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La folie Pokémon Go s'empare de Monaco

Mis à jour le 01/08/2016 à 05:02 Publié le 01/08/2016 à 05:02
Singulière scène sur la place du Palais princier : un Pikachu sauvage apparaît, un Carapuce se prend pour un carabinier et un Lippoutou fait coucou depuis les toits. Ce n'est pas très clair ? Pour mieux comprendre les raisons d'un tel prodige, référez-vous à nos explications « Pokémon Go pour les Nuls » sur la page d'en face !

La folie Pokémon Go s'empare de Monaco

Pokémon Go est LE phénomène mondial sur smartphone. Le concept : sortir de chez soi pour attraper des monstres de poche. Récit d'une chasse en réalité augmentée dans la Principauté

Casquette fleurie vissée sur le crâne, bouteille d'eau et barres vitaminées dans le sac, batterie de secours pour mon téléphone… La Principauté s'offre à moi pour partir à la chasse aux pokémons. Du port Hercule à la place du Palais, récit d'un voyage initiatique peuplé de créatures merveilleuses en réalité augmentée.

11 h - À la chasse aux pokémunegus

Le soleil cogne et éclaire le ciel plus que de raison. J'augmente la luminosité de mon écran de téléphone. La chaleur est accablante… Le temps parfait pour attraper des pokémons feu !

Et justement un Caninos sauvage apparaît sur la rotonde face à la piscine. Le chien crache des flammes sur les passants, mais je l'apaise en lui donnant une baie Framby à manger - cela réduira les chances de le voir s'enfuir.

Comme un lanceur pro, j'envoie une pokéball sur lui, avec un effet pour tromper sa vigilance… Et hop, Caninos est capturé !

11 h 30 - Poké-pêche sur le port Hercule

Mon voyage continue. Le port est un vivier formidable, à chaque pas, un nouveau pokémon apparaît. Je passe devant la Rascasse, trois créatures d'eau m'encerclent. Je les capture une par une. Mais un doute s'empare de moi : priver des animaux fantaisistes de leur liberté pour les faire combattre entre eux… Est-ce vraiment éthique ? Suis-je malgré moi un tortionnaire ou un chef de guerre ? Je m'en tiendrai à l'étiquette de collectionneur.

Un pokémon rare vient justement d'apparaître sur mon radar.

Il m'apprend qu'un Carapuce est présent dans un rayon de 90 mètres.

Comme un chercheur d'or, je marche en pointant mon téléphone aux quatre vents… pour finalement trouver la bête curieuse sur la poupe d'un bateau de plaisance.

Le propriétaire semble surpris de me voir lever mon téléphone vers lui. « Vous saviez qu'une tortue d'eau se trouve sur votre bâtiment ? Un Carapuce plus précisément. - Et ça se mange un Caratruc ? C'est pas une espèce protégée au moins ? » Quelle barbarie.

14 h - Petit break à Monte-Carlo

Les pokéballs me manquent. Sans ces boules rouges et blanches, je ne peux plus attraper de pokémons. Et sans pokémon, je n'ai plus de raison d'exister. Donc direction le quartier de Monte-Carlo pour activer les PokeStops : des lieux d'intérêt à proximité, comme des églises, des statues, des œuvres d'art, un hôtel… ou encore un Casino. Le quartier fourmille de ces points bleus sur lesquels j'appuie pour débloquer des objets bien utiles à ma quête : des pokéballs, des baies, des potions pour soigner mes pokémons, etc.

J'attrape un Lippoutou au passage, une créature étrange ressemblant à s'y méprendre à Nicki Minaj ou aux bimbos qui bullent à Monte-Carlo. Je l'attrape (à contre-cœur) dans une boule et continue ma quête.

15 h 30 - Le siège du Rocher

Équipé comme je suis, je peux faire face aux Arènes de la ville : des monuments et lieux-phares de Monaco que les joueurs tentent de prendre sous leur contrôle en s'affrontant par écran interposé. Et quel meilleur endroit que le Rocher pour tenir un siège ? Vous me voyez venir ? Après avoir attrapé un Magicarpe sur la tête d'un carabinier, qui ne se doutait de rien, je m'engage dans une âpre bataille pour faire main mise sur le Palais Princier. Mes pokémons en sortent victorieux et je deviens le nouveau propriétaire du lieu. Comme les Grimaldi avant moi, régnant sur le Rocher depuis 700 ans, j'ai tenu l'arène pendant 70 minutes. Suis-je devenu le prince des pokémons ?

Après m'être fait bouter hors de la place par un dresseur plus puissant que moi, je m'abandonne sur un banc et m'autorise une pause méritée. Deux personnes sont assises, le téléphone levé au ciel, dans une expectative toute fébrile. Ces collègues dresseurs auraient-ils déniché un Pikachu monégasque ? « Non Pokémon Go, c'est pas notre truc. Nous, c'est plutôt Tinder. » Un autre type de chasse.

Pokémon Go pour les Nuls

Un Poké-quoi ?

Pokémon est le diminutif de « pocket monsters », monstres de poche chez Molière. Ils prennent la forme d'animaux imaginaires aux formes et aux tailles très diverses, pouvant être attrapés pour livrer des combats avec d'autres créatures. On dénombre aujourd'hui 721 pokémons différents.

Mais c'est quoi Pokémon Go alors ?

Pokémon Go est une application gratuite téléchargeable sur tous les smartphones. Grâce aux technologies de la réalité augmentée et de la localisation, n'importe qui peut désormais partir à la chasse aux pokémons. Le marché français en profite officiellement depuis une semaine aujourd'hui.

Réalité augmentée ? Localisation ?

Pour faire simple : pour attraper des Pokémons, il faut sortir de chez soi… et marcher. Grâce à l'appareil photo de votre smartphone et la géolocalisation (un GPS intégré), des petites créatures apparaissent près de votre position.

En tapotant dessus sur la carte interactive, un pokémon surgit et vous le voyez, depuis votre appareil photo, à la terrasse d'un restaurant, lové dans votre canapé ou sur votre bureau au travail… La bestiole est là, parmi nous, mais n'existe que dans le monde numérique. C'est la réalité augmentée.

Pourquoi est-ce que tout le monde en parle ?

La licence Pokémon est née en 1996 avec les premiers jeux vidéos sur GameBoy.

S'en est suivie une véritable « pokémania » avec la série animée à succès, les parcs d'attraction, les avions de ligne grimés aux couleurs de Pikachu et les nombreux produits dérivés.

L'application Pokémon Go totalise, depuis sa sortie début juillet, 75 millions de téléchargements. Un record absolu. La masse d'utilisateurs dépasse le nombre d'inscrits sur Tinder et parvient à faire jeu égal avec la folie Twitter.

Premier « jeu vidéo d'extérieur », Pokémon Go pousse les joueurs à sortir, marcher et garder la forme. Beaucoup le voient comme un instrument pour se sociabiliser ou encore trouver l'âme sœur.

Une agence de recrutement nantaise a même envoyé cette semaine une offre d'emploi demandant des qualités de dresseur de pokémons…

Ça promet !


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