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La Dictée de Monaco ce matin au Lycée technique et hôtelier

Mis à jour le 14/12/2019 à 10:09 Publié le 14/12/2019 à 10:09
Présentation de l’affiche par les organisateurs Alain Burlot et Christian Palmero en peine mer pour un clin d’œil aux blocs disparus.	(DR)
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La Dictée de Monaco ce matin au Lycée technique et hôtelier

À vos Bescherelle !

À vos Bescherelle ! Des ouvrages à compulser rapidement afin de participer à la fameuse « Dictée de la Principauté », aujourd’hui à partir de 9 h 30, dans l’auditorium du Lycée technique et hôtelier de Monaco. Les organisateurs, Alain Burlot et Christian Palmero, promettent à leurs élèves éphémères, des benjamins aux seniors, d’atteindre le bonheur des mots pour cette épreuve orthographique. Ne serait-ce pas plutôt le malheur des maux ? Car ces deux disciples de Pivot, le célèbre créateur des Championnats de France d’orthographe, nous promettent un texte « dangereux » distillé aux portes de l’enfer et peaufiné aux flammes des difficultés du français, la langue officielle de la Principauté.

Pendant trente minutes, même sous la dictée du père Julien Gollino, directeur diocésain de l’enseignement catholique, les concurrents ne seront pas au paradis de la grammaire et des règles qui régissent la graphie des mots ordonnés dans chaque phrase. Préparez-vous aux pièges grammaticaux les plus subtils, comme ces adjectifs qui s’accordent habituellement mais deviennent invariables dès qu’ils se muent dans leurs fonctions adverbiales. Sans oublier ces satanés mots inusités où quelques lettres muettes viennent mettre la pagaille orthographique. Ou encore quelques néologismes vernaculaires : machëtu, par exemple. Un joli clin d’œil à la langue monégasque que l’on promet de retrouver sur les toasts à l’heure de la distribution de récompenses.

Dernière précision : le thème. Il est tiré du Monaco des années quatre-vingt. Un père raconte à sa fille la vie festive dans les établissements de l’époque, « Le Parady’z » par exemple. Ou bien cette sorte de foire aux livres initiée au « Quartier Latin » à l’époque où la jeunesse étudiante de Monaco se pressait à l’avant-veille de la rentrée des classes. De la nostalgie jusque dans la photo prise devant l’extension en mer pour célébrer la disparition des célèbres blocs des digues de l’entrée du port Hercule, adulés par les baigneurs et les pêcheurs.

Il est bon de suivre ces deux inconditionnels de Proust et Montesquieu dans leurs pérégrinations syntaxiques. Outre les réminiscences scolaires, ils offrent une épopée locale propice à ce temps perdu que la mémoire perpétue et l’orthographe aide à survivre. Sans l’assimiler obligatoirement à un combat d’arrière-garde. Car l’orthographe est plus que jamais toujours d’actualité.


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