devoir pour Frédérique, sa fille, et Marie-Laurence, son épouse, d’accompagner financièrement la recherche afin d’améliorer la prévention, le soin et l’accompagnement des personnes victimes d’un cancer. Des fonds privés, ceux de la famille, qui permettent notamment d’accompagner des recherches en concert avec le Centre scientifique de Monaco.

« Nous sommes sur un aspect 360 degrés. De l’épigénétique et l’oncogénétique jusqu’à la prise en charge psychologique du patient, en passant par les recherches fondamentales et expérimentales et les médecines alternatives », détaille Frédérique Mora, la présidente.

Cinq ans plus tard, une quinzaine de parutions scientifiques ont été « sponsorisées » par la Fondation François-Xavier Mora. Un gage de reconnaissance et de légitimité. Chaque jour, l’entité grandit et franchit des étapes.

Du local

à l’international

Autour de Gilles Pagès - le chercheur de l’Inserm (1) présent depuis les origines de la Fondation en lien avec le Centre scientifique de Monaco - et d’Andrea Alimonti, un chercheur du centre réputé de Bellinzona en Suisse, est venu ce printemps se greffer Yihai Cao, scientifique suédois d’origine chinoise et récompensé à la Caroline Institute de Stockholm.

« Il travaille de façon complémentaire sur les recherches cellulaires et la thématique de l’immunothérapie qui est clairement l’avenir de la cancérologie », explique Frédérique Mora. Deux autres chercheurs vont compléter l’équipe : un d’Harvard, l’autre du MIT de Boston. « Le principe est de montrer comment, en rendant une information internationale, partagée, mutualisée à la fois dans sa recherche et sa production, on est capable de prétendre à une meilleure implantation hospitalière et une meilleure information du public. On a démontré que localement, on savait soutenir la cause de la cancérologie avec Gilles Pagès, la Fondation Flavien, Jatalv… », poursuit-elle.

Après ce virage à l’international, l’objectif à court terme de la Fondation, après un complément de publications scientifiques spécialisées, serait d’intégrer un grand pôle de recherche aux côtés de Prix Nobel et incubateurs performants du milieu, à l’instar des États-Unis et d’Israël.

Un partenariat

avec le CHPG

Dans les cartons, un partenariat avec le CHPG pour une durée de cinq ans. Autour de trois piliers du CHPG : le Dr Garnier (oncologie), le Pr Rouquette-Vincenti (anesthésie réanimation) et le Pr Ciais (soins de support et soins palliatifs). « Aujourd’hui, il n’existe pas en Principauté, et même dans le monde, des programmes en translation, c’est-à-dire qui travaillent sur plusieurs pôles dans un même centre de recherches ou en milieu hospitalier. Ce côté transversal permet d’optimiser les actions et de travailler sur beaucoup de thématiques chères à la fondation : la prise en charge du patient, l’évolution des soins, l’environnement du patient qu’il soit médical ou familial, les techniques de soins… On connaît la chimiothérapie, la chirurgie, la radiothérapie. On connaît moins certaines médecines alternatives, on connaît peu les pratiques de soins palliatifs », détaille Frédérique Mora. Il s’agirait là d’un partenariat pesant 150 000 euros avec de la recherche purement expérimentale et fondamentale mais aussi une amélioration du matériel et l’embauche de profils comme un psychologue.

Des événements

pour lever des fonds

Jusqu’ici, la Fondation s’était littéralement refusée à organiser des événements, galas ou dîners de charité, en vue d’une levée de fonds. Cinq ans après, la donne a quelque peu changé. En 2020, une vente aux enchères, sous la houlette de HVMC, sera organisée avec des biens personnels de la famille Mora et des dons privés. « Cet argent permettra de rassurer nos administrateurs et le grand public, au-delà de nos chercheurs et acolytes, montrer qu’il y a une pérennité financière pour les futures années de financement de la Fondation », explique Frédérique Mora.

Des pop’up event, encore sous le sceau de la confidentialité, sont aussi prévus, à raison de deux par an. « Cela permettra aux gens de se rencontrer autrement et de parler de la cause autrement. Une chose que je peux vous dire, c’est que les petites mains de fée qui baignent là-dedans sont toutes les femmes des scientifiques », sourit la présidente.

Un programme avec

la faculté de Nice

« On vient de signer avec la faculté de Nice et le Pr doyen Patrick Baqué un programme sur trois ans de financement et de recherche en laboratoire d’anatomie et de chirurgie, annonce Frédérique Mora. L’acte chirurgical est fondamental dans le traitement du soin de la cancérologie. »

Une volonté

de transmettre

« D’ici quatre à six ans, l’un des objectifs de la Fondation est la sensibilisation des scolaires. On ne dit pas qu’il faut faire peur aux plus jeunes mais il faut savoir vulgariser l’information et la rendre accessible. Ils ont accès à des informations et des technologies, ont un format d’esprit radicalement différent du nôtre à l’époque, une capacité à ressentir, une capacité intuitive que nous perdons avec l’âge. Ils ont cette proximité à l’humain que l’on perd avec le temps. Ils sont l’avenir des grandes idées de la recherche », conclut la présidente.


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