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La cérémonie du thé, une fenêtre sur le Japon

Mis à jour le 14/02/2016 à 05:04 Publié le 14/02/2016 à 05:04
Un grand silence enveloppe le premier étage de l'auditorium, au moment de la cérémonie.

Un grand silence enveloppe le premier étage de l'auditorium, au moment de la cérémonie. N.H.-F.

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La cérémonie du thé, une fenêtre sur le Japon

Hier après-midi, ce moment traditionnel nippon a été rejoué à l'auditorium Rainier-III, dans le cadre de la 10e rencontre artistique Monaco-Japon. Histoire de faire découvrir la culture localeLe skieur Paul Croesi était à l'honneur à Lillehammer, 22 ans après les JO de 1994, où le prince Albert II lui-même avait été porte-drapeau

Un grand silence a enveloppé le premier étage de l'auditorium Rainier-III. Pas un bruit, dans la pièce lumineuse qui donne sur la mer. Il y a pourtant du monde. Un public plutôt nombreux a rivé ses yeux sur la scène qui se joue au centre de la salle, hier après-midi. Une dame en kimono s'active. Avec un visage concentré et des gestes précis, elle prépare du thé. Dans la plus pure tradition japonaise. Akiko Fujita, la présidente du groupe Monaco et Fleurs Japon a réalisé, tout un après-midi durant, la cérémonie du thé, dans le cadre de la 10e rencontre artistique Monaco-Japon, qui commémore aussi dix ans de relations diplomatiques entre les deux pays.

« Partage »

La cérémonie du thé, c'est esthétique, d'accord. Mais c'est bien que plus que cela. C'est surtout une manière de « faire découvrir notre culture », explique, via une interprète Kazuo Noguchi. Il est le président de Reijinsha, une entreprise basée à Osaka et qui organise des événements autour de la culture nippone. Le moment tourne autour de « l'accueil des invités », du « partage », de « l'accueil des hôtes », appuie Akiko Fujita. Pendant trois heures, elle exécute la cérémonie, prépare le thé vert que le public sirote ensuite. Elle répète la même manœuvre. Faire chauffer l'eau, « purifier » les ustensiles, battre la poudre de thé vert Matcha et l'eau chaude avec un épais fouet en bambou, pour faire monter la boisson. Puis recommence. Et après avoir bu le thé, « on prend les tasses et on admire », ajoute Hideko Hashimoto, une autre membre du groupe Monaco et Fleurs Japon. « Ce sont des œuvres d'art. »

Parmi ceux qui ont trempé leurs lèvres dans le thé vert, il y a Nicole et Benoît, un couple de la Roquette-sur-Siagne. La curiosité, l'envie de découvrir la culture japonaise les ont attirés ici. Et puis la cérémonie en elle-même est assez unique.

« On est très café »

« En France, c'est assez expéditif, juge Nicole. Là, c'est intéressant par le rituel. Il y a le silence, personne ne parle. » Benoît embraye sur les contrastes du Japon. « Ce qui interpelle toujours, c'est que c'est un pays avancé technologiquement mais qui a conservé ses traditions et ses valeurs », dit-il.

Reste le thé en lui-même. Même si, précise Nicole, « on est très café, on ne boit du thé que de temps en temps ». La boisson préparée avec tact avait « une odeur de salade, de légumes. Mais ça ne se sentait pas au goût. Ce n'était pas désagréable ». Et puis ils s'en vont déambuler entre les œuvres accrochées sur les cimaises de l'auditorium. Les animations organisées dans le cadre de la 10e rencontre artistique Monaco-Japon se poursuivent encore aujourd'hui.

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