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L’Union des retraités de Monaco fête ses 70 ans

Mis à jour le 21/12/2019 à 10:24 Publié le 21/12/2019 à 10:24
Le conseil d’administration a remercié les quelques 200 invités venus souffler les bougies.

Le conseil d’administration a remercié les quelques 200 invités venus souffler les bougies. L.M.

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L’Union des retraités de Monaco fête ses 70 ans

Loin d’être à la retraite, l’URM a célébré hier soir ses soixante-dix printemps, malgré l’alerte météo. L’occasion de revenir sur les circonstances de sa création, son rôle, et ses victoires

Qu’on ne se fie pas à la neige qui couvre à l’année la tête d’Alex Falce, son président : même à 70 ans, les membres de l’Union des retraités de Monaco ont conservé le sens de la fête. « Une présence et un ton juvénile », a-t-il dit dans son discours hier soir, en présence de Stéphane Valeri, président du Conseil national ; de Jacques Pastor, représentant la mairie de Monaco ; de Gérard Destefanis pour la mairie de Beausoleil ; et de Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales.

L’occasion de faire un petit rappel des conditions de la création de l’organisation. « Aux époques d’avant et d’après-guerre de 1939-1945, très peu de salariés bénéficiaient d’une pension de retraite, alors que leurs difficultés journalières ne cessaient de les accabler », a rappelé Alex Falce.

« Plus que jamais nécessaire »

Après la création de la Caisse autonome des retraites en 1947, c’est l’Union des retraités de Monaco qui voyait le jour en fin d’année 1949.

« Après 70 ans d’existence, nous sommes persuadés que l’URM est plus que jamais une organisation nécessaire », confie Alex Falce.

Aujourd’hui, ils organisent bien sûr des moments de loisirs, pour garder le lien et occuper les journées parfois longues de ceux qui sont seuls, mais ils conservent surtout leur âme de militant.

Si l’URM a déjà obtenu des coups de pouces sur la valeur du point retraite, le paiement de la pension au premier jour du mois au lieu du dix, des améliorations de remboursements pour les lunettes, des implants dentaires ou des appareils auditifs, et plus récemment la gratuité des bus de Monaco pour tous les retraités (membres ou non de l’URM) à partir de 65 ans, les combats se poursuivent.

Ces dynamiques retraités sont présents à chaque mobilisation interprofessionnelle et viennent grossir le cortège pour soutenir les travailleurs, mais aussi pour se battre pour leurs droits à eux. Ils réclament aujourd’hui une revalorisation du point pour augmenter leurs pensions de retraite, une compensation de la perte du pouvoir d’achat, mais aussi, et c’est le gros dossier sur lequel l’Union des syndicats de Monaco les soutient : le maintien des retraités non-résidents aux Caisses sociales de la Principauté. « Nous avons déposé 10 000 cartes pétitions au Ministère d’État. Ce n’est pas rien ! On ne peut pas balayer ça d’un revers de main quand même ! », nous rappelle le président de l’organisation.

Aucun doute : l’Union des retraités est toujours là, bon pied, bon œil.

Il n’aura échappé à personne que dans le pays voisin (selon la formule consacrée), ça grogne sévère au sujet de… la réforme des retraites. Le gouvernement français propose de passer à un système de retraite à points. Un peu comme en Principauté. L’occasion était trop belle, nous avons interrogé Angèle Brachetti, vice-présidente de l’Union des retraités de Monaco, représentante des salariés à la caisse autonome de retraite. « Je porte un regard très positif sur la mobilisation en France. Cette réforme est une très mauvaise opération. Le système actuel français permet de ne tirer que le meilleur de la vie professionnelle. Le système à point, par son mode de calcul, englobe la maladie, les grossesses, les périodes d’inactivité. Le calcul de la retraite à points repose sur plusieurs facteurs, dont le salaire de référence et la valeur du point. Ici, depuis une réforme de 2012, ces facteurs n’évoluent plus de la même façon, et nous perdons chaque année du pouvoir d’achat. Il faut être conscient de cela. »

A chaque manifestation, l’Union des retraités va  battre le pavé.
A chaque manifestation, l’Union des retraités va battre le pavé. J.-F.O.

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