La fleur, joyau de la cité, glorifiée dans un musée à Ollioules

L’établissement, qui sera inauguré ce soir, vise à valoriser la culture de la fleur et retracer sa place dans l’histoire de la commune. Entre héritage patrimonial et moteur de l’économie locale.

Sarah Aboutaqi Publié le 10/12/2021 à 20:24, mis à jour le 10/12/2021 à 20:14
"Le musée a pour objectif de mettre en lumière l’histoire de la fleur à Ollioules", expliquent, d’une même voix Didier Martina-Fieschi, Raoul Décugis et Annick Buisson-tienne. (Photos Frank Muller)

Quand on connaît les liens entre la culture de la fleur et la commune d’Ollioules, difficile de croire qu’aucun lieu ne lui est dédié dans la cité. Eh bien dès ce soir, la donne change, puisqu’un musée, consacré entièrement aux fleurs locales, sera inauguré, à 17 heures. En projet depuis 2019, l’établissement, baptisé Musée de la fleur d’Ollioules, vise à mettre en valeur les fleurs cultivées, produites et vendues dans la commune au cours de son histoire moderne.

Informations images et documents

"L’idée de ce musée est de réunir en un même lieu un condensé d’informations, d’images et de documents qui évoquent l’histoire de la fleur à Ollioules, le savoir-faire technique et le travail de l’homme dans la culture de fleurs, explique Annick Buisson-étienne, coordinatrice du projet. Nous avons décidé de réunir tous les renseignements qui relatent l’histoire de la fleur de 1850 à nos jours, et tout ce qu’elle comporte, comme la culture sur la plaine et les collines, les outils utilisés pour le travail à la main, et enfin la commercialisation en France et en Europe ". Cet héritage floral est dépeint tout au long de la visite, où l’impact de la culture de la fleur sur la société est détaillé.

Place de la Tour

Durant les XIXe et XXe siècles, la culture de la fleur coupée et son commerce ont été le moteur essentiel de la prospérité économique de la ville. Cette culture a permis de créer des activités annexes que sont la vannerie, la fabrication de noria où encore la création de serres. "On peut le dire clairement: la fleur a créé des emplois localement et c’est important de le rappeler. Nous avons aussi pour objectif de mettre en valeur le métier d’horticulteur et les métiers de l’agriculture de manière plus large ", ajoute pour sa part Didier Martina-Fieschi, adjoint à la culture et au patrimoine. C’est donc dans ce musée – qui prend place dans une ancienne chapelle – situé place de la Tour, que les visiteurs pourront découvrir une large variété de fleurs. Avec un accent mis sur le narcisse, l’immortelle et l’œillet.

 

"Même si différentes sortes ont été cultivées à Ollioules, ces trois-là sont emblématiques ", souligne Annick Buisson-étienne. L’occasion de découvrir également une panoplie complète d’outils utilisés pour travailler la fleur à la main.

"Fragiles et délicates, c’est un travail minutieux qui permettait leur culture. Le gros outillage servait à travailler la terre en profondeur sur des petites parcelles alors que pour les grandes superficies, on faisait appel à un laboureur payé à la journée. Tous ces outils sont des variantes de la bêche ou de la houe ", détaille Raoul Décugis, Ollioulais depuis plusieurs générations et qui a participé à la récolte de documents d’époque.

"Ce musée, c’est aussi pour les locaux que nous le mettons en place, précise la coordinatrice du projet. Tous les témoignages, outillage et documents récoltés nous ont été fournis par des familles exclusivement ollioulaises. Ils font partie du patrimoine. C’est aussi un hommage à leur travail que nous rendons hommage ".

Le musée de la fleur est à découvrir, place de la Tour, du mercredi au samedi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.

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