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L'USM refuse de s'asseoir à la table de la concertation

Mis à jour le 09/01/2019 à 05:06 Publié le 09/01/2019 à 05:06
La méthode de concertation a déjà été utilisée pour le projet de loi sur le travail de nuit. L'Union des syndicats de Monaco n'est pas satisfaite des résultats de la concertation, et ne souhaite pas reproduire l'expérience.

La méthode de concertation a déjà été utilisée pour le projet de loi sur le travail de nuit. L'Union des syndicats de Monaco n'est pas satisfaite des résultats de la concertation, et ne souhaite pas reproduire l'expérience. M. Alesi/ Dir. Com.

L'USM refuse de s'asseoir à la table de la concertation

En tant que fédération de syndicats historiques, l'Union des syndicats de Monaco aurait dû siéger en bonne place à la table des discussions.

En tant que fédération de syndicats historiques, l'Union des syndicats de Monaco aurait dû siéger en bonne place à la table des discussions. Mais voilà, l'expérience du projet de loi sur le travail de nuit semble les avoir refroidis.

« Nous avons dépensé beaucoup d'énergie avec beaucoup de militants pour aller à de nombreuses réunions sur le travail de nuit. Au final, aucune des demandes qui émanent de nos 42 syndicats n'a été prise en compte. On s'est reposé la question quand on a reçu la proposition du conseiller. On a soumis l'idée au comité fédéral qui a décidé que ce n'était pas une bonne idée de dépenser de l'énergie pour aller dans des réunions qui ne sont pas des réunions de négociations, mais des réunions de concertations, et qui rassemblent un certain nombre de personnes qui ne maîtrisent pas le sujet », plaque Olivier Cardo, secrétaire général adjoint de l'Union des syndicats de Monaco.

«Nous nous tenons à la disposition du gouvernement, s'il consent à recevoir une délégation de l'USM, et rien qu'une délégation de l'USM. Ce n'est pas la peine de nous mettre à table avec la F2SM ou le syndicat patronal de l'intérim. Nous sommes ouverts à la concertation, à condition que cela apporte du progrès social. Jusque-là, ça n'est pas arrivé. »

Au moins, on peut dire que c'est du direct.

Mais l'USM a participé à sa façon, depuis de nombreuses années, par le biais de courriers et de vœux émis au Conseil économique et social de Monaco où siègent Olivier Cardot et Bruno Augé.

« Les banques ne prêtent pas aux intérimaires »

Ce que l'USM reproche au travail temporaire, c'est de « produire de la précarité, et d'acheter la paix sociale » : « Un jeune qui commence à travailler, ce qu'il veut, c'est construire sa vie. Or, en intérim, aujourd'hui c'est impossible : les banques ne prêtent pas aux intérimaires pour un appartement ou une voiture, les propriétaires ou les agences ne veulent pas louer aux intérimaires. Et puis on sait bien qu'un intérimaire ne conteste pas, il a trop peur de perdre son emploi », constate Olivier Cardot.

Bruno Augé rappelle aussi que les entreprises utilisent parfois les travailleurs intérimaires pour ne pas franchir certains seuils d'effectifs et s'affranchir de certaines obligations.

Pour eux, il faut aller plus loin : « Le texte qui devrait être fait aujourd'hui par le gouvernement devrait mettre fin aux emplois précaires. Au-delà de l'intérim, il nous semble indispensable de revoir la loi sur le contrat de travail. »

Didier Gamerdinger regrette la situation : « Je leur ai dit qu'ils seront toujours les bienvenus. J'ai demandé qu'on leur communique l'ensemble des éléments d'appréciations. C'est à eux de décider ce qu'ils entendent faire. »


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