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La compagnie aérienne ne reconnaît pas sa réservation: la folle mésaventure d'une jeune Brésilienne bloquée à Nice

Alors qu’elle devait rentrer à São Paulo fin juillet après des vacances chez son père, Chloe, 17 ans, n’a pas pu prendre son vol. La cause: son billet n’existe pas. Pourtant, il a bien été payé.

Claire Camarasa Publié le 06/08/2022 à 07:30, mis à jour le 06/08/2022 à 08:50
Chloe et son père se sont rendus à l’aéroport de Nice munis de pancartes, jeudi midi, afin d’essayer de trouver une issue à leur problème. (Photo Cl. C.)

Comme chaque année au mois de juillet, François Aragon reçoit la visite de sa fille, Chloe, qui vit à São Paulo, au Brésil, avec sa maman. Un rendez-vous important puisqu’ils vivent très éloignés l’un de l’autre le reste de l’année, les deux parents étant séparés depuis la plus tendre enfance de Chloe.

"Comme à chaque fois, je lui prends un billet aller-retour pour qu’elle vienne en France, raconte François Aragon. Ma fille est arrivée à Nice le 26 juin, comme prévu, mais elle n’a pas pu repartir à São Paulo le 30 juillet."

Le problème ? Malgré une réservation en bonne et due forme sur le site lastminute.com, aucune réservation n’a été effectuée pour ITA Airways, la compagnie aérienne qui était censée assurer le vol.

"Tout le monde se renvoie la balle"

"Quelques heures avant le vol, j’avais essayé de faire l’enregistrement en ligne, comme pour l’aller, mais impossible, développe le père de famille. J’ai donc décidé d’arriver en avance à l’aéroport pour faire l’enregistrement." Et là, c’est la douche froide. La compagnie aérienne lui indique que sa fille ne possède pas de billet sur ce vol.

 

Preuves à l’appui, François Aragon tente d’obtenir gain de cause, en vain. "La compagnie me dit que ma fille n’existe pas sur ce vol et que je dois contacter Last minute pour régler ça avec eux car ce sont eux qui m’ont vendu le billet." Il s’exécute. Ils le renvoient vers la compagnie aérienne.

"Heureusement que ça m’arrive alors que je suis chez mon père, se rassure Chloe. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais été toute seule." "Tout le monde se renvoie la balle et, pendant ce temps-là, ma fille est toujours à Nice et elle a raté sa rentrée scolaire, se désole-t-il. À São Paulo, il n’y a qu’un mois de vacances en juillet et les cours reprennent en août. Elle rentre en terminale, c’est sa dernière année."

Commence alors, six jours durant, une longue série d’appels téléphoniques et d’envois de mails. En plus de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé, ce François Aragon ne veut pas payer un nouveau billet d’avion: "J’ai réservé ces billets, il y a trois mois et j’en ai eu pour 900 euros aller-retour. Aujourd’hui, un aller simple me coûterait 2.500 euros!"

Une action à l’aéroport de Nice

Jeudi, après cinq jours sans solution, Chloe et son père ont décidé de se rendre à l’aéroport de Nice, munis de pancartes. "Je ne sais plus quoi faire, c’est mon dernier espoir, confiait-il sur place. Je pense que je vais finir par reprendre un billet sur le même site pour espérer ensuite régler tout ce dossier d’un coup."

 

Mais c’est justement au cours de cette action qu’une personne du site Last minute a rappelé François Aragon. Une issue était enfin proposée: Chloe a pu rentrer hier, sur un vol en fin de journée, aux frais du site de réservation.

"Ils auront quand même mis 6 jours à réagir, lâche François, non sans soulagement. Chloe va enfin pouvoir reprendre les cours."

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