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L'Opéra y met... tout son choeur

Mis à jour le 12/11/2016 à 05:10 Publié le 12/11/2016 à 05:10
L'Opéra et le chœur de Monte-Carlo interpréteront Nabucco, samedi prochain, lors de la soirée de gala de la Fête nationale au Grimaldi Forum.

L'Opéra et le chœur de Monte-Carlo interpréteront Nabucco, samedi prochain, lors de la soirée de gala de la Fête nationale au Grimaldi Forum. archives Nice-Matin

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L'Opéra y met... tout son choeur

Nabucco de Verdi est au programme cette année avec son célèbre « chœur des esclaves »

Chaque année, traditionnellement, un opéra est représenté lors de la Fête nationale. Avant le début du spectacle, l'orchestre et le chœur interprètent l'hymne national. Moment toujours émouvant. La salle se lève en même temps que le prince. Les voix des choristes entonnent puissamment « Despoei tugiù sciü d'u nostru paise / Se ride au ventu, u meme pavayùn / Despoei tugiù a curù russa e gianca / E stà l'emblema, d'a nostra libertà » (1).

La salle se rassied et le rideau s'ouvre sur le spectacle. Au cours des années passées, on a entendu des opéras aussi divers que Turandot en 2009 - dans lequel chantait la soprano Daniela Dessi dont on a eu la douleur d'apprendre la mort foudroyante cet été, dans la force de l'âge -, Eugène Onéguine en 2010 avec son beau décor d'hiver russe enneigné, Mefistofele en 2011, l'opéra-western La Fanciulla del West en 2012, l'Or du Rhin en 2013 avec la fantastique machinerie de son décor, puis deux histoires d'amour tragiques : Roméo et Juliette en 2014 et la Tosca en 2015.

Message politique

Cette année, place au message politique de Nabucco. En mettant en musique l'histoire biblique qui raconte l'esclavage des juifs à Babylone, son compositeur Giuseppe Verdi, âgé de 29 ans, a clairement voulu évoquer la population milanaise sous le joug de l'occupation autrichienne au milieu du XIXe. Et le célèbre chœur des esclaves qu'on entend au milieu de l'opéra n'est qu'une exhortation à sa libération.

Engagé politiquement, Verdi fut aux côtés du Niçois Garibaldi une figure emblématique de la réunification de l'Italie. Son nom a servi de sigle à l'unification italienne sous l'autorité du roi : V.E.R.D.I. signifiait « Viva Emmanuele Re d'Italia ». Verdi sera député en 1861 dans le premier parlement italien sous le roi Victor Emmanuel.

Faire de la politique à travers un opéra a quand même plus de panache que certaines campagnes électorales !

Léo Nucci en vedette

Le spectacle de Nabucco, qui sera donné lors de la Fête nationale cette année, sera présenté dès dimanche après-midi au public du Grimaldi Forum. Nul doute que l'interprétation du rôle du roi de Babylone par l'extraordinaire baryton Leo Nucci - l'an prochain, il célébrera les cinquante ans de son extraordinaire carrière internationale - sera un événement. L'ouvrage sera présenté dans la mise en scène que Leo Muscato a déjà produite à l'opéra de Cagliari en Sardaigne. On entendra dans le rôle de l'esclave Abigaille la soprano Anna Pirozzi, qui a triomphalement incarné ce personnage il y a deux ans au festival de Salzburg.

Et les chœurs, donc, entonneront ces paroles célèbres « Va pensiero, sull'ali dorate… » (« Va, pensée, sur tes ailes dorées… ») et exalteront l'idée de liberté. Comme dans l'hymne de la Principauté de Monaco…


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