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La belle success-story des masques réalisés avec d’anciennes nappes du Bal de la Rose

Mis à jour le 28/05/2020 à 22:05 Publié le 28/05/2020 à 22:03
 En restant chacune chez elle, les couturières de l’équipe ont réussi à assurer les commandes.

En restant chacune chez elle, les couturières de l’équipe ont réussi à assurer les commandes. Photos DR

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La belle success-story des masques réalisés avec d’anciennes nappes du Bal de la Rose

"Incroyable!" lance-t-elle. La directrice des Boutiques du Rocher n’en revient toujours pas. Quand les couturières de l’enseigne artisanale de la Fondation Princesse Grace – qui produit à l’année layette, linge de table et de maison – ont pensé recycler d’anciennes nappes du Bal de Rose pour fabriquer des masques, l’intention première était d’apporter leur pierre pour aider la communauté.

Mais le glamour est passé par là. Et l’effet conjugué de ces étoffes venues d’une soirée de gala, qui plus est dessinées par Karl Lagerfeld, ont fait boule de neige.

"Nous avons eu presque 600 commandes après l’article paru dans Monaco-Matin. Des masques ont été envoyés de partout en France, en Belgique, en Allemagne. Une nièce de Karl Lagerfeld nous a même acheté un exemplaire", continue Catherine Sitalapresard, qui dirige les Boutiques du Rocher.

L’aura du kaiser de la mode disparu en 2019 aura été bénéfique à cette collection surprise. Bonne nouvelle pour ces masques vendus 5 euros pièce au profit de la Fondation Princesse-Grace.

"Nous avons transformé nos appartements en ateliers"

Pour l’équipe des couturières des boutiques, il a fallu s’adapter, en travaillant chacune chez soi, selon un plan de couture bien précis.

"Stéphanie Alcalde répond aux commandes que nous recevons sur Facebook. Je les centralise et avec ma fille Mélanie, nous préparons les tissus. Il faut plus d’une heure pour découper une nappe entière en respectant les dessins et les fleurs. Je coupe des carrés et des bandes pour faire les différentes couches et les attaches. Mélanie bâtit ensuite les masques, réalise les pliages", continue Catherine Sitalapresard.

Aux couturières, Nelly Benet et Cristelle Hurtin ensuite, de piquer les tissus, les biais et façonner les masques.

"Nos familles ont été indulgentes car nous avons toutes transformé nos appartements en ateliers. Et pour aller de l’une à l’autre, porter les travaux, le petit ami de Mélanie, Kevin, s’est gentiment proposé de se charger bénévolement de ces livraisons à moto."

Une organisation qui se poursuit, car il est encore possible de commander des masques. Et de les retrouver dans les Boutiques du Rocher à Monaco-ville ou à Monte-Carlo, qui rouvriront toutes les deux le 2 juin.

Une reprise en douceur pour cette institution qui fête cette année son cinquantième anniversaire.

"Pour l’occasion, nous avions préparé une collection spéciale et un cocktail pour la présenter. Tout a été annulé mais avec l’accord de notre administratrice Louisita Albanese, nous avons décidé de remettre ces célébrations à l’an prochain."


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