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La campagne nationale

Mis à jour le 25/10/2017 à 05:14 Publié le 25/10/2017 à 05:14
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La campagne nationale

Pep s: « Dynamisme, vitalité ; effet stimulant donné par quelque chose.

Pep s: « Dynamisme, vitalité ; effet stimulant donné par quelque chose. Avoir du peps ». À en croire la définition du Larousse, en lançant 12 PEP'S (Pôles d'écoute et de proposition), l'équipe de campagne de Primo ! et son leader, Stéphane Valeri, ont l'intention de mener une campagne survitaminée.

Invités à participer à trois réunions thématiques rien que cette semaine, les adhérents du mouvement en savent désormais quelque chose. La première réunion, consacrée au logement, a ainsi tenu en haleine environ 150 sympathisants - dont une bonne partie des 54 référents de Primo ! - pendant plus de deux heures, lundi soir au Méridien.

Pour parler logement - « la priorité nationale absolue », Primo ! avait choisi de mettre en vitrine « une partie émergée » des référents planchant sur cette thématique phare du futur programme de Stéphane Valeri, qu'il compte dévoiler « après la Fête du prince » (19 novembre). « Il y aura alors le temps pour le débat », confie-t-il.

Autour du leader, lundi sur l'estrade : Karen Aliprendi-De Carvalho, Pierre Van Klaveren, Jean-Michel Ughes, Franck Lobono, Marie-Noëlle Gibelli-Poullain et Jean-Michel Cucchi. Ce dernier, actuel président de la commission Logement du Conseil national, a hérité du micro pour répondre à la majeure partie des questions écrites, en salle ou sur internet, par les adhérents de Primo !.

« 300 familles sur le carreau »

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avant même qu'il annonce sa prochaine liberté (lire ci-dessous), « l'expert » a dézingué à tout-va. Exprimant sa frustration à évoluer dans le système actuel, notamment ses nombreuses idées reléguées au placard, le président de la commission Logement a lâché ses vérités, entre autres sur l'extension en mer (lire ci-dessous) et critiqué la compétence du département des Finances en matière de logement, sous le regard approbateur de son chef de file et d'un public acquis. « On sait que tu as dû composer avec une hiérarchie difficile », lancera un sympathisant en salle.

Un propos acerbe et un ton raccord avec Stéphane Valeri, d'entrée, qui puisait son inspiration en Jean-Pierre Chevènement : « Un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule ». Une formule qui fait toujours mouche et un brin de vulgarité pour « un mouvement populaire » hilare.

Halte aux rires au moment d'édicter un constat sur le logement : « Il y a une pénurie inacceptable de logements à Monaco. Pour 500 familles qui attendent un logement, 200 seront attribués. Il y a donc 300 familles sur le carreau. » D'où un plan d'urgence pour le logement et des propositions fermes ou des embryons de solutions. Le fameux « laboratoire d'idées nouvelles ».

Pour pallier le déficit de logements, Stéphane Valeri évoque ainsi des alternatives en utilisant « une partie de l'Esplanade des Pêcheurs (disponible immédiatement), des terrains du Grand Ida (disponibles pour partie l'an prochain) et de l'Annonciade II (dans les prochaines années) ». Ou encore une réflexion à avoir sur la restructuration du centre commercial de Fontvieille.

Il n'y aura « pas de groupe de pression », ni « de questions taboues mais que des remarques sincères », justifie le candidat après les interventions de Jean-Michel Cucchi et de Franck Lobono. Le Monsieur Apolline de Primo ! évoquant une « situation qui reste très compliquée ».

« Traiter avec humanité »

Côté programme : maintien de surfaces protégées équivalentes à celles détruites dans le secteur protégé, création d'une aide nationale à la mobilité et promesse d'insérer « un paragraphe » sur les modalités d'échanges de logements domaniaux, prix des Domaines… ont émaillé les discours. Stephane Valeri restant plus prudent sur le secteur libre : « Il n'y a pas de règle pour ne pas faire peur aux investisseurs. »

Des annonces forcément entrecoupées de quelques semelles à l'égard de la concurrence. A commencer par Béatrice Fresko-Rolfo : « Je lisais ce matin dans le journal qu'il y a 7 000 Monégasques, ils sont plutôt 9 300. » Une population qui, sur un territoire exigu, devrait permettre de faire de la « haute couture » et « traiter chacun avec humanité ».

Le ministre d'État, Serge Telle, n'est pas épargné non plus pour « ses déclarations inquiétantes sur les fonctionnaires ».

Des certitudes conclues par un appel clair : « Il ne faut pas seulement gagner cette élection, mais bien la gagner. »


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