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L'étude inédite des reliques de sainte Dévote

Mis à jour le 21/01/2017 à 05:10 Publié le 21/01/2017 à 05:10
(DR)
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L'étude inédite des reliques de sainte Dévote

Le père Daniel Deltreuil, curé de la cathédrale, avec l'approbation et le soutien de Monseigneur Barsi, archevêque de Monaco, a contacté le Musée d'Anthropologie préhistorique de Monaco aux fins de faire inventorier et analyser les reliques appartenant au diocèse et en particulier le reliquaire de sainte Dévote.

Le père Daniel Deltreuil, curé de la cathédrale, avec l'approbation et le soutien de Monseigneur Barsi, archevêque de Monaco, a contacté le Musée d'Anthropologie préhistorique de Monaco aux fins de faire inventorier et analyser les reliques appartenant au diocèse et en particulier le reliquaire de sainte Dévote.

Pendant plusieurs mois, une équipe de scientifiques, composée des docteurs Emilie Perez et Yves Darton, et emmenée par l'archéologue Elena Rossoni-Notter, a soigneusement étudié les ossements présents au sein de la cathédrale. Et le verdict tomba : les os attribués à la sainte patronne de la Principauté sont bien des restes humains. Il s'agit plus précisément de phalanges, de vertèbres, de fragments d'humérus (bras), d'une omoplate, d'une partie du bassin et de la fibula (péroné).

« Les ossements sont ceux d'une jeune femme qui présente plusieurs pathologies. Elle avait de l'arthrose et reçu plusieurs coups dans le dos. Cette femme a eu une vie difficile », déclare Emilie Perez. Des faits scientifiques qui se rapprocheraient de la légende…

Les scientifiques ne disposent pas du squelette complet de la sainte. D'autres ossements seraient dispersés dans plusieurs églises de la Principauté et en Corse. Elena Rossoni-Notter et ses collaborateurs espèrent poursuivre ces travaux inédits. « Analyser toutes les reliques conservées à Monaco sera notre deuxième étape. Nous aimerions à moyen terme travailler sur l'âge exact, la génétique, la provenance géographique des individus à l'aide des techniques dont nous disposons aujourd'hui comme la datation au carbone 14, le séquençage de l'ADN et la mesure d'éléments géochimiques variés. »

Ces premiers résultats, obtenus grâce à une coopération à saluer entre religion et science, ont été présentés au public lors de la 21e édition de la Journée européenne du patrimoine à Monaco, organisée par la direction des Affaires culturelles.


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