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L’heure de Vérité à l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo

Mis à jour le 11/10/2019 à 10:11 Publié le 11/10/2019 à 10:10
Du sarcophage de momie de chacal à la tête d’Hermès en terre cuite, qui intéressait déjà des musées, le dernier catalogue dédié aux époux Vérité est éclectique.

Du sarcophage de momie de chacal à la tête d’Hermès en terre cuite, qui intéressait déjà des musées, le dernier catalogue dédié aux époux Vérité est éclectique. Jean-François Ottonello

L’heure de Vérité à l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo

Les dernières reliques des époux Vérité, marchands d’art primitif et d’archéologie réputés, seront dispersées sur le quai Antoine-Ier ce samedi, dès 15 heures. La fin d’une belle aventure familiale

C’était en mars 2017. Franck Baille, co-fondateur de l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo, confiait les rênes d’un nouveau département d’archéologie à la jeune Bianca Massard. Au catalogue de la première vente, des lots en provenance de Cannes. « Des gens qui avaient acheté toute leur vie chez les Vérité, rappelle l’experte. Quand Claude (Vérité) a vu ça dans la presse, il a voulu me rencontrer et je suis allée chez lui plusieurs fois en banlieue parisienne. C’était quelqu’un qui vivait avec ses objets, avec ses livres. Il s’était retiré du tumulte parisien. »

Les Vérité. Claude et Jeanine, des époux discrets dont la splendeur de la collection d’art primitif avait explosé aux yeux du monde, en 2006, lors d’une vente aux enchères qui avait culminé à près de 40 millions d’euros. Une passion et un regard de chineur qui s’éteindront sous le marteau, ce samedi à Monaco.

« Un duo en symbiose »

Décédé en 2018, Claude Vérité avait souhaité que la dispersion du reste de sa collection d’archéologie soit confiée à Bianca Massard. Près de 200 lots majoritairement de l’époque antique et d’autres plus insolites, plus personnels. « Ce sont les derniers objets de Claude et Jeanine, quelques-uns aussi du père de Claude, Pierre (1900-1992). »

Une histoire de famille, en somme. Celle de marchands d’art primitif et d’archéologie de père en fils. Dans les années 30, Pierre et son épouse Suzanne ouvrent leur première galerie à Paris avant de prendre leurs quartiers boulevard Raspail, en 1937, dans la galerie Carrefour.

En 1950, Claude et Jeanine, inséparables compagnons de voyages, rentrent dans la boucle et ouvrent la collection familiale aux sculptures africaines et océaniennes, aux objets d’Extrême-Orient et à l’art religieux. D’où l’éclectisme du catalogue monégasque.

« L’idée, c’était de faire un hommage évidemment, mais aussi de montrer peut-être une partie que les gens connaissaient moins. C’est-à-dire le vrai partenariat que Claude avait avec son épouse. Lui chinait et vendait. Elle, tenait les comptes, les archives. C’était un duo en symbiose. Ils faisaient tout ensemble et Claude demandait toujours son avis à Jeanine. » Samedi, la famille Vérité sera d’ailleurs en salle pour voir le précieux héritage trouver une seconde vie chez d’autres amoureux d’Égypte et Rome antiques.

Des estimations très basses

Une complicité mise en exergue aussi par les archives personnelles de Jeanine. Des classeurs « cachés » dans l’immense maison du couple et regorgeant de notes et anecdotes sur les objets aujourd’hui soumis à la vente. Comme ces nombreuses amulettes en faïence qu’affectionne Jeanine. « Chaque objet à une histoire intime avec le couple et évoque des souvenirs privés », confirme Bianca Massard.

Sarcophages, masques funéraires, petits ou grands bronzes affichent des estimations particulièrement basses au vu de leur pedigree. Promesses d’une vente animée ? « Les estimations ne sont pas forcément révélatrices de la valeur intrinsèque des pièces. Cela présage quelques bonnes surprises… »


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