“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

La Baronne Brandstetter vide sa garde-robe au profit des "Anges Gardiens de Monaco"

Mis à jour le 25/07/2018 à 14:07 Publié le 25/07/2018 à 07:44
En 2010, La Baronne Marianne Brandstetter avait déjà généreusement donné ses effets personnels.

En 2010, La Baronne Marianne Brandstetter avait déjà généreusement donné ses effets personnels. Photo Céline Brégand

La Baronne Brandstetter vide sa garde-robe au profit des "Anges Gardiens de Monaco"

Vendredi, à partir de 10h30, au salon Mistrau de l’hôtel du Fairmont Monte-Carlo débutera la vente caritative des effets de la Baronne au profit des "Anges Gardiens de Monaco"

Dans le luxueux hôtel du Fairmont Monte-Carlo, la Baronne Marianne Brandstetter nous reçoit dans ses appartements.

Élégante comme à son habitude, elle porte une robe jaune flamboyante assortie d’un magnifique collier aux pierres multicolores.

C’est une des dernières fois qu’elle le portera, puisqu’il fait partie des innombrables pièces qu’elle mettra en vente à partir du vendredi 27 juillet au profit de l’association monégasque, "Les Anges Gardiens de Monaco". "Ce collier, c’est un petit bout de moi qui s’en ira", dit-elle tout en se regardant dans le miroir.

Au fond du salon, la table ronde est envahie par des foulards, des bijoux fantaisie et des sacs.

La Baronne passe en revue les accessoires et raconte quelques anecdotes au sujet de certains objets.

Qui lui a donné, où elle les a achetés, quand les a-t-elle portés, elle se souvient de tout ou presque.

Pourquoi la Baronne est-elle aussi généreuse? Assise, les jambes croisées sur son canapé blanc, elle n’hésite pas à parler son douloureux passé.

Photo Céline Brégand

"J’ai connu la faim et la peur"

Née en 1936 à Nuremberg en Allemagne, la Baronne a connu les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. "À cause des bombardements, nous vivions dans la cave. De mes 4 à 10 ans, nous vivions comme des rats à manger des épluchures de pommes de terre. J’ai connu la faim et la peur. Je sais ce que c’est de ne rien avoir. La générosité fait partie de ma nature. Il faut donner à ceux qui n’ont rien."

Elle lève les yeux au ciel et continue son récit. À sa majorité, elle a quitté l’Allemagne pour la Suisse.

C’est à ce moment-là que sa vie a changé.

Mais la Baronne n’oubliera jamais d’où elle vient, ni ce qu’elle a vécu.

Cela fait plus de 30 ans qu’elle vit sur le Rocher.

Ici, dans cet hôtel, elle est chez elle, depuis maintenant 23 ans.

Ce qu’elle a réuni dans sa suite, n’est rien à côté de tout ce qu’elle va donner. Nous quittons les appartements de la Baronne pour rejoindre l’endroit où tous ses biens, qui ne seront bientôt plus les siens sont stockés.

Dans la petite pièce sombre, Minou, Rinaldo, Stéphanie, Sylvane et Vincent sont à pied d’œuvre pour terminer l’étiquetage.

On se sait plus où donner de la tête, tellement il y en a.

Photo Céline Brégand

La Baronne a mis la main à la pâte

Dans les escaliers, soigneusement rangés dans des boîtes, des perruques, des maillots de bain, mais aussi des chapeaux.

La Baronne raffole des belles coiffes. Il y a en a pour tous les goûts. Deux grosses malles sont pleines à craquer, tout autant que les trois portants auxquels sont accrochés d’élégants et beaux vêtements de créateurs et de marques luxueuses.

"C’est vraiment une chance pour nous d’avoir tout ça pour l’association", se réjouit Rinaldo, membre des "Anges Gardiens", dont les yeux parcourent les effets de la Baronne avec une certaine satisfaction. "Marianne n’a pas seulement donné ses effets personnels, elle a aussi participé à l’équipage. Ça fait trois jours que nous sommes là et pendant tout ce temps, elle a été à nos côtés", ajoute Stéphanie Boy.

Photo Céline Brégand

Pour toutes les bourses

Les prix sont attractifs et c’est peu de le dire, car ils varient entre 2 et 2.000 euros. Et c’est la Baronne elle-même qui les a fixés. "Les riches achètent et les pauvres profitent", lance-t-elle. Elle regarde ses vêtements d’un air nostalgique, mais sans aucun regret.

Elle sort quelques pièces, comme une longue robe noire de danseuse de Flamenco. "Je me souviens de celle-ci, j’avais dû faire au moins quatre essayages avant qu’elle m’aille."

Puis elle la repose, c’est peut-être la dernière fois qu’elle la verra, comme tout un tas d’autres choses d’ailleurs. Mais les souvenirs eux resteront, et grâce à tout cela, la Baronne fera de nombreux heureux.


Savoir +
La vente caritative exceptionnelle de la Baronne Marianne Brandstetter se tiendra au salon Mistrau du Fairmont Monte-Carlo de 10h30 à 19 h. Ouverte à tous.

Photo Céline Brégand

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.