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La baronne Rothschild donne une bouteille adjugée 220.000 euros pour la lutte contre le cancer

Mis à jour le 02/05/2019 à 11:58 Publié le 02/05/2019 à 10:00
Ariane de Rothschild, présidente du comité exécutif du Groupe Edmond de Rothschild, au Yacht-club de Monaco.

Ariane de Rothschild, présidente du comité exécutif du Groupe Edmond de Rothschild, au Yacht-club de Monaco. Photo J.D.

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La baronne Rothschild donne une bouteille adjugée 220.000 euros pour la lutte contre le cancer

La Baronne Ariane de Rothschild a donné une bouteille exceptionnelle de 1869 adjugée 220.000 € au cours du gala de l’EORTC à Monaco. Une somme destinée à la lutte contre le cancer.

Une bouteille de vin de 1869 Château Lafite Rothschild adjugée 220.000 euros !

Pour sa première participation, en Principauté, au gala du Fonds pour la recherche de l’EORTC (organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer), vendredi dernier à l’Hôtel de Paris, Ariane de Rothschild a fait un don exceptionnel.

Aux côtés du prince Albert II, qui préside l’EORTC depuis 2014, elle se réjouit des actions de recherches déployées partout, notamment auprès de 5.000 chercheurs à travers le monde.

La dynamique présidente du comité exécutif du Groupe Edmond de Rothschild est une baronne dont la personnalité tout entière s’exprime dans la générosité.

Un sourire radieux, un enthousiasme impressionnant, une conscience de la détresse humaine d’emblée évoquée, et une banquière qui parle de philanthropie comme l’indissociable pendant du monde de la finance dans lequel elle déploie son expérience et son expertise.

La lutte contre le cancer, une cause que votre fondation défend?
Nos actions sont davantage orientées sur l’ophtalmologie, la tête et le cou, à Paris, avec la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild. Cet établissement est le meilleur hôpital de France pour la cataracte, l’AVC, l’épilepsie en particulier infantile... La Fondation ophtalmologique a été créée par la famille au XIXe siècle, puis transmise à l’État mais gérée par nous et présidée par mon mari. Traditionnellement, la famille a toujours eu un pied dans la médecine et la recherche.

Le cancer, une maladie pour laquelle vous ne pouvez toutefois pas être indifférente…
Tous, de près ou de loin, avons été ou sommes affectés par le cancer. J’ai donc bien sûr accepté de participer à cette soirée. J’ai cherché ce qui pourrait réellement contribuer à aider. J’ai donc choisi de donner une bouteille de 1869 Château Lafite Rothschild.

Pourquoi 1869?
Le Baron James a acheté Lafite en 1868. Et l’année suivante est la première du millésime Lafite Rothschild. La cuvée 1869 est donc le premier millésime travaillé par les équipes du Baron James de Rothschild. La bouteille de grand vin de Lafite Rothschild 1869 qui a été mise aux enchères est exceptionnelle à ce titre, mais également parce qu’il n’existe sur le marché aucun équivalent connu.

Une bouteille qui a été adjugée 220.000 euros!
Je crois que c’est le plus beau prix payé publiquement pour cette bouteille. Tina Green l’a achetée et a fait un geste extraordinaire. C’est une générosité immense.

Avec les quatre autres lots de la vente aux enchères, savez-vous combien a été récolté?
1,1 million d’euros. C’est fantastique.

À quoi va servir cette somme?
Elle va être consacrée à des programmes européens de recherches et un volet d’accompagnement des patients en longue maladie.

Banque et philanthropie, deux activités indissociables?
Absolument! Mon beau-père disait: "Un Rothschild est forcément banquier, juif et philanthrope." Initialement, la philanthropie au sein de la famille a été motivée par la religion. On a l’obligation de donner. Cela fait 300 ans que les Rothschild font de la philanthropie.

La banque a, elle-même, des activités philanthropes?
Non. Nous avons des fondations à capitaux familiaux seulement. Cela nous donne une liberté de choix et de penser. On ne demande pas d’argent. La philanthropie est totalement séparée de la banque.

Cela vous permet-il de soutenir des causes sans rentrer dans un plan d’actions prédéfini?
C’est exactement cela ! C’est comme cela que j’ai fait, il y a quelques années, des programmes qui concernaient la diversité dans les banlieues. Moi qui ai grandi à l’étranger, cela m’a toujours choqué de voir les barres d’immeubles de certaines zones comme en Seine-Saint-Denis. Mon objectif était de donner les moyens de faire émerger de leurs rangs de vrais talents.

Vous avez d’autres causes qui vous tiennent à cœur?
Outre la médecine, nous soutenons les arts au sens large – mais nous avons beaucoup de programmes sur « l’art au service du rapprochement social », et l’entrepreneuriat.

L’entrepreneuriat?
Cela m’a effectivement permis d’amener certains projets dans la banque. Nous avons par exemple un projet qui soutient des jeunes femmes de la diversité, diplômées d’un master, et qu’il faut accompagner pour qu’elles rentrent dans le marché du travail. Nous avons entre vingt et trente femmes chaque année qui sont ainsi guidées par des banquiers à qui je demande du temps et de l’implication. Donner de l’argent n’est pas une fin en soi. Donner de sa matière grise contribue tout autant que l’argent. Nous avons transformé notre philanthropie : d’abord généreuse et classique, elle est maintenant orientée sur l’impact. J’ai pris les outils de la finance dans la philanthropie afin d’être sûr de la bonne destination des fonds alloués. Nous apprécions également travaillé avec d’autres fondations.

Vos clients partagent-ils ce même esprit?
Beaucoup ! Nos clients sont principalement des hommes et des femmes d’affaires qui veulent contribuer. Ils partagent cela avec nous. Les chefs d’entreprise ont une volonté active de donation. C’est très fort.

Le prince Albert II et la baronne Ariane de Rothschild, vendredi soir, à l’Hôtel de Paris, pour le gala de l’EORTC que préside le souverain monégasque depuis 2014.
Le prince Albert II et la baronne Ariane de Rothschild, vendredi soir, à l’Hôtel de Paris, pour le gala de l’EORTC que préside le souverain monégasque depuis 2014. Photo Sylvain Iorio

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