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L'incident dans le bus 100 qui fait beaucoup jaser

Mis à jour le 16/02/2018 à 05:20 Publié le 16/02/2018 à 05:20
« Je ne veux pas pourrir la vie de ce chauffeur, juste tirer la sonnette d'alarme », assure la touriste.

« Je ne veux pas pourrir la vie de ce chauffeur, juste tirer la sonnette d'alarme », assure la touriste. Jean-François Ottonello

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L'incident dans le bus 100 qui fait beaucoup jaser

La touriste persiste et signe : le chauffeur du bus de la ligne 100, entre Beaulieu et Monaco, conduisait trop vite. Le directeur de la société RLM rétorque qu'aucun excès de vitesse n'a été relevé

Eva ne s'en remet toujours pas. Une semaine après sa mésaventure dans un bus de Ligne d'Azur, cette touriste de 65 ans, qui en a fait des cauchemars pendant deux nuits, est encore bouleversée par la conduite jugée « dangereuse » d'un chauffeur de la ligne 100, entre Beaulieu-sur-Mer et Monaco, jeudi dernier.

Et quand, quelques jours plus tard, elle est tombée sur notre article (Monaco-Matin du samedi 10 février) dans lequel on lit que « la direction de RLM/Transdev a entendu le chauffeur pour donner sa version des faits » et que celle-ci « a été corroborée par un passager qui a témoigné en faveur du conducteur », le sang d'Eva n'a fait qu'un tour. Elle a souhaité nous raconter avec ses mots ce qui s'était passé dans ce bus, entre 18 h 45 et 19 h, ce jeudi 8 février.

« J'ai hurlé pour qu'il roule moins vite »

« Le chauffeur conduisait vite et de manière instable, raconte Eva, qui, avec son amie danoise, était assise au premier rang, à droite du conducteur. On voyait très bien le compteur : il roulait à 60 quand c'était limité à 30 et à 80 quand c'était limité à 50 km/h. Et puis, il accélérait et freinait brutalement juste avant les dos-d'âne. J'ai hurlé plusieurs fois pour lui demander de rouler moins vite. »

Eva le reconnaît bien volontiers : « Je lui ai gueulé dessus plusieurs fois. Je suis bien consciente qu'il ne faut pas parler au chauffeur mais j'avais vraiment peur. Il m'a répondu par des insultes et m'a dit : "Foutez le camp !"»

Les choses se corsent alors : « J'ai voulu prendre une photo du chauffeur pour la montrer à la société de transports, indique la touriste suédoise. Quand il a vu ça, à un arrêt, il est venu vers moi et m'a arraché le téléphone en me tenant fort le bras. J'ai encore des bleus, regardez… »

Finalement, l'incident se termine à Monaco. Eva, avec le téléphone de son amie, appelle la Sûreté publique sur le conseil d'une autre passagère. La police, à l'arrêt de la place du Casino, recueille le témoignage d'Eva, qui donne sa version et indique qu'elle ne souhaite pas porter plainte. « Je ne veux pas pourrir la vie de ce chauffeur, juste tirer la sonnette d'alarme », ajoute Eva.

« Le danger venait surtout de la dame »

L'incident n'est pas clos pour autant. D'abord parce que la société de transports qui gère la ligne 100 entre Nice et Menton conteste la version d'Eva. « Un couple de passagers présents dans le bus le jour de l'incident s'est spontanément présenté à la gare routière de Menton pour contester la version de l'histoire rapportée par la touriste, assure Jean-Michel Lopez, le directeur de RLM (Les Rapides du littoral), basée à Monaco. Ils parlent d'une femme très agressive qui hurlait et a tenté de prendre le conducteur en photo. Des passagers lui ont d'ailleurs demandé de se calmer. Un autre passager nous a envoyé un mail indiquant qu'il se tenait à notre disposition pour donner un témoignage en faveur du chauffeur, indiquant que le danger venait surtout d'elle, et non du chauffeur. »

Jean-Michel Lopez affirme ensuite qu'aucun excès de vitesse n'a été décelé sur le trajet entre Nice et Menton : « Nous avons vidé le chronotachygraphe sur la période de l'incident mais aussi sur toute la journée de travail du conducteur. Il n'y a pas eu d'excès de vitesse. »

« La qualité du service est prioritaire »

Pour autant, l'incident n'est pas pris à la légère par le directeur de la société de transports. D'autant que sur les réseaux sociaux de Nice-Matin et Monaco-Matin, nombre d'usagers des lignes de bus interurbaines ont commenté cette affaire, livrant parfois des avis assassins sur la manière de conduire de certains chauffeurs (lire ci-contre).

« La qualité du service est une priorité », martèle le directeur de RLM, qui indique à cet égard que les « contrôles ouverts et masqués sont réguliers pour vérifier le comportement des conducteurs ». Et de lourdes pénalités sont appliquées par le Conseil régional, l'autorité en charge des transports interurbains, si des manquements sont relevés.

Difficile, dans ces conditions, de démêler le vrai du faux entre les versions d'Eva et du conducteur du bus n°1303 de la ligne 100. En tout cas, de part et d'autre, l'incident aura beaucoup fait jaser.


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