“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

L'Italie ouvre le bal avec un feu très rock'n'love

Mis à jour le 22/07/2018 à 05:24 Publié le 22/07/2018 à 05:24
Sur la digue, la société Martarello a eu besoin de deux jours pour installer et vérifier son matériel pour le feu d'artifice d'hier soir.

L'Italie ouvre le bal avec un feu très rock'n'love

L'Italie a offert, hier soir, le premier spectacle de Monaco Art en Ciel, le Concours international de feux d'artifice pyromélodiques de la Principauté, au terme d'une préparation millimétrée

Digue du quai Rainier-III, samedi 21 juillet. Midi. Des dizaines de bombes de toutes tailles. Groupées. Sphériques. Cylindriques. Inclinées dans différentes directions. Certaines, pendues à une grue. Reliées par des câbles colorés à des boîtes noires mystérieuses. Elles-mêmes reliées… à une grosse unité centrale. Pas de panique : un nouveau James Bond ne se tourne pas en Principauté. Ce sont simplement les artificiers italiens de la société Martarello qui préparent le feu d'artifice qu'ils tireront le soir même. Une préparation minutieuse et millimétrée.

Attention, danger !

Les six hommes de l'équipe manient des explosifs. Les camions contenant les bombes ont d'ailleurs été escortés jusqu'à la digue par la police.

Les règles de sécurité sont strictes. Le calibre d'artifice autorisé à Monaco est de 150 millimètres maximum. Plus le calibre est gros, plus le feu monte haut dans le ciel. Pour un calibre de 150 millimètres, le feu montera à 130 mètres environ. « Comme il y a des bateaux partout, on ne peut pas monter plus haut. Cette règle de sécurité est imposée par le site lui-même », explique David Chausse, de la société Jacques Couturier Organisation, qui encadre l'événement.

Aidés par une équipe de six personnes de cette société, les artificiers italiens installent les bombes sur la digue depuis vendredi. Michele Martarello est chef de tire. Il vérifie que tout est bien installé et coordonné correctement, que les câbles sont bien reliés aux bonnes bombes et que les tirs partiront dans la bonne direction.

Le jeune trentenaire a commencé ce métier alors qu'il n'avait que 11 ans, auprès de son père, actuel patron de la société Martarello. Une affaire de famille depuis 1921 !

C'est la première fois que Michele tire un feu d'artifices à Monaco, une compétition qu'il considère « importante pour la notoriété de la société ». Et pour laquelle il a travaillé deux semaines avec ses équipes : « En amont, à l'aide d'un logiciel, nous choisissons les feux en fonction de la musique. Nous faisons une simulation. Ensuite, il faut préparer les produits à l'usine. »

Une fois sur le site, les mortiers sont installés. Ce sont eux qui lancent les bombes et les comètes (celles qui produisent une traînée incandescente). « On connecte tout ensemble avec des câbles. Et on incline les bombes dans la bonne direction. Pour lancer le feu, c'est électronique. J'ai juste à appuyer sur un bouton de l'unité centrale, qui est reliée à toutes les unités, et ça suit le programme que nous avons prévu », détaille Michele, alors que son équipe effectue les dernières vérifications.

Et pour se différencier de leurs concurrents, les artificiers du groupe Martarello jouent sur le rythme en usant de nombreux tirs uniques, courts et précis.

Une préparation bien particulière et pour laquelle l'erreur n'est pas permise. Et tout ça pour le plaisir de vos yeux et de vos oreilles.

Donne-moi de l'amour » ou « Gimme some lovin' en anglais dans le texte. En voilà une chanson bien sentie pour démarrer un concours de feu d'artifice !

Hier soir, dans la moiteur d'après l'orage, nos voisins transalpins ont tiré le premier feu de la saison.

Protégée par la pluie, leur installation était prête à 22 heures tapantes (à l'inverse des musiciens dont le concert préalable a été annulé).

Seulement voilà, l'orage avait rendu l'air aussi épais que du coton, et l'absence totale de vent a empêché les fumées de s'évacuer. Un mauvais coup des éléments qui n'a pas empêché le public de profiter du spectacle.

Sur une bande-son très rock, dédiée à l'amour, tout un ballet d'artifices dans les nuances de rouge a célébré la passion. Un amour rehaussé d'un peu de vert. Comme le drapeau italien.


La suite du direct