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L'héritage des Ballets russes

Mis à jour le 26/12/2015 à 05:03 Publié le 26/12/2015 à 05:03
	(DR)

L'héritage des Ballets russes

Retrouvez chaque mois la chronique monégasque, proposée par le Comité national des traditions monégasques

Le village de Noël de la mairie sur le port Hercule a pris des accents russes. En effet, tout le long de l'année, la Principauté a fêté la Russie pour rendre hommage aux rapports historiques et culturels qui unissent les deux pays depuis près de 150 ans. Les Ballets russes, qui allaient faire de Monaco une des capitales mondiales de la danse, sont le fleuron de cette coopération culturelle.

En 1898, Sergeï Pavlovitch Diaghilev (qui se fera appeler Serge de Diaghilev à son arrivée en France) fonde la revue Le Monde de l'art avec pour principal dessein de faire la promotion de l'art russe à l'étranger. Cet impresario avisé sait rassembler les talents et les fusionner et sa rencontre avec le danseur et chorégraphe Michel Fokine, qui veut rompre avec l'académisme de l'époque, donnera naissance aux fameux Ballets russes formés au début par la troupe du célèbre théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.

Les Ballets russes de Diaghilev et Fokine ont rayonné un peu partout dans le monde, en provoquant une véritable révolution esthétique. C'est à Paris où la danse est en déclin qu'ils vont renouveler l'art chorégraphique. Le soir du 19 mai 1909, au Châtelet, le Tout-Paris est dans la salle pour assister à la première des Ballets Russes, Le Pavillon d'Armide, et découvrir cette nouvelle forme de spectacle qui ajoutait l'émotion à la virtuosité et associait harmonieusement musique, peinture et ballet.

Ce fut un immense succès artistique mais de grosses difficultés financières les obligèrent à vendre décors et costumes (Monaco acquerra 658 costumes et 12 décors). Monaco est alors devenu leur port d'attache grâce à l'accueil généreux du prince Albert Ier et du président de la SBM Camille Blanc. Diaghilev qui avait fondé sa propre compagnie signa avec la SBM un contrat avantageux (les frais d'organisation sont à la charge de la SBM).

La nouvelle compagnie qui compte 80 danseurs parmi lesquels Nijinski va faire ses débuts sur la scène de la Salle Garnier au printemps 1911, avec les ballets Giselle et Shéhérazade. La première saison monégasque fut un véritable triomphe. Ces spectacles qui avaient lieu juste après la saison du prestigieux Opéra de Monte-Carlo, présidé pendant près de 60 ans par un directeur d'exception Raoul Gunsbourg, illustrent la richesse de la vie lyrique et chorégraphique de la Principauté à cette époque.

En 1929 les Ballets russes ne survivent pas à la disparition de leur fondateur. Il y eut bien quelques tentatives de résurgence mais la guerre y mettra fin. Reconstitués en 1985, les Ballets de Monte-Carlo réunissent désormais depuis 2011, sous la présidence de la princesse de Hanovre, au sein d'une même structure dirigée par Jean-Christophe Maillot, la Compagnie des Ballets de Monte-Carlo, le Monaco Dance Forum et l'Académie de danse Princesse-Grace. Ainsi, le fabuleux héritage des Ballets russes perdure encore de nos jours et permet d'affirmer que « la danse est de longue date une composante essentielle de la vie culturelle de la Principauté de Monaco » (1).


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