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La découverte étonnante des archéologues de Monaco lors d'une fouille dans les steppes de Mongolie

Mis à jour le 31/10/2017 à 14:26 Publié le 31/10/2017 à 14:30
Jérôme Magail et Jamyian Ombo Gantulga dirigent ensemble la mission archéologique entre les deux pays, à raison d’une campagne de fouilles annuelle dans la province de l’Arkhangaï.

Jérôme Magail et Jamyian Ombo Gantulga dirigent ensemble la mission archéologique entre les deux pays, à raison d’une campagne de fouilles annuelle dans la province de l’Arkhangaï. Photo Julien Faure

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La découverte étonnante des archéologues de Monaco lors d'une fouille dans les steppes de Mongolie

Depuis dix ans que les équipes monégasques et mongols fouillent ensemble la steppe, où ils viennent de mettre à jour un chaudron en bronze intact, daté du IIe siècle avant notre ère.

Dans l'inconscient collectif, les steppes mongoles ne sont pas référencées pour être des plus accueillantes.

Pourtant, pour un archéologue, cette terre de la province de l'Arkhangaï s'avère être un terrain de jeux constructif.

La province de l'Arkhangaï, au centre de la Mongolie.
La province de l'Arkhangaï, au centre de la Mongolie. Photo DR

Depuis une décennie, les équipes du musée d'anthropologie préhistorique de Monaco mènent une campagne commune avec l'Académie des sciences de Mongolie pour arpenter cette plaine au Nord de la grande muraille de Chine, où passait la route de la soie. Et où demeurent des restes de civilisation vieux de 1.200 ans avant notre ère. Notamment de grandes tombes identifiables de cavaliers de l'époque avec des tumuli de pierres encore en place.

Sur place, les équipes fouillent ensemble depuis plusieurs années, deux nécropoles à Tsatsyn Ereg et Gol Mod, où sont dénombrées 500 tombes.

La tombe d'un cavalier

"Ce sont des sites où l'on trouve d'ordinaire des restes de l'age de Bronze", commente l'anthropologue Jérôme Magail, directeur de la mission archéologique conjointe entre Monaco et la Mongolie. Mais tout récemment, lors de la dernière campagne de fouilles, les archéologues ont fait une découverte singulière.

"Nous avons commencé à creuser et nous nous sommes rendu compte rapidement que les niveaux étaient plus profonds que d'ordinaire".

Sous leurs pieds, les archéologues vont mettre à jour, à trois mètres de profondeur, la sépulture vraisemblable d'un cavalier datant du IIe siècle avant notre ère. Premier indice qui les a guidés? Une pointe de flèche en bronze taillée finement. À l'époque on enterrait les morts avec des objets précieux mais aussi des restes d'animaux.

Des tumuli de pierres indiquent les emplacements d’anciennes sépultures.
Des tumuli de pierres indiquent les emplacements d’anciennes sépultures. Photo DR

Si la tombe, comme beaucoup dans la steppe, a été profanée, dans un coin, l'équipe de Jérôme Magail découvre tout de même, intact, un chaudron en bronze. Et de l'objet dépassait une cuillère en bois.

"Dès que nous avons vu ce bout de bois, nous avons arrêté de gratter pour conserver la terre à l'intérieur du chaudron et l'analyser pour comprendre à quoi servait cet objet".

Apport technologique

Des analyses toujours menées conjointement entre les deux pays. Depuis 2006, un lien s'est forgé entre Monaco et la Mongolie et leurs représentants, Jérôme Magail et Jamyian Ombo Gantulga. "Il y a une vraie culture de l'archéologie sur place, les professionnels sont très aguerris".

Sur place justement, les professionnels monégasques leur apportent un accès aux technologies les plus modernes qui permettent de dater avec précision le moindre fragment d'os.

Grâce au soutien de la direction de la Coopération international, un centre de recherche a été financé en Mongolie. Et des campagnes communes sont menées chaque été dans la province de l'Arkhangaï. Monaco a aussi participé à la restauration du monastère bouddhique de Zajaan hüree à Cecerleg.

L'équipe travaille aussi sur d'étranges monolithes gravés avec des dessins d'animaux qui jalonnent les étendues de Mongolie pour comprendre leurs significations.

Avec, à terme, l'envie d'aménager la steppe mongole pour en faire une terre de visites archéologiques pour le grand public.

Autour d’Elisabeth Gramaglia Gondeau, consul honoraire de Mongolie à Monaco, Jerome Magail et Jamyian Ombo Gantulga présentent le chaudron découvert à Tsatsyn Ereg.
Autour d’Elisabeth Gramaglia Gondeau, consul honoraire de Mongolie à Monaco, Jerome Magail et Jamyian Ombo Gantulga présentent le chaudron découvert à Tsatsyn Ereg. Photo DR

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