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La Calypso en Principauté : le projet tombe à l'eau

Mis à jour le 08/01/2016 à 05:13 Publié le 08/01/2016 à 05:13
Fin mars, le bateau du commandant Cousteau quittera Concarneau pour rejoindre Gênes en cargo.	(DR)

La Calypso en Principauté : le projet tombe à l'eau

« Merci de nous l'apprendre.

« Merci de nous l'apprendre. » La Fondation Prince Albert II n'était pas au courant. En Principauté, tout le monde ignorait que Francine Cousteau, la seconde femme du célèbre explorateur, venait de virer de bord et de choisir un autre avenir pour la Calypso, l'emblématique navire océanographique du commandant Jacques-Yves Cousteau.

Pourtant, les discussions n'étaient pas rompues. Elles ont débuté il y a tout juste un an. Début 2015, l'Équipe Cousteau (Cousteau Society), l'association propriétaire du bateau en ruine, présidée par Francine Cousteau, et la Fondation Prince Albert II entraient en négociation pour tracer un avenir monégasque à la Calypso.

Monaco attaché à Cousteau

Le souverain, en effet, souhaitait acquérir, via sa fondation, l'héritage scientifique du commandant Cousteau, composé de films, de livres, de photographies et, bien sûr, du navire océanographique qui croupit depuis 2007 dans un hangar du chantier naval de Concarneau, en Bretagne.

Une volonté du prince Albert II qui n'avait rien d'un caprice. D'abord, le commandant Cousteau a dirigé le Musée océanographique de Monaco durant de longues années, entre 1957 et 1988. L'homme au bonnet rouge incarnait tellement les lieux que d'aucuns, en Principauté, parlaient volontiers du « Musée Cousteau ». L'actuel directeur des lieux, Robert Calcagno, manque d'ailleurs rarement de rappeler à ses invités, non sans émotion, que le bureau qu'il occupe était celui de Jacques-Yves Cousteau.

Par l'acquisition de la Calypso, le prince Albert II voulait aussi rendre hommage à son trisaïeul, le prince Albert Ier, grand scientifique et navigateur, qui a fondé l'Institut océanographique en 1889 et fait bâtir le musée, lequel sera inauguré en 1910.

Dans le cadre des discussions avec l'Équipe Cousteau, deux options étaient envisagées : « Soit la restauration du navire à l'identique pour lui permettre de naviguer à nouveau, soit sa transformation en musée », rappelle la fondation. Dans le second cas, la Calypso aurait trouvé naturellement sa place à côté du Musée océanographique.

Seconde vie en Méditerranée

Ce ne sera pas le cas. Francine Cousteau a annoncé sa décision mercredi sur le site www.cousteau.org : « En ce début d'année 2016, une toute nouvelle vie s'ouvre pour la Calypso, 20 ans exactement après son accident à Singapour, écrit-elle. Après avoir exploré la possibilité d'un avenir monégasque pour le mythique navire du commandant Cousteau, une autre solution est retenue pour sauver la Calypso. »

Toujours selon la veuve du commandant Cousteau, l'épave pourrait quitter les chantiers de Concarneau pour être entièrement restaurée et entamer une nouvelle vie. Ce sera sur les eaux et, ajoute-t-elle, « en Méditerranée ».

Cette décision soudaine n'a pas manqué de surprendre la Fondation Prince Albert II. D'autant que les discussions, même si elles s'étaient quelque peu étiolées ces dernières semaines, étaient toujours en cours. « Le dernier contact date d'octobre dernier, confie-t-on à la fondation. Francine Cousteau devait revenir vers nous pour proposer des noms de repreneurs avec qui nous aurions pu travailler. La balle était dans son camp. Nous n'avons plus eu de nouvelles depuis. » Et pour cause…

Et maintenant, vers quels horizons va voguer

la Calypso ? Selon nos confrères du Télégramme, le navire de 43 mètres, pesant 250 tonnes, sera chargé sur un cargo vers la fin du mois de mars, pour être acheminé à Gênes. Une traversée qui devrait durer quatre à cinq jours. Pour autant, rien ne dit que la Calypso sera remise à neuf sur un chantier génois. En revanche, le navire océanographique du commandant Cousteau entamera une seconde vie de navigation en Méditerranée. Et peut-être, qui sait, qu'il fera escale, un jour, au port Hercule…


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